Chili : l’émergent à ne pas manquer en 2011

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Aujourd’hui, nous avons fait pour vous un tour d’horizon des émergents : le Chili s’impose comme le pays émergent à ne pas manquer.

Les émergents ont pris le pouvoir
Le commerce entre émergents compte pour 39% du commerce mondial et ne cesse de progresser. Témoin de ce passage de relais, les places boursières les plus performantes en 2010 ont été soit asiatiques, soit sud-américaines.

Mais si la planète des émergents attire, il faut savoir être sélectif : émergents en panne, faux émergents, ré-émergents… il est parfois difficile d’y voir clair.

Nous avons mené l’enquête pour vous.

Notre objectif, repérer les pays qui ont le plus gros potentiel de croissance pour 2011.

PetroChina et Petrobras bientôt devant ExxonMobil et BHP Billiton
L’optimisme est de rigueur chez les émergents. Avec leur poids démographique (83% de la population mondiale) et leur part dans la croissance mondiale (50%), leur dynamisme n’est pas prêt de s’essouffler.

Sur les place boursières, les émergents pèsent de plus en plus lourd. La capitalisation des marchés du MSCI Emerging Market Index (EEM) a progressé de 200% sur les cinq dernières années. En 2010, parmi les 10 plus grandes capitalisations du monde, trois sont chinoises et une brésilienne.

Les indices émergents surclassent les indices des pays développés
La comparaison des indices est frappante. Alors que le MSCI Emerging Market Index (EEM) progressait de 15% en 2010, le MSCI World n’a crû que de 9,5%.

Graphique du MSCI Emerging Market Index (EEM)

Et la tendance n’est pas prête de s’inverser. En 2014, la dette des pays développés se sera encore accrue. A l’inverse, de nouveaux pays auront émergé en Asie et en Afrique.

Les CIVETS prennent le relais des BRIC
CIVETS… c’est le nouvel acronyme à la mode. Il regroupe les marchés émergents les plus prometteurs. C’est chez eux que l’on trouvera les plus belles performances boursières de demain.

CIVETS, pour Colombie, Indonésie, Vietnam, Egypte, Turquie et Afrique du Sud. Pour l’instant, seule l’Indonésie s’est fait remarquer. … soyez à l’affût !

Pour les croissances spectaculaires, il faut regarder du côté de la Thaïlande, du Pérou et du Chili.

Toutefois, méfiez-vous des feux de paille de certains pays. "Emergents" ne doit pas devenir un label de qualité.

Restons à l’écart de la Thaïlande pour des raisons politiques
Au premier abord, la Thaïlande paraît être un bon investissement. Une forte croissance et un ratio cours/bénéfices (PER) raisonnable de 14 permettent de nourrir les plus grands espoirs.

Pourtant, l’investissement reste politiquement risqué. Le gouvernement en place est arrivé à la faveur d’un coup d’Etat. Les élections prévues pour 2011 ne laissent rien présager de bon.

Rester à l’écart semble pour l’instant le plus prudent.

L’Inde est surévaluée
L’Inde va bientôt devenir un moteur de la croissance mondiale. Avec 8% de croissance, le pays sera bientôt une nouvelle Chine. Mais pour l’instant, la place boursière indienne est surévaluée.

Autre problème, New Delhi n’arrive pas à équilibrer son budget. Son déficit public a atteint 10% en 2010. Sa balance des paiements est mal en point. Et l’inflation reste indomptable…

Avant d’investir en Inde, et étant donné les cours boursiers élevés, j’attendrais que le gouvernement ramène les fondamentaux sur des bases plus saines.

La Chine, pourquoi pas…
La Chine est définitivement devenue un pilier de l’économie. Pilier international et régional. Désormais, l’Inde commerce davantage avec la Chine qu’avec les Etats Unis.

Les performances de sa place boursière sont attirantes. Shanghai affiche 15 de PER et n’a que peu progressé ses dernières années. Un risque à avoir en tête : la fraude dans le secteur des small caps. Les revenus sont souvent surévalués, malgré les audits internationaux.

Je conseillerais la sagesse, c’est-à-dire la diversification.

La Russie renaît de ses cendres
Vous l’avez peut-être vu dans le dernier Matières à Profits, Sylvain Mathon mise sur la Russie. Contre toute attente, ce pays change et s’ouvre.

On connaissait le géant autoritaire des matières premières qui a fait fuir bien des investisseurs. Désormais, il faut compter sur une puissance économique plus libérale, ouverte aux capitaux étrangers, qui croît et se diversifie. Infrastructures, nouvelles technologies et matières premières sont les maîtres-mots du Kremlin.

Un bon moyen d’en profiter : Le RTS Index (RTSI). Orienté commodities, l’indice vous aidera à profiter du boom du palladium ou du pétrole.

Le Chili, LE pays à ne pas manquer !
Actuellement, le Chili cumule un grand nombre d’avantages.

D’abord, le pays produit deux des commodities les plus haussières du moment, le cuivre et les engrais. Ensuite, le pays bénéficie d’une maîtrise économique parfaite de l’actuel gouvernement.

Conséquence, la Bourse chilienne affiche une croissance impressionnante de 43%. Un point majeur est à noter : ses performances ne sont pas surévaluées.

C’est sur ce constat que Sylvain Mathon s’est récemment rendu sur place, pour en avoir le coeur net et dénicher les plus belles valeurs. Au travers de plusieurs dossiers Matières à Profits, consacrés notamment au cuivre et aux engrais, il nous a confié ses valeurs chiliennes favorites

[NDLR : Véritable Globe-trotter financier, Sylvain n'hésite pas à parcourir le monde à la recherche d'opportunités peu connues de la masse des investisseurs ! Découvrez sa dernière trouvaille - qui est tout à fait surprenante : il a découvert comment vous pourriez profiter du shale oil caché en quantité énorme sous le bassin parisien : pour en savoir plus...]

Attention, ces opportunités ne se représenteront pas deux fois :

Comment jouer les valeurs chiliennes
Le meilleur moyen de profiter du potentiel chilien est de se placer sur un ETF. Le MSCI Chile Investable Market Index (NYSE:ECH) est composé majoritairement de titres liés à l’énergie et au secteur industriel.

Vous pouvez aussi profiter directement du boom du cuivre, avec l’indice Ipath Dow Jones-UBS Copper Total Return ETN (NYSEArca:JJC).

Pour les titres individuels, deux sociétés sortent du lot, toutes les deux recommandées dans Matières à Profits :
Vina Concha y Toro SA, un producteur de vin haut de gamme.
- et Sociedad Quimica y Minera S.A, pour profiter de la hausse tendancielle des engrais

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Florent Detroy

Florent Detroy est diplomé de Science Po Grenoble, où il s'est spécialisé sur les problématiques énergétiques et les transformations de l'espace post-soviétique.

Sa spécialité, ce sont les matières premières et en particulier dans le secteur de l'énergie.

Cela fait des années qu'il réalise des veilles stratégiques pour orienter les entreprises françaises à se développer dans des pays riches en matières premières...

Florent Detroy a une connaissance de l'ensemble de la chaine industrielle, de la prospection à la commercialisation – ce qui en fait un conseiller très précieux.

Après avoir travaillé dans les confortables bureaux londoniens des négociants en commodities... il est parti à la découverte des plaines inhospitalières d'Asie Centrale et de leurs fabuleuses ressources minières et énergétiques...

Aujourd'hui, il se consacre au conseil pour particuliers en tant que rédacteur en chef de Matières à Profits.

Son but : vous ouvrir les portes du marché des matières premières. Faites lui confiance.