Les articles de Emmanuel Gentilhomme
Retour sur la Côte-d’Ivoire, la Mecque du cacao
Dernièrement, Isabelle Mouilleseaux vous a raconté comment le cours du cacao n’en finissait pas de grimper. +70% depuis novembre. Et un record historique atteint il y a quelques jours à 2 184 livres la tonne à Londres. Sylvie Bellanger-Guillaume, négociante en cacao de spécialités, nous donne son point de vue, qui converge avec celui d’Isabelle sur nombre de points
Platine : +75% de hausse depuis octobre 2008
Et si, en ce début d’automne, nous prenions des nouvelles du platine ? Commençons par jeter un coup d’oeil au compteur : vers 1 335 dollars l’once actuellement, le platine est perché sur un record de 18 mois. Depuis son point bas (763 $/oz) d’octobre 2008, quand les fonds devaient liquider tout ce qui leur restait, notre métal blanc s’est repris de plus de 75%
Les minières au secours de l’or
Premier mineur d’or au monde, le canadien Barrick Gold est en train de réduire drastiquement la taille de son hedge book. Et comme il s’y prend tard, cela lui coûte cher. Cette nouvelle devrait accélérer la quasi-disparition du hedging. Je m’explique
Tenté par le métal argent ? Vous n’êtes pas le seul !
Nous vous en parlons si souvent que vous ne le savez que trop : les ETF, ces fonds cotés en Bourse qui répliquent la valeur d’un actif, ont largement contribué à démocratiser l’investissement en or. La hausse quasi-constante des encours de métal adossés aux ETF d’or, qui plafonne toutefois depuis juin en témoigne. Ce qui n’est pas le cas du tout des ETF d’argent
Faut-il préférer l’or physique à l’or papier ?
Lors de notre dernier point sur le fonds américain Greenlight, nous apprenions que ce fonds avait transformé son or papier en or physique [...] Mais y avait-il d’autres raisons à ce changement de stratégie que le coût ? L’Edito Matières Premières & Devises a mené son enquête auprès de quelques spécialistes
Les ETF aurifères coûtent-ils trop cher ?
GLD, tel est le code mnémonique du SPDR Gold Trust, est le premier ETF aurifère au monde fort de près de 1 100 tonnes. Isabelle vous avait rapporté que John Paulson , le "sultan des subprime", s’était positionné dessus cette année. Dirigé par David Einhorn, la société d’investissement Greenlight vient d’en sortir. Bizarrement, elle a remplacé ses GLD par de l’or physique
Alors qu’on crie au trop plein de stocks, Pékin manque d’aluminium !
En avril-mai, la tonne d’aluminium se paie à Shanghai avec une prime de l’ordre de 200 $/t sur le cours de Londres… Les rares stocks qui peuvent encore bouger sont dirigés vers la Chine par des négociants trop heureux d’encaisser des profits rapides. Alors qu’il est partout en surnombre, l’aluminium manque en Chine
L’aluminium menacé par une déferlante de stocks ?
Pauvre aluminium ! L’indice LMEX – qui retrace l’évolution des prix des grands métaux non ferreux, dont notre "alu" est le premier – a rebondi de 27% depuis le début de l’année, et de 51% depuis son "creux" de fin février. Mais la tonne d’aluminium n’a pris que 8% et 28% sur les mêmes périodes. L’une des explications : des stocks colossaux – et multiformes
L’investissement aurifère en ETF : +540% au premier trimestre 2009
En dépit de la dérobade des demandes indienne et de la bijouterie, l’or ne semble pas décidé à baisser. Il faut dire que les investisseurs sont plus présents que jamais. Les plus actifs d’entre eux, les hedge funds, sont mêmes revenus en force, à commencer par celui d’un certain John Paulson
+95% de hausse : pourquoi et jusqu’où le cuivre ira-t-il ?
5 384 dollars : c’est le cours de la tonne de cuivre sur le London Metal Exchange (LME) en ce début du mois de juin. Depuis son point bas de 2 765 $/t atteint le 24 décembre 2088, l’envolée magistrale du métal orangé — +95% à ce jour ! — laisse loin derrière tous ses concurrents. Mais attention : ce rebond à l’accent chinois va bien vite en besogne
L’uranium va-t-il repartir à la hausse vitesse grand V ?
Voilà un métal — car c’en est un — bien mal aimé : l’uranium. Après une envolée en 2007, il n’en finit par de chuter. En cause : un marché étroit et peu transparent associé à la demande spéculative. Or cette dernière est en train de se retourner. Quand le grand "U" va-t-il atteindre son prix plancher ?
La curieuse histoire de l’étain
L’étain : voilà un métal dont personne ne parle jamais. Sur le site du London Metal Exchange, il est tout au bas de la liste des métaux cotés. Et pourtant, il y a beaucoup à dire. Il faut porter à plus de 1 000 °C le minerai de cuivre pour en faire du métal. Avec l’étain, 232 °C suffisent
Vous travaillez pour une mine de fer australienne ? Un conseil : mettez-vous au chinois !
Même pendant la crise, les Chinois continuent de voir loin. Les voilà en train de ramasser des minières à la pelle. Après l’affaire Rio Tinto/Chinalco, écoutez l’histoire de Fortescue. Voilà qui en dit long sur la sécurisation de ses approvisionnements par la Chine, et ses conséquences sur les mines étrangères
Le sacre de l’or physique
Quelle rétrospective peut-on tirer de l’année 2008 pour le marché de l’or ? C’est la question à laquelle s’efforce de répondre le dernier numéro de la revue Gold Demand Trends publiée le 18 février 2009 par le Conseil mondial de l’or, sur la base des données des consultants de GFMS. Résultats ? Une offre qui se tasse toujours, mais moins, et une demande financière décidément très en forme. Surtout sur le Vieux Continent
Les fondamentaux du zinc ont clairement une longueur d’avance
Accoudez-vous un instant avec nous sur le zinc, car c’est de ce dernier que nous allons vous entretenir. D’abord parce que ce métal mérite bien que l’on parle un peu de lui : en termes de production, il se classe juste après l’aluminium et le cuivre — et devant le plomb, avec lequel il est souvent extrait. Ensuite parce que ses fondamentaux nous semblent en avance sur ceux des autres métaux
Le "pétrole de charbon" a-t-il sa place dans le mix énergétique ?
La liquéfaction du charbon, qui permet de produire du carburant automobile, a retrouvé une certaine actualité : il reste bien plus de charbon sur Terre que de pétrole et de gaz réunis. Mais la question de son coût en conditionne l’avenir. Justement, où en est-on
Petite histoire du charbon qui voulait se muer en pétrole (I)
Pilier des révolutions industrielles du XIXe siècle, le charbon est couramment associé à la sidérurgie, aux chaudières des locomotives à vapeur et aux centrales électriques thermiques. A l’heure du protocole de Kyoto et du plan énergie-climat, ses rejets de CO2 lui donnent bien mauvaise réputation. Et pourtant, le charbon n’a pas seulement un pouvoir calorifère. Avec un peu d’imagination — et beaucoup de chimie –, des procédés allemands permettent de le transmuter… en carburant. Une belle aventure, riche en carbone
La Chine achète des métaux : mesure d’urgence ou "stocks stratégiques" ?
Nous vous avons récemment parlé des stocks de métaux, dont la hausse signale un surplus. Précisément des stocks commerciaux privés qui s’accumulent dans les entrepôts des grandes places de marchés (Londres, New York, Shanghai). Mais voilà, depuis fin 2008, des pays d’Asie comme la Chine se sont lancés dans la constitution de stocks de métaux sur fonds publics. Serait-ce le grand retour des "stocks stratégiques"
Jusqu’où descendra le cuivre ?
Passé de 9 000 $ à 3 215 $/t depuis l’été, le cuivre est plombé, c’est entendu. Les analystes sont devenus baissiers. Les Australiens de la banque Macquarie parient sur un cours moyen de 3 300 $/t en 2009, quand les New-Yorkais de CPM Group le voient à 2 550 $/t. Une chose est sûre : la tonne de métal orangé ne peut durablement s’échanger au-dessous de ses coûts d’extraction. Mais où en est ce fameux cash cost
Le cuivre dégringole, les mineurs sont à la peine
La demande ne suit plus et les acheteurs se retrouvent en position de force. Le 20 novembre, le numéro un des mineurs de cuivre, le groupe public chilien Codelco, a baissé ses "primes". Des primes ? Pour être sûrs d’être servis, les acheteurs paient à Codelco une prime en sus des prix du LME : pour les Chinois, elle était de 130 $/tonne en 2007 et de 110 $/tonne en 2008 (-15%). Pour 2009, elle vient de tomber à 75 $/tonne
Le bitume canadien sauvé par son intérêt géostratégique ? (II)
Le Premier ministre de l’Alberta s’est récemment énervé contre le gouvernement fédéral qui contrarie ses projets de centrales nucléaires. Du nucléaire dans l’Alberta peu peuplée ? Mais pour quoi faire ? Mais de l’énergie bon marché nécessaire au traitement des sables bitumineux, tiens ! Car transformer du sable en un baril de brut est on ne peut plus énergivore
Pourquoi l’or a-t-il été freiné dans son élan haussier depuis août dernier
L’or n’a que faire de la crise. Selon le Conseil mondial de l’or, qui s’appuie sur les chiffres du cabinet londonien GFMS, la demande de métal jaune a atteint 1 133 tonnes au troisième trimestre (T3) 2008. C’est 18% de mieux qu’un an plus tôt. Pourtant, le cours de l’once de métal fin ne monte pas franchement. Il semble plombé par quelque chose… la faute à un drôle d’oiseau statistico-spéculatif
Le bitume canadien sauvé par son intérêt géostratégique ? (I)
Pas très propre et cher à produire : c’était, en substance, la conclusion de notre dernier article sur les sables bitumineux du Canada. D’un strict point de vue financier, l’état des marchés de l’or noir et celui du crédit n’incitent guère à l’optimisme pour le "pétrole sale". Pourtant, tout n’est peut-être pas perdu. Le pétrole canadien complexe pourrait bien être sauvé
Les sables bitumineux canadiens, du "pétrole sale" ?
Bien des qualificatifs désobligeants sont appliqués au pétrole dont le Canada est richement doté : "lourd", "non-conventionnel", "cher" ou encore "sale", selon ses détracteurs. Tentons d’y voir plus clair
La demande d’or et d’argent physiques explose ! La pénurie menace…
A l’heure où la planète finance navigue à vue entre fusion, faillite et nationalisation, l’intérêt des investisseurs pour les métaux précieux ne faiblit pas. Mais il change de nature : après l’investissement papier, c’est l’investissement en métal physique qui monte en puissance. Les acheteurs veulent du métal sonnant et trébuchant ! Tant et si bien que la pénurie menace

