Les indices boursiers ont continué de chuter toute la semaine dernière et le mouvement se poursuit ce matin, le CAC cotant 2 474 points au moment où je vous écris, soit un repli de 2,4% depuis l’ouverture. L’Euro Stoxx 50 est à l’unisson, en chute de 2,67%.

Evolution du CAC depuis trois mois
Aux Etats-Unis, les indicateurs économiques sont restés très peu encourageants, même si parfois on pouvait y déceler en cherchant bien, un brin d’amélioration. Notez que le taux de chômage atteint 8,1%, son plus haut niveau depuis 25 ans. Parallèlement, les déboires d’AIG et les rumeurs de mise en faillite de General Motors ne font qu’aggraver les tensions.
En Europe, face à la désagrégation des économies, la BCE et son homologue anglais la Banque d’Angleterre ont baissé leur taux de 50 et 150 points de base respectivement. M. Trichet n’excluant pas un nouveau tour de vis dans les prochains mois.
Le rayon de soleil est, quant à lui, venu de l’Empire du Milieu. Mercredi, la Chine a suscité bien des espoirs en annonçant une extension de son plan de relance en direction du secteur agricole et des infrastructures. Cela dit, aucun élément tangible n’est venu depuis confirmer cette annonce, ce qui a créé en fin de semaine un léger "flottement" du côté des matières.
En début de semaine, l’euro a continué de faiblir contre le dollar, pâtissant du refus des pays de l’Union de prêter main-forte aux pays de l’Est et des anticipations de baisse des taux de la BCE. L’euro/dollar est ainsi revenu jusqu’à 1,2493 avant de rebondir jusqu’à 1,2741 en fin de semaine tant les chiffres économiques américains étaient déprimés.
Voilà pour l’ambiance… passons aux matières.
1. Energie : La Chine et l’OPEP tirent le brut à la hausse
L’embellie sur les cours du brut se poursuit grâce aux espoirs suscités par la Chine. Mercredi, le WTI (contrat avril) revenait ainsi jusqu’à 45,28 $ le baril. En fin de semaine, la faiblesse du dollar et le repli de 2,8% des stocks à Cushing lui profitaient à nouveau.
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