Cure d’austérité européenne
Ce lundi, l’Espagne, l’Italie et la Grande-Bretagne ont annoncé des mesures d’économie afin de réduire le déficit.
En Italie par exemple, le gouvernement se réunissait ce mardi pour voter le projet d’économie de 13 milliards d’euros principalement composé de fortes réductions des salaires de fonctionnaires et des embauches.
En Espagne, d’où est venue la tension d’hier, les mesures de rigueur visent à économiser 15 milliards de dollars. Le FMI mettant la pression sur le pays.
En Grande-Bretagne, on suivra de près le discours de la Reine qui prononcera le mot "rigueur". Tout un programme…
Cameron doit convaincre
Dès hier, il annonçait avoir trouvé six milliards de livres d’économie. Certains évoquent déjà le retour de l’ère Thatcher.
C’est timidement que cette annonce a été reçue, tant les mesures semblent plus symboliques que réellement structurelles. Réduction du train de vie des ministères et des dépenses de la fonction publique sont les principaux axes.
Toutefois, il faudra attendre le budget d’urgence du 22 juin pour en savoir plus sur l’ampleur des mesures d’austérité du nouveau gouvernement britannique.
Rassurer les marchés
Devant l’incapacité des politiques à prendre des mesures concrètes et tangibles, les marchés — via leur pression sur les taux — ont entraîné une incroyable accélération des prises de décisions.
Mais il se pourrait bien qu’il soit déjà trop tard. Les marchés sont dans un état psychologique dont il va être difficile de sortir.
D’un côté, la peur des déficits donne un bon argument de vendre l’Europe et alimente les inquiétudes et de l’autre, chaque mesure d’économie budgétaire condamne potentiellement le retour de la croissance.
Le Forex très nerveux
Et s’il y a bien un endroit où toutes ces tensions se cristallisent, c’est sur le marché des devises.
L’euro a fait un aller-retour entre 1,2150 $ et 1,2670 $ en moins de quatre jours de cotation.
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