Cours du lait - poudre de lait

Depuis la crise du Covid-19 qui a entraîné le Gouvernement à adopter des mesures de limitation de l’épidémie, le marché du lait a reçu le coup le plus dur durant des 10 dernières années. Cette crise sans précédent bouleverse complètement la mécanique des circuits de commercialisation des produits laitiers.

Les chiffres sur les produits frais connaissent une hausse

Si la vente globale de lait est en baisse depuis ces derniers mois, que ce soit à destination de l’étranger ou pour l’industrie agroalimentaire ou encore la restauration, il y a cependant une hausse des chiffres au niveau du commerce de détail. À cause du confinement, les ventes de produits laitiers frais sont en hausse : lait liquide, crème fraîche, beurre, yaourt, fromages, etc. Un problème se pose cependant pour les produits AOP qui, malgré les bons résultats du commerce de détail, n’ont pas beaucoup de preneurs.

Beurre et poudre de lait en difficulté

L’épidémie Covid-19 et le confinement ayant grandement affecté le marché global des produits alimentaires, les prix sont en conséquence en baisse. Pour les produits laitiers, outre ceux AOP et traditionnels, le beurre est une denrée qui connait une crise. Mais elle est plus modérée comparée à celle de la poudre de lait. En seulement deux semaines, il y a eu une dévaluation importante du cours de la tonne de l’ordre de 300 euros.

Production de lait en poudre en baisse

Le mois d’avril est normalement la période durant laquelle les producteurs de lait, de produits laitiers, et notamment du lait en poudre, réalisent une grande partie de leur chiffre d’affaires annuel. Ce mois est en effet ce qu’on appelle le pic saisonnier des produits laitiers. Malheureusement, compte tenu de la situation liée au Coronavirus, l’organisation du marché tend à réduire les quantités et surtout les prix, ce qui peut poser un autre problème majeur pour toute la chaîne de distribution.

Mesures adoptées par le Cniel

Le Centre National Interprofessionnel de l’Économie Laitière a dû prendre une décision pour le pic saisonnier du mois d’avril, mais bien entendu, en accord avec les acteurs du secteur du lait. Elle consiste à réduire temporairement la production jusqu’à la reprise des activités. En parallèle, l’interprofession attend également une action de la part de l’Union européenne pour l’assainissement des marchés laitiers.