IMPORTANT : Nous avons assisté un death cross (croix de la mort) le 5 juillet dernier.
Or sur une décennie, l’apparition de ce cas de figure a TOUJOURS confirmé l’émergence d’une puissante vague de correction moyen terme d’une amplitude minimum de -30%.
La death cross n’a donné lieu à AUCUNE EXCEPTION.
Wall Street et NYMEX suivent deux scripts totalement différent
L’analyse technique nous invite à montrer la plus grande prudence vis-à-vis des thèses haussières qui circulent actuellement au sujet du pétrole, notamment sur sa tendance à calquer son évolution sur celle des indices boursiers occidentaux.
Je vous rappelle que ces indices alignent six séances de hausse consécutives depuis le 5 juillet et cumulent une progression de +9% sans la moindre correction intermédiaire… En comparaison, le baril de brut accuse donc depuis le 4 juillet un sérieux retard sur les actions.
C’est un peu comme si Wall Street suivait un script complètement différent de celui du NYMEX (marchés à terme sur lequel est négocié le baril WTI).
Pétrole : ralentissement de la demande mondiale en perspective
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) écrivait mardi dernier que la demande mondiale de pétrole devrait ralentir sensiblement en 2011.
La consommation de pétrole devrait augmenter de 1,3 million de barils par jour (à 87,8 millions de barils par jour [Mb/j]) contre 1,8 Mb/j en 2010. Ce ralentissement serait imputable à l’achèvement puis à la disparition progressive des plans de relance économique dans les pays non membres de l’OCDE.
La Chine ne compterait plus que pour 30% de la hausse de la demande
… contre près de la moitié cette année. Et l’évolution des stocks de pétrole aux Etats-Unis traduit une décrue régulière de la demande depuis l’automne 2009. Les camions circulent moins, les automobilistes réduisent leurs trajets, les usines américaines sont loin de tourner à plein régime…
Le tableau est strictement identique en Europe où le scénario du double-dip économique semble plus menaçant qu’ailleurs.
Outre les fondamentaux, des éléments techniques très significatifs incitent à la plus grande prudence.
Signe technique baissier numéro 1 : la formation d’une tête-épaules baissière
Nous assistons à la formation d’une tête-épaules baissière (séquence 83,5 $/87 $/79,5 $ en janvier /avril /juin) qui se lit également sur les stochastiques et le RSI 14 hebdomadaire. A court terme, le baril pourrait encore grimper vers 81 $ sans infirmer le scénario baissier qui pourrait s’en suivre.
Regardez :
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