Aujourd’hui, je vous propose un petit tour d’horizon du marché des céréales inégalement influencé par la canicule qui sévit actuellement en Russie.
L’avoine : +40% en une semaine !
Vers la mi-juin, les cours de l’avoine, traités sur le CBOT à Chicago, attiraient mon attention. Du 9 juin au 15 juin, en seulement cinq séances, ceux-ci se sont en effet envolés de +40% dans des volumes importants.

En cause ?
"Après avoir connu un hiver froid et très enneigé, la Russie vit cette année l’une des pires sécheresses de son histoire, comme en 1972 où l’URSS fut obligée… d’importer du blé" !",nous dit Le Figaro.
Cette vague de chaleur va entraîner une baisse des rendements. La Russie est la première concernée, c’est l’un des premiers producteurs au monde de blé – le quatrième précisément avec 7,6% de la production mondiale. Si l’offre de blé diminue, cela entraînera donc une hausse des prix.
Quelle logique avec l’avoine dont je parlais plus tôt me direz-vous ?
La Russie est le premier producteur d’avoine au monde
La Russie est de loin le premier producteur d’avoine de la planète, avec 20% de la production. La sècheresse affectera les récoltes ; l’impact sur le cours de l’avoine est donc d’autant plus puissant que la Russie est un acteur largement dominant.
Potentiel de hausse : +33%
Le contrat future Oat (avoine) coté à Chicago consolide sous les 275 cents.
Le dépassement de ce niveau permettrait aux prix de s’extirper d’un intervalle de consolidation long de deux ans, confirmant ainsi la mise en place d’une tendance haussière à moyen terme en direction des 365 cents.
Regardons à présent le blé, le maïs et le soja.
Blé : +33% en 15 jours
Les cours du blé ont également progressé, mais plus tardivement, et légèrement moins que l’avoine.
A Chicago, le contrat future wheat est passé de 446 cents à 598 cents entre le 29 juin et le 15 juillet — soit une appréciation de +33%.
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