Par Florent Detroy
La France futur grand du secteur minier ?
Récemment, la France a pris conscience de son extrême retard dans le secteur minier. Le pays est pratiquement invisible sur la scène internationale, alors qu’il compte dans ses rangs des leaders mondiaux dans l’énergie et le BTP.
Pire, la France a découvert qu’elle était dangereusement dépendante. Ses approvisionnements en minerais rares sont souvent dépendants d’un seul fournisseur, ou d’un seul pays. C’est le cas du niobium, utilisé dans l’industrie automobile, et du germanium.
La France n’a pas de niobium, mais des idées et de l’argent
100 à 150 millions d’euros sur cinq ans seront dépensés afin d’améliorer les techniques d’extraction et de transformation de métaux des compagnies françaises.
Le grand emprunt financera également le perfectionnement des techniques de recyclage des métaux, à hauteur de 250 millions d’euros.
Technip, Areva et Eramet devraient être chargés de l’exploration des eaux territoriales françaises, en commençant par Wallis-et-Futuna.
Mais le pays a surtout l’intention de se rendre maître de ses approvisionnements en créant un “champion national”. Dans cette perspective, Areva et Eramet, les deux miniers français, devraient rapidement être rapprochés par l’Etat.
Les prix des minerais repartent à la hausse !
Le timing est opportun.
La croissance asiatique reprend ses folles envolées (12% de croissance en Chine au premier trimestre 2010 !), les industriels revoient leurs résultats à la hausse… et les cours des minerais ont gagné entre 100 et 150% en moyenne depuis fin 2008.
Ci-dessous le cours du nickel à titre d’exemple :


