Cuivre : L’équation gagnante est simple. Mettez-la en application

Le cuivre est increvable !
Depuis 2001, le cours du cuivre a été multiplié par 5.

Depuis le krach de l’automne 2008 et jusqu’à son point haut d’avril dernier, le cuivre a regagné 182% !

Depuis le mini-krach des marchés en mai/juin dernier, il a rebondi de 20%.

Quelle que soit la tourmente qui l’emporte, il revient toujours en force, sur le devant de la scène. Tout simplement parce qu’il est INDISPENSABLE.

Alors si j’étais vous, je suivrais de près le cuivre. Se positionner à l’occasion d’un fort repli ne peut être que profitable. Voici pourquoi.

L’offre est insuffisante
Les producteurs de cuivre (les minières) ont du mal à suivre la demande. C’est un fait depuis plusieurs années maintenant.

Coupures électriques dans les mines, grèves des mineurs, manque de main-d’oeuvre qualifiée, diminution des concentrations de cuivre dans la roche… les problèmes sont nombreux.

Dernier exemple en date : BHP enregistre au second trimestre 2010 une chute de 5% de sa production de cuivre sur un an. Et s’attend à voir baisser sa production de 5 à 10% sur les 12 prochains mois !

Parallèlement, la demande augmente
Lentement mais sûrement. C’est une tendance de fond. Selon l’ICSG (International Copper Study Group), la demande mondiale de cuivre sur un an a crû de 5,8% au mois d’avril, alors que l’offre suit au rythme de 5,5% seulement.

A entendre les minières cuivre, la demande reste soutenue, les carnets de commandes se portent bien.

C’est ce que laissait encore récemment entendre Freeport McMoRan (producteur de cuivre numéro 2 au monde).

Bref, il faut impérativement mettre de nouvelles mines en route pour absorber le surcroît de demande. Or les mines ne sont pas là.

Voilà pourquoi le marché devrait redevenir rapidement déficitaire
Déficitaire ? Oui, mais quand ?
Probablement à partir de l’an prochain.
Mais c’est difficile à dire… car la Chine a des stocks de cuivre non répertoriés. Dont on ne connaît bien sûr pas la quantité.

Il faut donc attendre qu’elle les absorbe. Et scruter la variation des volumes de cuivre qu’elle importe. Cela nous donnera des indices.

A court terme : Volatilité et manque de visibilité
En attendant, le cours du cuivre restera fortement corrélé aux marchés actions. Et donc à l’évolution de la croissance économique mondiale.

Deux facteurs de soutien : la remontée du BDI, et la baisse des stocks au LME et à Shanghai. Plutôt de bon augure à court terme.

Retenez ceci :
Etant donné la structure de la courbe des coûts de production, retenez que tout repli sous les 6 000 $/6 100 $ la tonne devra être saisie pour se positionner sur le cuivre.

A partir de ce prix, il y a de la casse sur l’offre. C’est un seuil de rentabilité clé pour l’industrie minière du cuivre, et notamment pour les nouvelles mines qui doivent émerger et dont les coûts de production sont supérieurs.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les cours ont systématiquement rebondi non loin de ce seuil, aussi bien lors du trou d’air de février que de juin. Regardez :

 

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Isabelle Mouilleseaux

Isabelle Mouilleseaux rédige chaque jour l'Edito Matières Premières & Devises (Publications Agora), une lettre internet gratuite consacrée au marché des matières premières et au marché des devises. Passionnée depuis toujours par la Bourse et par tous les marchés financiers, Isabelle s'est spécialisée dans les matières premières et veut permettre à l'investisseur particulier de découvrir et de comprendre l'investissement sur ce marché , ainsi que celui du Forex.
 
L'Edito Matières Premières & Devises est bien plus qu'une chronique quotidienne. C'est un pôle d'activités centré sur les matières premières et les devises qui vous donne les moyens de suivre et de maîtriser ces marchés ! Vous y trouverez des conseils, des opinions, et des avis d'experts. Vous pouvez recevoir gratuitement l'Edito Matières Premières & Devises en cliquant ici.