Retour en force de la peur
Le scénario tunisien et égyptien de sortie de crise avait rassuré. Le scénario libyen fait rebondir l’inquiétude.
Le VIX, l’indice de la peur, repart en flèche à la hausse !
En se propageant à l’Etat pétrolier libyen, à Bahreïn et même hier encore à l’Arabie Saoudite, la problématique s’est déplacée. La crise dans le monde arabe est plus qu’une crise sociale, c’est une crise politique.
Et si ces révolutions étaient d’abord la crise des pays “émergents” ?
Si la recette croissance + dictature/autocratie s’avère vouée à l’échec, nombre de pays peuvent commencer à s’inquiéter, notamment en Asie…
Pour passer à côté des turbulences, j’ai la solution :
L’Amérique du Sud. A l’Edito, nous suivons de près cette région.
Elle a deux atouts majeurs :
- Des marchés émergents qui sont déjà démocratiques
- Une forte exposition au boom du pétrole et des matières premières
C’est la raison pour laquelle d’ailleurs Sylvain Mathon, rédacteur de Matières à Profits à passer autant de temps à sillonner l’Amérique du Sud pour ses lecteurs, à la recherche d’opportunités d’investissement dans les matières premières.
Mieux que l’or, l’Amérique du Sud est une valeur refuge parfaite en ces temps mouvementés. Suivez le trio de tête : Chili, Pérou et Colombie !
Ces émergents ont attiré en masse les investissements
En 2010, les pays émergents ont attiré la majorité des investissements dans le monde. Dans le peloton de tête, on retrouve deux pays latino-américains : le Chili et le Pérou.
Inflation maîtrisée, dette publique inférieure à 40%, croissance au-dessus de 5%… Des indicateurs qui font rêver les investisseurs
Les pays sud-américains sont véritablement des “pays matières”
Ils ont profité de la demande mondiale en pétrole, cuivre, fer, café, sucre, maïs, soja, blé, et j’en passe. Et surtout de l’envolée incroyable du cours de toutes ces matières depuis fin 2008.
LA bonne nouvelle de ce début d’année, c’est qu’il sera bientôt encore plus facile de jouer ce boom.
Les bourses andines veulent fusionner. La Colombie, le Pérou et le Chili seront bientôt réunis au sein d’un même ensemble. Voilà qui profitera davantage encore au décollage des matières premières !
Cuivre et lithium au Chili
Vous pouvez choisir de vous positionner sur un pays en particulier. Dans cette optique, le Chili est fait pour vous.
Sylvain Mathon, qui a parcouru entre autres pour nous le Chili, nous a éclairé fin 2010 sur les meilleures opportunités chiliennes.
Il nous explique notamment qu’en tant que premier producteur mondial de cuivre et de lithium, tout conduit à ce que le pays poursuive sur un rythme fort de croissance en 2011.
Je vous rappelle que le cours du cuivre est revenu de 2 900 $ la tonne fin 2008 à 10 000 $ récemment. Quant au lithium, la demande s’envole avec l’expansion des voitures électriques.
De quoi donner des ailes au Chili.
Or et cuivre au Pérou
Peu visible sur les écrans radars, le Pérou mériterait tellement plus d’attention.
Son premier atout, c’est que c’est un pure player de la mine. Surtout, Lima est particulièrement bien positionné sur les minerais qui montent : le cuivre et l’or !
Ces minerais soutiennent la croissance en flèche des valeurs péruviennes. Le pays a connu un taux de croissance “à la chinoise”, touchant les 8,7% en 2010 !
D’ailleurs, la Chine ne s’y est pas trompée. Elle est parmi les premiers investisseurs dans le pays.
L’Amérique latine, c’est aussi la “plaque montante” pour le pétrole !
En ce moment, il paraît osé de miser sur un état pétrolier. Pourtant, il existe des Etats pétroliers bien gérés et démocratiques. Non, je ne veux pas vous parler de la Norvège, mais de la… Colombie !
Loin des images de guérillas marxistes, la Colombie est redevenue un eldorado sur le continent. La production de pétrole augmente de 10% par an, notamment grâce à la collaboration entre le français Maurel & Prom et le colombien Ecopetrol.
Surtout, avec les remous politiques au Proche et Moyen-Orient, les investissements pétroliers vont partiellement rebasculer de cette zone devenue “à risque”, vers des producteurs à l’abri de la contagion de la révolution du Jasmin. [NDLR : Pour l'investisseur individuel, il est temps de se positionner sur le pétrole -- découvrez nos analyses sur les événements en Libye et profitez de nos recommandations maintenant...]
Les producteurs sud-américains seront en première ligne pour en profiter.
Cerise sur le gâteau, le pays produit également du charbon et du nickel. En ce moment, leurs cours explosent.
Et les investisseurs les plus puissants y investissent massivement. La première fortune du monde, Carlos Slim, vient de racheter 70% de la compagnie colombienne Tabasco Oil.
L’indice qui joue le triangle andin
L’ETF est un excellent moyen de jouer l’Amérique du sud.
En regardant les différents indices sur l’Amérique latine, la composition de l’ETF MSCI Amérique latine m’a frappé. Bien sûr, il intègre le Brésil, mais il fait surtout une place particulière aux pépites du continent : la Colombie, le Chili et le Pérou !
L’indice profitera à la fois de la croissance de ces marchés et de la demande mondiale de matières premières. En vous plaçant sur ces pays avec un bon timing, vous gagnez sur tous les tableaux !
Autre moyen pour jouer l’Amérique du Sud : l’Espagne !
Liées par une langue, une histoire et une culture commune, les entreprises espagnoles profitent à fond du succès de leurs homologues sud-américains. Le projet de rapprochement des places boursières espagnoles et andines n’est d’ailleurs pas anodin.
Surtout, nous pourrions bénéficier d’une fenêtre de tir idéale.
Les problèmes de dette publique espagnole ont fait chuter le marché local et pourrait le faire chuter davantage encore.
Je suis de très près pour vous ces valeurs pas chères et exposées aux émergents. Objectif : trouver le “bon moment” pour se placer.
Car dès que la confiance sera revenue sur le marché européen, je m’attends à ce qu’elle bénéficie d’un fort potentiel de rattrapage haussier.




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