La semaine dernière, l’annonce par la Fed de racheter 300 milliards de dollars de bons du Trésor — en vue de faire baisser les taux long terme — et quelque 1 250 milliards de titres adossés à des crédits hypothécaires — pour soutenir les ménages — a fait bondir les marchés. La Réserve fédérale n’a pas peur d’afficher ses convictions : la planche à billets tourne à plein régime… C’est le prix à payer pour tenter de sortir de la crise.
En attendant, le bilan de la Fed — habituellement de quelque 900 milliards de dollars — pourrait venir flirter avec les 3 500/4 000 milliards. 25% du PIB annuel des Etats-Unis ! Pourvu que ça marche… si ces mesures devaient échouer, je ne vois pas bien ce que nous pourrions faire de plus.
Revenons aux marchés actions : comme je vous le disais vendredi, je vous recommande la prudence. Jouez le rebond et sortez du marché. Nous assistons à mon avis à un nouveau rebond dans un marché baissier, et non à un retournement comme beaucoup semblent le croire.
Le secteur bancaire a tiré le mouvement haussier, à tel point que Laurent Gosse s’interroge : le rebond spectaculaire (+50% en neuf jours) du secteur bancaire prend soudain une toute autre tournure. Ca sent la liquidation de portefeuille dans un marché gonflé artificiellement…, cette affaire-là !
Du côté des indicateurs, difficile d’y voir clair : l’indice ZEW allemand qui mesure la confiance des investisseurs est moins mauvais que prévu, tout comme celui du Michigan. Mais les capacités de production américaines continuent de tourner au ralenti (70%) et leur production industrielle reste dans le rouge en février.
Sur le front des devises, l’action de la Fed a fait chuter le dollar contre toutes les monnaies, le Dollar Index enfonce la zone d’overlap des 88. L’EUR/USD s’est envolé jusqu’à 1,3738 (+1 000 pips) et l’USD/JPY a dévissé jusque sous les 95 de (-400 pips) !
Le plongeon du dollar dope le baril, l’or, les matières premières et les devises matières (dollar australien et kiwi néo-zélandais).
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