Quelque chose m’intrigue…
Le baril de Brent reste stoïque autour des 114 $, tout comme le baril de pétrole WTI autour des 95 $. Rien, absolument rien ne semble perturber ce petit monde.
Encéphalogramme plat également sur les gros producteurs de pétrole : au moment où je vous écris, et sur cinq jours, BP gagne 0,17%, Total 0,28%, Shell 1,39%, Exxon Mobil 3%. Et ceci alors même qu’un début de crise diplomatique secoue l’échiquier énergétique moyen-oriental :
- L’Iran est en passe de mettre la main sur l’arme nucléaire ;
- L’Agence internationale pour l’énergie s’alarme (enfin !) ;
- Le débat fait rage en Israël et Etats-Unis sur d’éventuelles frappes préventives contre les installations nucléaires en Iran ;
- La France annonce haut et fort qu’il faut préférer des sanctions “dures” et “sans précédent”.
Ahmadinejad n’a cure de toute cette agitation. Personne ne l’empêchera d’atteindre ses objectifs ; il ira jusqu’au bout quoi qu’il arrive. C’est écrit…
Pourquoi diable les cours des producteurs de pétrole et de l’or noir ne sont-ils pas en effervescence ?
L’Iran produit tout de même 3,6 millions de barils par jour. Des sanctions pourraient entraîner une baisse de l’offre sur le marché international. Les cours auraient donc dû grimper ces derniers jours, non ?
Ce n’est pas bon signe. Quand l’environnement est haussier, que les news sont favorables, mais que l’actif (ici le pétrole et les producteurs) ne décolle pas, c’est probablement qu’il y a anguille sous roche.
Confirmation du côté de mon indicateur clé
L’indice BPI des valeurs pétrolières est en train de me mettre en garde.
C’est mon indicateur de “sentiment de marché” préféré. Il nous signale :
- quand les valeurs pétrole sont surachetées (plus de 80) ;
- et quand les valeurs pétrole sont survendues (moins de 30).
L’idéal étant bien entendu de vendre les pétrolières et le pétrole quand l’indice atteint des sommets, et de les acheter lorsqu’il atteint un point bas — lorsque tout le monde vend et fuit le secteur.
A plus de 83 aujourd’hui, l’indice m’indique que le secteur est clairement suracheté. C’est un signal de vente.
Nous nous retrouvons exactement dans la même situation que début août : l’indice lançait exactement le même signal de vente ; quelques jours après, le secteur se retournait violemment à la baisse.
Somme-nous à la veille d’un repli du secteur pétrolier ?
Possible… quoi qu’il en soit, tenez le secteur à l’oeil. Couvrez-vous si besoin.
Et pour les plus actifs d’entre vous, en cas de repli : vendez le secteur pétrolier.
[NDLR : Si vous avez besoin d'aide, Mathieu Lebrun vous guidera pas à pas. Ses 3 derniers trades sur le pétrole ont rapporté 36% avec Royal Dutch Shell... 62% sur le Brent et 68% sur le WTI. Découvrez immédiatement comment utiliser sa stratégie et viser de telles performances !]



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