Vendredi dernier, j’étais à Munich où se tient chaque année le plus grand salon européen des minières et métaux précieux. Plus de 180 minières présentes et deux invités d’honneur : Eric Sprott et James Turk ; et bien sûr des spécialistes de l’or et de l’argent, mais aussi des terres rares et de l’uranium.
J’y ai découvert quelque chose d’unique, dont il faut absolument que je vous reparle. Mais d’abord, je voudrais faire un point avec vous aujourd’hui sur les minières.
Belle opération
Début octobre, mon indicateur mines d’or me lançait un signal d’achat puissant. Au point que je vous envoyais un Edito pour vous recommander d’acheter des mines d’or.
Effectivement, deux séances plus tard l’indice HUI des mines d’or touchait un point bas à 502,92 points.
Aujourd’hui, mon objectif est quasiment atteint, avec un indice à 590,68 points. Je visais la zone des 600. Si j’étais vous, par prudence je vendrais pour empocher ma plus-value. Nous avons capté l’intégralité du rebond des mines à ce jour : soit +17,8% en un mois.
Maintenant, prenons un peu de recul…
Ce rebond était un rebond technique fort, suite à un dévissage tout aussi violent. Un rattrapage en somme.
Plus fondamentalement, il faut que vous ayez deux points en tête
1 – Le marché des mines reste porteur à long terme : il ne fait aucun doute que nous aurons besoin de métaux et d’énergie dans les années à venir. Les BRICs ne vont pas arrêter là leurs Trente Glorieuses.
Pourquoi pensez-vous que les Chinois raflent méthodiquement et systématiquement toutes les minières clés sur tous les continents ? Et je pèse chacun de mes mots… La sécurisation des approvisionnements est stratégique. La Chine le sait, il n’y en aura pas assez pour tout le monde dans les décennies à venir. Alors elle agit, et elle a raison.
Le potentiel long terme des mines ne fait pour moi aucun doute.
2 – A moyen terme en revanche, les incertitudes macro-économiques et les risques de récession ont des effets tragiques sur les minières, notamment celles en phase d’exploration. Car elles n’arrivent plus à lever de l’argent par augmentation de capital pour financer leurs opérations.
Ce n’est pas qu’il n’y a plus d’argent. Mais les investisseurs deviennent très très sélectifs. “It’s about WHO gets the money“, comme disait un spécialiste de la levée de fonds des minières.
Pour information, je suis un indicateur de levées de fonds des minières sur le Toronto stock exchange et le Toronto Venture stock exchange justement. Malgré un fort rebond depuis début septembre, l’indicateur reste dans le rouge.
Le marché est toujours tendu, les financements restent difficiles. Les levées de fonds sont restreintes : elles permettent aux minières de poursuivre leur activité à 3-6 mois mais pas de financer leur développement sur les 12-18 prochains mois.
Tant que le risque de récession plane et que la visibilité sur la crise européenne ne s’améliorera pas, la situation restera difficile pour les mines.
Mon conseil ?
Dans les périodes chaotiques de ce type, je vous conseille d’une façon générale de retirer vos billes des petites mines :
- exploratrices
- et minières au début de la phase de construction si le plan de financement n’est pas bouclé.
Basculez vos fonds sur les grosses minières solides, qui produisent déjà du minerai et qui génèrent du cash flow.
Ensuite : préparez-vous
C’est le moment d’étudier les petites pépites délaissées pour vous faire une short list des plus belles valeurs sur lesquelles revenir dès que l’horizon s’éclaircira.
Cuivre, or et argent ont ma préférence, mais pas seulement. Nous aurons l’occasion d’y revenir.



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