Le chômage au plus haut depuis 1994
Ce matin, les chiffres de l’emploi au Royaume-Uni avaient de quoi donner des sueurs froides. En effet, le taux de chômage a atteint 8,3% à 2,32 millions de personnes, un record depuis 1994.
Mais le plus inquiétant encore est la proportion du chômage des jeunes qui dépasse les 21%. L’Office national des statistiques a avoué être obligé de remonter au milieu des années 80 pour constater un tel niveau.
Le ministre du Travail a rapidement trouvé les coupables : “Ces chiffres montrent à quel point notre pays est affecté par la crise en zone euro. Nos partenaires européens doivent au plus vite agir pour stabiliser la situation“.
Comprenez : ce n’est pas ma faute mais la faute à l’Europe…
Les tensions sociales s’amplifient
Après avoir accusé l’ancien gouvernement travailliste, c’est donc désormais sur la zone euro que David Cameron a décidé de rejeter la responsabilité.
Cette stratégie illustre à la fois l’impuissance des politiques à trouver un équilibre entre rigueur et relance, mais aussi l’inquiétude de voir une large partie de la jeunesse sans travail et sans espoir.
C’est tout simplement le nid de la colère qui est en train de se construire, avec le risque de voir se renouveler des émeutes de l’été dernier.
La Banque d’Angleterre prête à agir
Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, les mauvais chiffres de l’emploi ont été accompagnés d’une révision à la baisse de la croissance par la Banque centrale anglaise (BoE). Désormais, celle-ci estime la croissance 2012 à 1% contre 2% auparavant.
La seule bouffée d’air pour l’économie est venue du ralentissement de l’inflation à 5%, contre 5,2% le mois dernier. Ce léger essoufflement, qui selon les experts de la BoE devrait s’accentuer dans les prochains mois, pourrait permettre à la banque centrale d’augmenter son programme de quantitative easing et de venir ainsi soutenir la croissance.
La livre corrige face au dollar américain…
Après un mois d’octobre de fort rebond, qui a conduit la paire GBP/USD à renouer avec les 1,60 $, la tendance baissière bat à nouveau son plein et pourrait accélérer assez nettement dans les prochaines semaines, si l’inflation continuait son recul.
Graphique GBP/USD quotidien
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La paire a cassé un support clé à 1,5860, et si un rebond technique n’est pas à exclure, celui-ci devrait rapidement laisser place à une nouvelle vague de baisse vers 1,5380.
Toutefois, le sterling reste ferme face à l’euro
En revanche, la livre reste très solide face à un euro diminué et illustre l’énorme faiblesse de la devise européenne. La zone euro se montre incapable de prendre des décisions réactives et l’accord du sommet de la dernière chance d’octobre, semble déjà bien obsolète…
La livre pourrait continuer de profiter de l’indépendance de décision monétaire du Royaume-Uni alors que les tensions augmentent entre l’Allemagne et le reste de l’Europe où les taux des obligations ont encore atteint des records lors des dernières émissions espagnoles et françaises.
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Techniquement, EUR/GBP reste dans un canal baissier très net et devrait, en cas de cassure des 0,8530, retourner tester son support majeur à 0,8380.
Bon week-end !





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