Faites comme les camarades capitalistes : ne boudez pas l’or

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L’once d’or a dépassé les 1 000 $ à New York, puis à Londres.

Ce qui, entre autres, a probablement mis le feu aux poudres, c’est une petite phrase d’un cacique du parti communiste chinois. Cheng Siwei est sorti de l’ombre dimanche et a dit que Beijing était "consterné par le recours aux mesures non conventionnelles… L’attitude de la Fed oblige la Chine à revoir sa politique de réserves monétaires".

Jusque-là, confrontée à l’épineux problème de se débarrasser sans en avoir l’air du dollar, la Chine avait multiplié les biais :

- stockage massif de matières premières ;

- échange swaps avec d’autres pays émergents, ce qui permet d’éliminer le dollar du circuit.

Mais les cuves de pétrole sont pleines… Reste donc l’or, la relique barbare selon Keynes. On va probablement apprendre d’ici quelques semaines que la Banque centrale chinoise a fait quelques emplettes.

Et après les 1 000 $ ?
Comme rien de ce qui a propulsé l’or de 400 $ en 2004 à 1 000 $ n’a changé, les 1 000 $ ne sont qu’une étape.

D’abord, l’or est le flic du dollar et le flic nous dit que trop c’est trop. Mais comme l’administration Obama doit encore imprimer beaucoup de dollars pour perfuser l’économie, le chemin de l’or est assez facile à deviner à moyen terme : la hausse. Le flic n’aime pas qu’on persiste.

La hausse sera à la mesure de la tromperie du dollar : une monnaie étalon, émise par un pays qui ne possède plus depuis longtemps le monopole d’être à la fois le plus gros exportateur et importateur. C’est un bout de papier qui vaut simplement la confiance que l’on accorde à son signataire. Il possède l’avantage exorbitant de garantir la plupart des autres monnaies fiduciaires, puisqu’il sert de réserve.

Mais quelle confiance accorder à un Etat dont l’économie décline et qui est endetté à hauteur de 64% de sa production annuelle de richesse ? Pas tripette, estime le Parti communiste chinois.

Le plus drôle c’est que, pour une fois, la baisse du dollar est venue après celle de l’or. D’habitude, c’est l’inverse.

Faites donc comme les camarades capitalistes : ne boudez pas l’or, il est loin d’avoir dit son dernier mot.

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Simone Wapler

Rédactrice en Chef de L'Investisseur Or et Matières et de La Stratégie de Simone Wapler
Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l'ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu'elle met au service des abonnés de L'Investisseur Or et Matières et de La Stratégie de Simone Wapler.

Elle aborde les marchés avec l'oeil du professionnel, de l'ingénieur, de l'industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d'avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles -- un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l'offre et de la demande.

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