Après le pétrole le mois dernier, j’aimerais prendre quelques minutes avec vous pour m’intéresser aux céréales, classe d’actifs rarement étudiée par les analystes techniques, à commencer par la plus célèbre des céréales dans notre beau pays : le blé. La continuité entre le pétrole et le blé n’est d’ailleurs peut-être pas si incongrue qu’il y paraît…
Tout d’abord un petit rappel
Le marché de référence pour la cotation des matières premières agricoles est le Chicago Board of Trade (CBOT), et l’unité de mesure n’est pas la référence mondiale, le kilogramme, mais le boisseau. Pour l’anecdote, le boisseau est un récipient cylindrique destiné à contenir des céréales. Le terme vient de l’ancien français boisse, mesure de blé et du gaulois bosta, creux de la main. Un boisseau de blé = 27,21 kg.
Et au cas où cela ne serait pas encore assez compliqué pour le quidam, le blé est coté en US cents. Quand on voit un cours de 500, c’est donc 500 cents qu’il faut lire, soit 5 $ le boisseau. Enfin, les contrats standardisés échangés sur les marchés à terme sont de 5 000 boisseaux. Mais bien sûr, le particulier pourra trouver des trackers, certificats indexés avec comme sous-jacents le prix du blé. Tout le monde n’ayant pas accès au marché de Chicago directement malheureusement.
Venons-en au graphique
Ci-dessous le graphique de la matière première agricole ces 10 dernières années ci- dessous, en données hebdomadaires.
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