Danger sur le pétrole. Le risque vient d’ailleurs…

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La chute des cours du pétrole en réaction au séisme japonais ne sera que passagère.

Le prix du pétrole est en hausse :
▪ Parce que la demande des économies émergentes augmente, inévitablement.
▪ Parce que beaucoup de pays augmentent leurs réserves stratégiques de pétrole — du fait de l’incertitude de l’approvisionnement au Proche et Moyen-Orient.

Qui gagnera le bras de fer ?
La hausse généralisée de la demande de pétrole ainsi que les tensions fortes à Bahreïn conduiront-elles une augmentation des prix ?

Ou bien des événements japonais vont-ils enrayer cette hausse de la demande de pétrole et faire pression sur les cours à la baisse ?

La vérité est que cette baisse brutale des cours du pétrole en réaction au séisme japonais est vraisemblablement un phénomène court terme.

Il y a une forte dynamique à la hausse des prix du pétrole, attribuable aux problèmes fondamentaux d’approvisionnement. Nous pourrions donc assister à une rapide remontée des prix du pétrole due aux inquiétudes concernant sur la production.

La Chine veut multiplier par 3 ses réserves stratégiques
Selon Wang Qingyun, directeur du State Bureau of Material Reserves, la Chine ne dispose que de à 30 jours de consommation de pétrole en réserves stratégiques. M. Wang affirme que l’objectif de la Chine est de constituer des réserves stratégiques pour 90 jours… mais les bureaucrates du ministère de l’Energie travaillent encore à choisir les lieux de stockage et à construire les infrastructures.

L’approvisionnement et le cours du pétrole sont certainement une source d’inquiétude grandissante pour la Chine, dont les importations quotidiennes de pétrole dépassent celles des Etats-Unis en termes de part de la consommation totale.

Aujourd’hui, la Chine importe environ 63% de sa consommation quotidienne de pétrole — le double d’il y a 10 ans !

Les investissements dans le pétrole se poursuivront
A mesure que la consommation chinoise augmente, la perspective d’un prix du pétrole “élevé de façon permanente” augmente, elle aussi. Cela signifie que les investissements continueront d’affluer vers le secteur de l’exploration pétrolière.

Ces cinq dernières années nous avons vu quelque 100 nouvelles plates-formes et navires de forage en eaux profondes sortir des chantiers navals du monde entier. Ces navires représentent plus de 40 milliards de dollars d’investissements.

Sans compter l’effet multiplicateur de ces investissements qui tirent avec eux beaucoup de fournisseurs et prestataires de services en aval (services des parapétrolières, équipementiers, aciéries et jusqu’aux mines de fer et charbon).

Ces investissements sont ils efficaces ?
Quelques chiffres :
Entre 1995 et 2004, l’industrie pétrolière a globalement dépensé 2 400 milliards de dollars en investissement. Ces 2 400milliards de dollars ont permis d’augmenter la production de pétrole brut de 12,3 millions de barils par jour.

Mais entre 2005 et 2010, l’industrie pétrolière mondiale a investi 2 400 milliards de dollars supplémentaires. Mais dans le même temps, la production mondiale de pétrole brut a diminué d’environ 0,5%.

Qu’est-ce que cela signifie ?

L’offre mondiale quotidienne de pétrole n’augmente pas
Concernant tout ce que vous pouvez entendre à propos des “nouveaux gisements”, des champs en eaux profondes, des sables pétrolifères, des oil shales… etc., ils ne font que REMPLACER les sources de pétrole actuelles qui produisent DE MOINS EN MOINS.

Autre chose maintenant…

La récession a fait le prix
Le facteur clé qui a FAIT le cours du pétrole ces deux dernières années a été la récession. Sans la récession, le monde aurait consommé plus de 93 millions de barils par jour… et aurait payé un prix beaucoup plus élevé que 100 $ le baril.

Mais quoi qu’il advienne de l’économie mondiale, nous sommes dans un environnement où l’offre est limitée. Nous n’allons pas trouver de “nouvelle” Arabie Saoudite ni de “nouvelle” Russie — même s’il est bon de se tenir au courant de ce qui se passe au large du Brésil.

Le Peak Oil est bien là.

Si l’économie mondiale sortait aujourd’hui de la récession, les prix grimperaient en flèche sous l’effet d’une forte hausse de la demande face à une offre contrainte.

Mais nous n’en sommes pas là. Aujourd’hui, le risque haussier est ailleurs…

Attention, danger
La situation s’envenime gravement à Bahreïn. Le risque de contagion à l’Arabie Saoudite vient de monter d’un nouveau cran. Je vous renvoie vers l’Edito d’hier pour en savoir plus.

Personne n’en parle, le Japon monopolisant tous les médias.

Je vous rappelle que les forces saoudiennes ont débarqué à Bahreïn dimanche pour soutenir le pouvoir sunnite en place. Et ce matin, les autorités ont fait évacuer dans la violence la place de la Perle à Manama et imposé la loi martiale.

L’opposition chiite parle de “guerre d’anéantissement”. [NDLR : URGENT ! Pour en savoir plus sur les révolutions arabes et leurs conséquences sur vos investissements : découvrez ce message spécial immédiatement...]

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Byron King

Byron King est diplômé de l'Université de Harvard et exerce actuellement la profession d'avocat à Pittsburgh, en Pennsylvanie.

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