L’euro poursuit sa chute, malgré un troisième sommet historique “de la dernière chance”…
Pourtant, les mêmes ingrédients ont été réunis : débats difficiles, conférence de presse au petit matin, les cernes de nos dirigeants et en prime cette fois, une union presque parfaite à 26, David Cameron endossant pour quelques heures le rôle du méchant.
Les agences de notation ne lâchent rien !
Mais voilà, parfois même les meilleures recettes peuvent être ratées.
Les agences de notation n’ont pas relâché la pression et ont continué leur travail acharné (dans tous les sens du terme) contre la zone euro.
Fitch a dégradé ses perspectives de croissance pour la zone euro pendant que S&P, s’attaquait aux banques et assurances.
Du coup, le rebond des places financières a tourné court et la monnaie unique a rapidement cédé du terrain face aux autres devises.
Mais une chose est sûre, pour faire trébucher l’Europe, les meilleurs restent les Européens eux-mêmes.
L’Union européenne a la gueule de bois
Et c’est ainsi qu’après un week-end sympathique avec leurs collègues à Bruxelles, certains dirigeants de l’UE se sont réveillés lundi avec la gueule de bois.
Comment faire passer un traité aussi incomplet que flou devant leurs députés sans risquer de voir une fronde politique s’élever dans leurs pays ?
Selon le Financial Times ce matin, plusieurs membres de la zone euro comme la Hongrie, la République tchèque ou encore la Suède s’inquiètent (finalement) de la perte de souveraineté nationale et menacent de rejoindre le Royaume-Uni et la position de David Cameron, qui apparaît de moins en moins méchant…
Merkel impose son rythme, jusqu’où ?
Au sein même de la zone euro, plusieurs voix se font entendre sur le manque de précision de ce traité. Aux Pays-Bas par exemple, l’opposition demande déjà un référendum avant toute signature. Pendant ce temps, Angela Merkel impose son rythme et sa rigueur. En refusant hier toute nouvelle augmentation du mécanisme d’aide européen, elle a posé ses conditions :
Pas de relance, ni d’assouplissement monétaire, sans commencer par faire le ménage dans les budgets.
Le plan est clair, Merkel restera intransigeante.
Une Europe à 12 ou 6 pays ?
L’Allemagne, comme tout le monde d’ailleurs, sait qu’il est impossible de prendre des décisions efficaces à 27 ou 17. La sélection se fera par le bas, et ceux qui ne voudront/pourront pas suivre resteront sur le bas côté.
En attendant, les premières conclusions des experts du FMI en Grèce sont sans appel : le pays a toujours autant de mal lever l’impôt. Pas de quoi convaincre la chancelière de signer des chèques !
L’euro dévisse et teste les 1,30 $
Dans ces conditions, impossible à la monnaie unique de résister.
Lors de notre dernier petit-déjeuner de travail avec mes confrères d’Agora, les débats étaient animés.
Un seul point d’unanimité toutefois : la baisse de l’euro.
Et, croyez-moi à voir la vivacité de certains échanges, avoir un consensus ce jour-là tenait de l’exploit !
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Vous l’aurez compris la tendance moyen-terme est donc clairement baissière, accentuée à plus court-terme par le rapatriement des dollars en fin d’année.
Ainsi, la prochaine cible à la baisse est située à 1,2865 pour ensuite se diriger vers 1,2550.
Ce scénario baissier reste valable tant que l’euro reste sous 1,35 $.
En attendant, peu nous importe que l’euro/dollar monte ou baisse, le portefeuille de FxProfitTrader gagne 49,62% depuis le lancement de nos stratégies Swing et euro/dollar en juillet 2010 : n’attendez plus pour prendre le train en marche…
Bonne fin de semaine !




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