J’espère que votre week-end s’est bien passé et vous aura permis de recharger des batteries sans doute bien éprouvées par les marchés ces dernières semaines. Car sachez-le, cela ne fait que commencer !
Cette semaine, on se prépare à entrer dans la zone rouge avec un euro qui doit confirmer son passage au-dessus de 1,50 $, une livre en chute libre et des statistiques de premières importances tout au long de la semaine.
Prêt ? Allons-y…
Les bulls s’essoufflent
Comme je l’évoquais ce jeudi, l’optimisme de mise semble de plus en plus difficile à le justifier.
Et c’est bien là le coeur du problème. Il va falloir trouver du carburant pour alimenter la hausse des actions, l’optimisme des intervenants et rester hors de portée des nuages qui viennent assombrir le ciel bleu du retour à la croissance.
Le chemin semble semer d’embûches pour les bulls qui accusaient le coup vendredi après un discours de Ben Bernanke jugé peu encourageant. En effet, le boss de la Fed a de nouveau évoqué les problèmes de capitalisation des banques, sous-entendant qu’il restait des risques sur le milieu financier.
Si même l’Allemagne s’y met…
Dès lundi matin, c’est l’indice de confiance du consommateur allemand qui semait le trouble avec une première baisse depuis un an. Le chômage et l’augmentation des prix des matières premières semblent atteindre le moral de la population tout comme l’absence de réelles réponses politiques.
D’ailleurs, on découvrait en même temps le nouveau projet budgétaire de l’Allemagne, pourtant farouche prêtresse de la fermeté et de la rigueur. Projet assis sur la dette pour baisser les impôts.
Bref, l’illusion semble s’effriter et l’emballement de ces derniers mois pourrait rapidement trouver de quoi se calmer.
Le point focal de la semaine sera la première estimation du PIB américain ce jeudi.
Le Royaume-Uni est désemparé !
Au Royaume-Uni, il n’y a plus guère d’illusion sur une reprise rapide avec un PIB qui, à la surprise générale, est une nouvelle fois en terrain négatif avec une baisse de 0,4%.
La consommation aussi marque le pas avec des ventes de détail qui restent au fond du gouffre et n’amorcent aucun rebond.
Et ce n’est sans doute pas fini, avec une semaine très chargée pour l’Angleterre qui publiera une série de chiffres sur tous les secteurs de son économie. De la confiance des ménages, en passant par le prix de l’immobilier ou le niveau des ventes mesurées par le CBI : les jours qui viennent vont être déterminants pour la livre sterling.
D’ailleurs, je vous propose de regarder de plus près la situation graphique du GBP/USD.
La livre sterling déprime contre le dollar, pourtant lui aussi déjà bien mal en point
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