Le signal que j’attendais est arrivé.
Pas question ici de moyenne mobile ou de rupture de ligne de tendance.
Non.
Le signal que j’attendais est tout simplement le petit commentaire du président Obama qui s’est dit "préoccupé" par la situation en Europe.
Obama monte au créneau, Trichet imprime
Après que Paul Volcker ait annoncé la "désintégration" de l’euro, le président Obama se dit donc préoccupé par la situation en Europe et a passé un coup de fil à Angela Merkel et José Luis Rodríguez Zapatero.
Il s’inquiète pour nous ? Non…
Barack se soucie avant tout de sa propre situation et de la forte "appréciation" de son billet vert que les autorités américaines s’acharnent depuis des mois à imprimer en quantité pharaonique et à déprécier.
Il faut reconnaître qu’il était jusqu’ici difficile d’imaginer que la BCE — et le très rigide Jean-Claude Trichet ! — se mette à inonder le marché de près de 500 milliards potentiels de "faux vrais" billets.
Dangers sur les exportations américaines
Même si les signes sont un peu plus encourageants que dans la vieille Europe, la reprise reste relativement peu vigoureuse aux Etats-Unis.
Le chômage a grimpé encore le mois dernier et surtout, la balance commerciale s’est détériorée.
Rien de grave me direz-vous, car cette dégradation est due à une amélioration de la consommation intérieure… tout va bien donc.
Pas si sûr…
Car la remontée du dollar (rebond de près de 9% du Dollar Index depuis le début du deuxième trimestre et de plus de 11% face à l’euro) pourrait rapidement venir freiner les exportations américaines.
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