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	<title>L&#039;Edito Matières Premières &#38; Devises</title>
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		<title>L&#8217;or : peut-on encore y croire ? Début de la fin d&#8217;un doux rêve ?</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 13:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Mouilleseaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Isabelle Mouilleseaux]]></category>
		<category><![CDATA[Métaux précieux]]></category>
		<category><![CDATA[bundesbank]]></category>
		<category><![CDATA[euro en or]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[LTRO]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela fait des mois et des années que le pouvoir d'achat de l'euro en or s'effrite : l'euro perd de sa valeur contre l'or.  Dit autrement, votre euro achète de moins en moins de choses.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher investisseur,</p>
<p>Je rebondis sur l&#8217;article de Mathieu pour écrire ces quelques lignes&#8230;</p>
<p>▪ D&#8217;un point de vue strictement technique, je partage totalement l&#8217;avis de Mathieu sur l&#8217;or.</p>
<p>▪ A plus long terme, je campe sur mes positions. La tendance haussière de fond de l&#8217;or n&#8217;est pas terminée.<br /> Peut-être ai-je tort &#8230; Qui sait ?<br /> Personne ne sait justement.</p>
<p> <strong>Il me semble que l&#8217;érosion des monnaies est loin d&#8217;être terminée<br /> </strong>Tout simplement parce que nos chers gouvernements n&#8217;ont qu&#8217;une seule issue pour &#8220;faire s&#8217;évaporer&#8221; leurs montagnes de dettes qui tirent nos économies par le fond : l&#8217;inflation.<br /> Vous ne croyez tout de même pas que nous allons rembourser nos créanciers au prix fort comme il se doit. Nous n&#8217;en avons pas les moyens.</p>
<p>Avec un taux de croissance de type &#8220;encéphalogramme plat&#8221; pour les prochaines années, nous ne pouvons au mieux qu&#8217;espérer maintenir le niveau de la dette en l&#8217;état ; et rouler, rouler et rouler encore notre dette ; mois après mois, trimestre après trimestre, année après année.</p>
<p>L&#8217;inflation en revanche&#8230; sournoise et insidieuse, permet de faire fi de la dette d&#8217;un coup de baguette magique&#8230;<br /> &#8230; au grand dam des créanciers.<br /> Pschitt ! elle s&#8217;évapore&#8230;<br /> &#8230; et votre capital avec&#8230;</p>
<p><strong>Croyez-moi, nous y viendrons ; ce n&#8217;est qu&#8217;une question de temps<br /> </strong>Nous sommes déjà en train de lui préparer le terrain, à coups de QE, twist et LTRO.</p>
<p>Les bastions &#8220;anti-inflation&#8221; tombent un à un, et jusqu&#8217;aux plus intransigeants : lorsque j&#8217;entends l&#8217;irréductible Bundesbank lâcher du lest sur la douloureuse question du contrôle de l&#8217;inflation, je me dis que les derniers remparts sont en train de céder. Si même Schäuble et Weidmann entrouvrent la porte&#8230;</p>
<p><strong>La dépréciation de l&#8217;euro contre l&#8217;or est une grande tendance de fond</strong><br /> Cela fait des mois et des années que le pouvoir d&#8217;achat de l&#8217;euro en or s&#8217;effrite : l&#8217;euro perd de sa valeur contre l&#8217;or.</p>
<p>Dit autrement, votre euro achète de moins en moins de choses.</p>
<p>En revanche, si vous avez &#8220;stocké&#8221; le fruit de votre travail (à savoir votre capital) en or, vous avez préservé le pouvoir d&#8217;achat de votre capital.</p>
<p>Mieux : vous l&#8217;avez significativement renforcé ! Votre pouvoir d&#8217;achat en euro a augmenté.</p>
<p>Depuis deux ans et demi, le ratio euro/or est passé de 0,150 à 0,075. Une division par deux.</p>
<p>Regardez ce graphique ; il est éloquent.</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120517_or_euro_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120517_or_euro.gif" alt="Graphique du cours de l'or" width="500" height="222" border="0" /></a></p>
<p>Alors certes, je vous l&#8217;accorde. Depuis février, la grande tendance de fond baissière de l&#8217;euro contre or marque une pause. L&#8217;or perd du terrain.</p>
<p>Mais il limite tout de même son repli à 9% en euro (depuis ses plus-hauts), contre 14,5% en dollar.</p>
<p>Le dollar chute encore plus vite que l&#8217;euro contre l&#8217;or !</p>
<p>Mais l&#8217;euro est en train de le rattraper ces derniers jours&#8230;</p>
<p><strong>La course folle des monnaies papier vers les abysses n&#8217;est pas finie<br /> </strong>C&#8217;est le message que je veux vous faire passer aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Le dollar, tout comme l&#8217;euro, perdent leur pouvoir d&#8217;achat, se déprécient&#8230; Ca continuera parce que nous n&#8217;avons pas le choix.</p>
<p>Cette tendance est faite pour durer :<br /> &#8211; Parce que nous devons payer des dettes astronomiques que nous n&#8217;avons pas les moyens de payer<br /> &#8211; Et que nous lâcherons l&#8217;inflation pour en venir à bout, faute de croissance</p>
<p>Mais ne me faites pas dire ce que je n&#8217;ai pas dit&#8230;</p>
<p><strong>Oui, l&#8217;or peut encore baisser</strong><br /> Si vous êtes investisseur de long terme, attendez de voir si les 1 500 $ cassent.</p>
<p>Le cas échéant, il faudra attendre une stabilisation avant de se lancer. Ca pourrait prendre quelques mois.</p>
<ol>
<li>En euro, l&#8217;or pourrait aller jusqu&#8217;à 1 180 euros, son oblique support de très long terme</li>
<li>En dollar, Mathieu estime possible un retour vers les 1 300 $</li>
</ol>
<p>Ce sera alors une fenêtre de tir pour acheter de l&#8217;or ou renforcer sa position.</p>
<p>Sachez que vous ne serez pas le seul : la Chine est à l&#8217;affût et profite des moindres replis pour ramasser l&#8217;or à bon compte. Il y a donc un &#8220;filet de sécurité&#8221; tendu par Pékin sous le cours de l&#8217;or&#8230;</p>
<p>Comme je vous l&#8217;expliquais récemment dans <em>l&#8217;Edito</em>, la Chine est en train de diversifier rapidement ses réserves de change en faisant croître la part de l&#8217;or (dans le plus grand secret bien sûr).</p>
<p>Son objectif ? Garantir son yuan avec de l&#8217;or pour en faire la monnaie de référence de la planète à terme. C&#8217;est du moins mon hypothèse&#8230;</p>
<p>Voilà. Vous avez mon avis sur l&#8217;or.<br /> Peut-être ai-je tort&#8230; Qui sait ?<br /> Personne justement&#8230;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Or : Que faire !</title>
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		<comments>http://edito-matieres-premieres.fr/or-que-faire/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 May 2012 12:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaux précieux]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse-technique-gold]]></category>
		<category><![CDATA[Gold-Valeur-refuge]]></category>
		<category><![CDATA[Jouer-Gold]]></category>

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		<description><![CDATA[L'or n'a pas résisté au bain de sang sur les marchés : le cours a perdu plus de 20% par rapport à son plus-haut à 1 930 $. Que faire avec l'or aujourd'hui ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;or n&#8217;a pas résisté au bain de sang sur les marchés :<br /> </strong>▪ Le billet vert &#8220;rebondit&#8221; face à l&#8217;euro qui se meurt&#8230; rendant moins attrayants les achats d&#8217;or.</p>
<p>▪ Les pertes enregistrées par les fonds sur les actions et indices poussent comme toujours à la &#8220;liquidation aurifère&#8221; (comprenez : les investisseurs sont forcés de le vendre afin de compenser leurs pertes et faire face aux retraits).</p>
<p>L&#8217;or a perdu plus de 20% par rapport à son plus-haut à 1 930 $.</p>
<p>Que faire avec l&#8217;or aujourd&#8217;hui ?</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120517_GOLD_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120517_GOLD.gif" alt="Graphique du cours de l'or" width="472" height="336" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Pour agrandir le graphique, cliquez dessus</em></p>
<p><strong>Ce que nous dit le graphique :<br /> </strong>▪ Les cours se rapprochent de la borne basse d&#8217;une figure d&#8217;élargissement à court terme ;<br /> ▪ Les indicateurs techniques journaliers sont survendus (le RSI est sous les 30%) ;<br /> ▪ Le bas de la zone de <em>range</em> de moyen terme (1 520 $/1 795 $) est en vue.</p>
<p>Mon avis ?<strong> </strong>A court terme, <strong>il faut acheter</strong><strong> !</strong></p>
<p><strong>Voici ma stratégie à court terme :<br /> <strong>Tant que les 1 500 $ ne sont pas cassés</strong></strong><strong>,</strong> on pourra aujourd&#8217;hui envisager un <strong>rebond technique à court terme.</strong></p>
<p>Les objectifs de retracement à la hausse sont situés sur les 1 620 $ dans un premier temps. En extension, la hausse pourrait même aller jusqu&#8217;aux 1 660 $ (niveau de la moyenne mobile à 50 jours, en bleu sur le graphique), le plus-haut de la figure en élargissement.</p>
<p>Voilà pour le court terme. Surtout, dans cette stratégie, positionnez bien un stop sur le niveau des 1 500 $.</p>
<p><strong>Et à <strong>moyen terme ?<br /> Gare à la rupture des fameux 1 500 $ !</strong></strong></p>
<p>Ce niveau ayant déjà contenu les baisses en septembre et décembre derniers, la plupart des investisseurs auront positionné leur <em>stop loss</em> dans cette zone.</p>
<p>Aussi, je pense que si les cours venaient à casser ce support, par effet boule de neige classique, <strong>le déclenchement des </strong><em>stop loss</em><strong> à la chaîne risquerait alors d&#8217;accélérer la baisse rapidement&#8230; vers l&#8217;objectif théorique des 1 300 $.</strong></p>
<p>Faites attention dans un premier temps car en cas de krach et de panique générale sur les marchés, l&#8217;or ne sera pas épargné (le cas de 2008 en est l&#8217;exemple). A plus long terme en revanche, l&#8217;or retrouvera son rôle de refuge.</p>
<p>Je ne me concentre ici que sur <strong>sa volatilité de court/moyen termes</strong> : c&#8217;est elle qui nous fait gagner de l&#8217;argent dans mon service ; voilà pourquoi nous allons probablement intervenir sur l&#8217;or avec mes abonnés dans les tout prochains jours.</p>
<p><em>[</em><strong><em>NDLR : la performance nette du portefeuille "Onde de Choc" de Mathieu dépasse les 34%</em></strong><em> depuis le 1er juillet 2010... Pour en savoir plus, </em><a href="https://secure.publications-agora.fr/WIN10/WWINN514/index.htm?pageNumber=1" target="_blank"><em>cliquez ici</em></a><em>]</em></p>
<p><em>Première parution dans <a href="http://lebilletdutrader.com/2012/05/15/est-ce-le-moment-de-revenir-sur-le-gold/">le Billet du Trader le 15/05/2012.</a></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Mines d&#8217;or : une opportunité d&#8217;achat historique dans une crise historique (2)</title>
		<link>http://edito-matieres-premieres.fr/mines-or-opportunite-achat-historique-dans-une-crise-historique-2/</link>
		<comments>http://edito-matieres-premieres.fr/mines-or-opportunite-achat-historique-dans-une-crise-historique-2/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 May 2012 14:53:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les Rédacteurs de l'Edito</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaux précieux]]></category>
		<category><![CDATA[etf]]></category>
		<category><![CDATA[Goldcorp]]></category>
		<category><![CDATA[newmont]]></category>
		<category><![CDATA[Newmont Mining]]></category>
		<category><![CDATA[ratio or]]></category>

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		<description><![CDATA[Le sentiment des investisseurs présents lors de la meilleure conférence sur les mines d'or juniors le "Precious Metals Summit" qui a eu lieu à Genève du 9 au 11 avril, puis la semaine suivante sur les grandes capitalisations au Denver Gold Show de Zürich, est assez clair. Les participants restent confiants à long terme sur la hausse de l'or. A court terme, le consensus est plus mitigé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Claude Bejet</p>
<p>Le sentiment des investisseurs présents lors de la meilleure conférence sur les mines d&#8217;or juniors le &#8220;Precious Metals Summit&#8221; qui a eu lieu à Genève du 9 au 11 avril, puis la semaine suivante sur les grandes capitalisations au Denver Gold Show de Zürich, est assez clair. Les participants restent confiants à long terme sur la hausse de l&#8217;or. A court terme, le consensus est plus mitigé.</p>
<p>Mark Hulbert recense que les personnes faisant du <em>market timing</em> sur l&#8217;or sont en moyenne négatifs, ce qui est extrêmement inhabituel et donc haussier. Ross Norman, le pdg de Sharps Pixley, prouve le désintérêt des investisseurs pour les mines. En 2004, la part des mines représentait 28% des portefeuilles et 72% pour le métal contre 6% seulement pour les mines en 2011. La négativité sur ce secteur est à couper au couteau. Jamais le décalage de valorisation entre les minières et le métal n&#8217;a été aussi important.</p>
<p align="center"><strong><em>Le ratio or sur mine d&#8217;or au plus haut</em></strong></p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120616_ratio_or_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120616_ratio_or.gif" alt="Graphique du cours de l'or" width="500" height="286" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>Les raisons sont multiples et souvent valables :</p>
<ul>
<li>Une décorrélation entre la hausse de l&#8217;or et des minières</li>
</ul>
<p>Les managers des mines d&#8217;or ont déçu les investisseurs année après année (déception sur l&#8217;augmentation des réserves, sur la production et surtout sur les marges qui n&#8217;ont progressé que de 7% par an alors que le prix de l&#8217;or a explosé). James Turk, le fondateur de Gold Money, se demande même si ces mineurs sont vraiment haussiers sur leur matière première car aucun d&#8217;entre eux n&#8217;achète de l&#8217;or pour gérer leurs liquidités. Leur <em>cash</em> c&#8217;est du dollar, pas de l&#8217;or !</p>
<ul>
<li>Hausse des coûts des minières</li>
</ul>
<p>La hausse des coûts est constante à cause des augmentations des salaires et de la hausse du pétrole et des matières premières. La plupart des grands groupes aurifères n&#8217;arrivent pas à renouveler leurs réserves et ils produisent à partir de terrains aux teneurs de plus en plus faibles.</p>
<ul>
<li>Augmentation du risque pays</li>
</ul>
<p>Le risque pays augmente un peu partout avec des nationalisations, des augmentations d&#8217;impôts, et une prolongation des durées des processus bureaucratiques pour mettre une mine en production sans compter des normes environnementales de plus en plus strictes et tatillonnent. Enfin, dans certains cas, de véritables chantages de la part de certaines ONG et de la population locale sont à déplorer.</p>
<p>Mais tout ceci est connu ! Et donc tout ceci est pris en compte par le marché.</p>
<p>Comme aime à le rappeler Tom Kaplan, figure iconique du monde de l&#8217;or, fondateur du groupe Electrum, et un des principaux actionnaires de Novagold en faisant référence à Apple : <strong>la capitalisation de toutes les mines d&#8217;or ne vaut même pas une demi-pomme !</strong></p>
<p>Est-il raisonnable qu&#8217;une industrie aussi importante que l&#8217;extraction de l&#8217;or ne puisse pas valoir la moitié d&#8217;une société d&#8217;électronique ?</p>
<p>Le <em>trade</em> de la décennie est peut-être <strong>long les mines d&#8217;or, short Apple ! </strong>Et cela n&#8217;a jamais été aussi simple. Voici quelques pistes, des plus larges, aux plus aventureuses.</p>
<p><strong>Les ETF de mines d&#8217;or</strong><br /> Il est très facile et très pratique d&#8217;investir sur ce secteur à travers les ETF de mines d&#8217;or. En achetant GDX (market vectors gold minor ETF : 43 $), on achète d&#8217;un coup d&#8217;un seul l&#8217;indice des grandes capitalisations aurifères.</p>
<p>Encore plus intéressant, GDXJ ; 20,7$ (market vectors gold miners) qui a connu il n&#8217;y a pas si longtemps un plus haut à 40,6 $. Après une chute encore plus spectaculaire, GLDX ; 8,3 $ (global X gold explorers ETF) permet d&#8217;acheter un panier de valeurs d&#8217;exploration.</p>
<p><strong>Les grands de la cote</strong><br /> Les mines les moins risquées sont bien évidemment les plus grandes dont les PER caracolaient allègrement pendant des décennies à plus de 30. Désormais, elles ne se paient plus que 11 fois pour une marge nette de 20%, à l&#8217;instar de <strong>Newmont Mining</strong> (NEM ; 46 $).</p>
<p><strong>Gold Corp</strong> (GG ; 35,3 $). La croissance de la production de cette société sera meilleure, progressant de 2,6 millions d&#8217;onces en 2011 à 4,2 millions d&#8217;onces en 2016 avec une marge nette de 28%. Malheureusement la société se paie plus chère avec un PER de 20.</p>
<p>Que faut-il acheter : Newmont ou Goldcorp ? Probablement les deux mais les meilleures progressions se feront sur des titres qui sont aujourd&#8217;hui délaissés par les gestionnaires de fonds aurifères.</p>
<p><strong>Harmony Gold</strong> (HMY ; 9,60 $). Cette action est quasiment au même prix qu&#8217;en 2000 alors que l&#8217;indice des mines d&#8217;or a progressé de 135%. Sur cette décennie, Harmony Gold a été totalement restructurée. Après avoir longtemps chuté, la production et les marges ont augmenté. L&#8217;extraordinaire gisement Wafi Golpu en <em>joint-venture</em> avec Newcrest en Papouasie, en Nouvelle Guinée, contient déjà 26 millions d&#8217;onces d&#8217;or et 9 millions de tonnes de cuivre.</p>
<p>Rien que cet actif de très grande qualité, qui pourra produire 400 000 onces d&#8217;or par an, justifie à lui seul toute la capitalisation boursière d&#8217;Harmony (4 milliards de dollars). Ce qui veut dire tout simplement qu&#8217;en achetant Harmony, on possède quasiment gratuitement la quatrième ressource d&#8217;or du monde, soit 6 291 tonnes. A ce prix-là, le risque sud-africain ne compte pas d&#8217;autant plus que ce pays est une démocratie et que sa monnaie, le rand, très forte aujourd&#8217;hui, pourrait se déprécier.</p>
<p><strong>Pan American Silver</strong> (PAAS ; 17 $ contre 34 $ en août 2011).<br /> Cette excellente société produit 21 millions d&#8217;onces d&#8217;argent grâce à 7 mines en production. La probabilité pour que le gouvernement argentin donne son accord pour mettre en production leur magnifique propriété la Navidad, est très forte. Cela pourrait quasiment doubler à terme leur production et faire envoler ce titre.</p>
<p><strong>Investir sur le modèle en partenariat</strong><br /> Il est prouvé que sur une durée de plus de 5 ans, 95% des gestionnaires sous performent leur indice de référence. Bien sûr, assembler et suivre un portefeuille de mines exploratrices est une entreprise extrêmement difficile et très risquée. Pourquoi ne pas faire confiance à des hommes dont c&#8217;est le métier. Ils choisissent et arbitrent pour nous les propriétés. Et pour éviter une dilution constante, problème majeure des sociétés d&#8217;exploration, ils laissent le soin à des partenaires de financer le gros des dépenses.</p>
<p>Dans ce domaine, ma valeur favorite est depuis de très nombreuses années <strong>Almaden Minerals</strong>. Les patrons et fondateurs, Duane et Morgan Poliquin ont déjà fait la fortune de leurs actionnaires sur leur première société. Ils sont considérés comme faisant partie des meilleurs géologues nord-américains. Leur société dont ils détiennent avec leurs proches près de 20% du capital, est quasiment indestructible car elle a survécu à l&#8217;effroyable marché baissier de 93 (suite à l&#8217;escroquerie de la société Bre-X) et à la faible valorisation de l&#8217;or des années 2000. Ils possèdent 40 propriétés au Canada et au Mexique. Fin 2012, ils auront autant de <em>cash</em> qu&#8217;en début d&#8217;année (25 millions de dollars) malgré les dépenses de forage sur leur grande découverte mexicaine, Ixtaca.</p>
<p>Cette société d&#8217;exploration capitalisant seulement 120 M$ verra son statut changer en septembre lorsqu&#8217;ils annonceront leur première ressource officielle (43 101), qui devrait prouver qu&#8217;ils possèdent déjà un à deux millions d&#8217;onces. Ce titre pourrait alors facilement retrouver ses plus hauts de 5 $ et peut-être 10 $ à terme. La métallurgie semble bonne, le terrain accessible Ixtaca sera probablement une mine</p>
<p><strong>EURASIAN MINERALS (</strong>EMXX-T ; 2,23 $)<br /> Cette petite société a tous les attributs d&#8217;une grande. Un management d&#8217;exception, 140 propriétés en Haïti, en Turquie, en Australie, aux Etats-Unis et en Suède. Des partenaires prestigieux vont dépenser 12 millions $ cette année : Newmont Mining, Vale, Freeport-McMoRan, Antofagasta, Inmet, Centerra Gold, Entrée Gold, Golden Predator. Leur modèle de <em>joint-venture</em> fonctionne extrêmement bien car depuis 2003, 70% de leurs dépenses (65 millions de dollars) ont été financées par leurs partenaires.</p>
<p><strong>VIRGINIA MINES</strong> (VGQ-T ; 9 $)<br /> L&#8217;action n&#8217;a quasiment pas baissé car d&#8217;après les analystes, sa valeur nette d&#8217;actifs entre le <em>cash</em> et ses royalties importantes est de 8,5 $. Le marché ne paie donc rien pour son Pdg André Gaumond considéré comme l&#8217;un des meilleurs prospecteurs canadiens, ni pour les propriétés intéressantes qu&#8217;il a déjà rassemblées au Québec.</p>
<p><strong>Petit producteur deviendra grand</strong></p>
<p><strong>Atna Resources</strong> (ATN ; 1 $)<br /> C&#8217;est de loin ma valeur favorite. Son Pdg Jim Hesketh est un bâtisseur de mines. Il vient de mettre en production Briggs en Californie qui a produit de manière profitable 40 000 onces en 2011. Grâce au redémarrage de la mine Pinson rachetée à Barrick, la société devrait produire 125 000 onces dès 2013 et pourrait accéder au club des producteurs de plus de 250 000 onces dès 2016. La capitalisation de 120 $ est anormalement faible car la société ne se paie qu&#8217;une ou deux fois le <em>cash</em>-flow 2013 et l&#8217;augmentation de la production devrait se faire sans dilution du capital !</p>
<p><strong>OLYMPUS PACIFIC</strong> (OYM-T ; 0.25 CAD)<br /> Cette société a produit 430 000 onces au Vietnam en 2011 et se paie une fois le <em>cash-flow</em> 2011 ! Sa production devrait atteindre 65 000 onces en 2012, 100 000 onces en 2013 et en 2014 leur projet Bau en Malaisie pourrait entrer en production avec 100 à 150 000 onces par an. Le management a su faire progresser les ressources d&#8217;un million d&#8217;onces en 2006 à 4 millions d&#8217;onces en 2011. Celles-ci pourraient augmenter encore de 28% cette année.</p>
<p>L&#8217;avantage de toutes ces sociétés c&#8217;est qu&#8217;elles produisent, qu&#8217;elles génèrent du <em>cash-flow</em>. Ce qui dans le contexte actuel est jugé de première importance par les investisseurs.</p>
<p><strong>Y a t-il un risque ?</strong><br /> Dans l&#8217;ambiance de crise bancaire endémique, les investisseurs aurifères estiment que beaucoup de projets d&#8217;exploration ne pourront jamais être financés et donc que ces sociétés doivent être évitées.</p>
<p>Il est vrai que la création récente de quelques trois mille sociétés d&#8217;exploration aurifère ne présage rien de bon et beaucoup d&#8217;entre elles disparaîtront ou fusionneront. Il n&#8217;empêche que dans un grand marché haussier sur l&#8217;or, l&#8217;accès au capital devrait être possible à plus ou moins longue échéance. Du fait de la très faible valorisation des sociétés d&#8217;exploration, c&#8217;est là que l&#8217;on pourra trouver les <em>ten bagger</em> de demain (expression de Peter Lynch, le célèbre investisseur américain qui désignait ainsi une action faisant <strong>10 fois la mise</strong>).</p>
<p><strong>Des grandes exploratrices de qualité</strong></p>
<p><strong>GOLD CANYON RESOURCES (</strong>GCU-V ; 1,50 $)<br /> La dernière publication de son excellente ressource 43 101 de 3,7 millions d&#8217;onces a cependant déçu le marché qui avait des attentes démesurées. Mais les 7 millions d&#8217;onces, ils les auront car leur directeur technique de génie le docteur Hennigh Quinton comprend bien la géologie de leur découverte et les forages vont bon train.</p>
<p><strong>CHESSER RESOURCES</strong> (CHZ-ASX 0.05 CAD)<br /> Les 500 000 onces de ressources en Turquie à très forte teneur (3 g) pourraient facilement atteindre 1,5 million d&#8217;onces. La société possède 7 millions de dollars de <em>cash</em>. Le Pdg Rick Valenta a fait ses preuves à la tête de Fronteer Development.</p>
<p><strong>Jouez le Yukon</strong><br /> Cette excellente juridiction au Canada a vu un engouement exceptionnel s&#8217;emparer des investisseurs. Le soufflé est retombé et l&#8217;on peut se procurer d&#8217;excellentes sociétés à prix cassé.</p>
<p><strong>KAMINAK KAM-V</strong> (1,95 CAD)<br /> A vu son prix baisser de 4,80 $ en juillet 2011 à 1,95 $ aujourd&#8217;hui. Mais cette société aura une mine à terme.</p>
<p><strong>ATAC</strong> (ATC-V 2,40 CAD)<br /> De 10 $ on est retombé à 2,40 $ et pourtant les terrains renferment très probablement des dépôts de type <em>carlin trend </em>qui ont fait la fortune de Barrick au Nevada.</p>
<p><strong>GOLDEN PREDATOR</strong><br /> William M. Sheriff, son pdg, a accumulé les plus vastes terrains dans le Yukon, grand comme l&#8217;Espagne, et la société devrait rentrer en production dès le quatrième trimestre 2013 pour produire 50 000 onces par an pour un investissement de seulement 25 millions dollars.</p>
<p><strong>SOLITARIO EXPLORATION &amp; ROYALTY</strong> (XPL- 1,24$)<br /> Grâce à une gestion extrêmement habile, le pdg Christopher Herald a réussi à accumuler d&#8217;excellentes propriétés en gardant un nombre d&#8217;actions très restreint (35 millions). Pour 50 millions de dollars de capitalisation, on possède un projet de production d&#8217;or aux Etats-Unis, un gisement de zinc gigantesque en partenariat avec le cinquième producteur mondial Votorantim Metals, des projets de métaux précieux au Mexique et un partenariat sur les platinoïdes avec Anglo Platinum au Brésil.</p>
<p><strong>Et pour les plus audacieux :</strong><br /> Plus les sociétés d&#8217;exploration sont petites et plus les valorisations relatives sont faibles. Les investisseurs les plus téméraires pourraient étudier les valeurs suivantes qui bien que très risquées, me semblent être des sociétés de qualité et peuvent être accumulé aux prix actuels. Certaines feront plus de 10 fois la mise mais si le marché tarde à se reprendre, le titre pourrait disparaître ou fusionner.</p>
<p><strong>TREASURY METALS</strong> (TML : 0,70 CAD)<br /> Canada, Ontario</p>
<p><strong>AFRICAN QUEEN</strong> (AQ ; 0,13 CAD)<br /> Ghana, Tanzanie</p>
<p><strong>ANDEAN GOLD</strong> (AAU-V ; 0,065 CAD)<br /> Equateur et Pérou</p>
<p><strong>DIAMOND CORP</strong> (DCP-LON ; 0,05 livre sterling)<br /> Diamants en Afrique</p>
<p><strong>FREEGOLD VENTURES</strong> (FVL ; 0,7 CAD)<br /> Alaska</p>
<p><strong>GOLDEN GOLIATH</strong> (GNG-V ; 0,2 CAD)</p>
<p><strong>GOLDSTONE</strong> (GRL-LON ; 0,038 livre sterling)<br /> Ghana et Gabon</p>
<p><strong>FIRE RIVER</strong> (FAU-V<br /> Alaska</p>
<p><strong>GRAN COLUMBIA</strong> (GCM-V ; 0,39 CAD)<br /> Colombie</p>
<p><strong>MEDITERRANEAN RESOURCES</strong> (MNR-T ; 0,11 CAD)<br /> Turquie</p>
<p><strong>GOLD MOUNTAIN</strong></p>
<p><strong>LINCOLN MINING</strong> (LMG-V ; 0,04 CAD)</p>
<p><strong>NORTHERN FREEGOLD</strong> (NFR-V ; 0,16 CAD)<br /> Canada et Arizona</p>
<p><strong>REBGOLD CORPORATION</strong> (REB-V ; 0,03 CAD)<br /> Finlande</p>
<p><strong>SILVER BEAR</strong> (BBRT ; 0,41 CAD)<br /> Russie<br /> <strong>TEMEX</strong> (TME-V ; 0,13 CAD)</p>
<p>Comme dans la chanson de Rouge : &#8220;attention, attention, attention <em>baby</em>, attention&#8221;.</p>
<p>Les mines d&#8217;or sont des investissements risqués, il faut toujours garder cette idée présente à l&#8217;esprit. Le deuxième risque sera probablement de vendre trop tôt. La volatilité de ce secteur a conditionné les investisseurs à ne pas garder les titres. Cette fois-ci, si nos points d&#8217;entrée sont bons, il faudra probablement garder pour le long terme et ne pas prendre vos profits trop rapidement. Mais nous n&#8217;en sommes pas (encore) là !</p>
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		<title>Mines d&#8217;or : Signal d&#8217;achat historique ? (1)</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 08:48:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les Rédacteurs de l'Edito</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaux précieux]]></category>
		<category><![CDATA[cours or]]></category>
		<category><![CDATA[ETF or physique]]></category>
		<category><![CDATA[indice GDX]]></category>
		<category><![CDATA[récession en Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Warren Buffett]]></category>

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		<description><![CDATA[Si l'or n'a perdu que 18%, les mines sont en baisse de près de 50% depuis le plus haut historique de l'once début septembre 2011. Fondamentalement, elles sont extrêmement sous-évaluées. Techniquement, on peut voir un fort signal de retournement. Curieusement, alors que l'or jouit de sa onzième année de hausse, le pessimisme le plus noir règne dans le domaine des mines d'or. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Claude Bejet</p>
<p>Si l&#8217;or n&#8217;a perdu que 18%, les mines sont en baisse de près de 50% depuis le plus haut historique de l&#8217;once début septembre 2011.</p>
<p>Fondamentalement, elles sont extrêmement sous-évaluées. Techniquement, on peut voir un fort signal de retournement.</p>
<p>Curieusement, alors que l&#8217;or jouit de sa onzième année de hausse, le pessimisme le plus noir règne dans le domaine des mines d&#8217;or. Ceci n&#8217;est pas étonnant puisque l&#8217;indice GDX des grandes mines a baissé de 38.5% depuis son plus-haut atteint le 8 septembre 2011 (et de 25% sur les cinq dernières semaines). La débâcle est encore plus forte sur les mines juniors, où l&#8217;indice GDXJ vient de perdre 50.5%, et l&#8217;indice des Exploratrices GLDX chute de plus de 55%.</p>
<p>Sur la même période, l&#8217;or physique n&#8217;a baissé que de 4% !</p>
<p>Depuis le 1er mai, la baisse a encore accéléré mais mercredi 9 mai un retournement important a eu lieu. Les indices miniers ont fait un plus-bas historique dans un vent de panique pour terminer avec une hausse sur la clôture de la veille. Cette reprise a été confirmée jeudi 10 mai.</p>
<p>Acheter des mines d&#8217;or ou renforcer ses positions dans le secteur me semble être un investissement qui pourrait être très rentable à moyen terme (automne 2012, début 2013).</p>
<p><strong>Les mines, des actions comme les autres ou un effet de levier sur le métal ?</strong><br /> L&#8217;ensemble de la communauté financière, au vu de la bonne corrélation entre les mines d&#8217;or et les actions, préfère acheter des ETF d&#8217;or physique et délaisse le secteur minier. Le traumatisme de 2008 reste présent dans les esprits. Les mines d&#8217;or, supposées protéger les portefeuilles d&#8217;actions, n&#8217;avaient-elles pas baissé beaucoup plus que les indices boursiers ?</p>
<p>Il convient tout de même de rappeler, comme l&#8217;avait prouvé à l&#8217;époque dans son excellente étude de 1993 Amy Gassman, l&#8217;analyste aurifère de Goldman Sachs, que les mines d&#8217;or ont une aussi bonne corrélation avec l&#8217;or qu&#8217;avec le S&amp;P 500. Ce qui veut tout simplement dire que les mines d&#8217;or réagissent parfois comme des actions mais tout aussi fréquemment comme l&#8217;or – effet de levier en plus.</p>
<p>Si les bourses mondiales venaient à corriger, il se pourrait très bien que, contrairement à ce qui s&#8217;est passé en 2008, les marchés anticipent un retour en force de la création monétaire par des gouvernements en proie à la panique.</p>
<p>Dans ce contexte, les actions pourraient baisser et les mines d&#8217;or monter !</p>
<p><strong>Y-a-t-il une bulle sur l&#8217;or ?</strong><br /> Bien évidemment, si l&#8217;on souhaite investir sur les mines d&#8217;or qui normalement présentent un effet levier de 3 par rapport au métal jaune, il faut être persuadé que le grand marché haussier sur l&#8217;or est loin d&#8217;être terminé.</p>
<p>Il est vrai que la relique barbare a déjà fortement monté, passant en 11 ans de 300 $ à 1 600 $. Il me semble néanmoins que cette hausse reste tranquille en échelle logarithmique. Pour qu&#8217;il y ait bulle, il faudrait qu&#8217;il y ait une véritable hausse exponentielle.</p>
<p><strong>Graphique 1</strong> : La hausse de l&#8217;or à ce jour n&#8217;est rien par rapport au Nasdaq lors de la bulle Internet</p>
<p align="center"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120515_or_1.gif" alt="Graphique 1 : La hausse de l'or à ce jour n'est rien par rapport au Nasdaq lors de la bulle Internet" width="500" height="371" border="0" /></p>
<p align="left">Depuis 2001, l&#8217;or a connu 7 corrections de plus de 10% : -10% en 2003, -12% en 2004, -23% en 2006, -30% en 2008, -12% en 2009, -13% en 2010, et la plus récente : -19% qui a vu l&#8217;or passer de 1 895 $ à 1 531 $.</p>
<p><strong>Graphique 2</strong> : Les 7 corrections sur l&#8217;or</p>
<p align="center"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120515_or_4.gif" alt="Graphique 2 : Les 7 corrections sur l'or" width="500" height="377" border="0" /></p>
<p>Si l&#8217;or monnaie de réserve semble monter face à un dollar structurellement faible, il reste relativement stable par rapport au pétrole avec un ratio de 17.</p>
<p><strong>Graphique 2 bis</strong> : Le ratio or pétrole relativement stable depuis 50 ans</p>
<p align="center"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120515_or_2.gif" alt="Graphique 2 bis : Le ratio or pétrole relativement stable depuis 50 ans" width="500" height="377" border="0" /></p>
<p>De la même manière si les cours des denrées alimentaires montent en euro ou en roupie indienne, leurs prix ne dérapent pas par rapport à l&#8217;or qui joue son rôle d&#8217;étalon monétaire.</p>
<p><strong>Les intérêts réels négatifs soutiennent les placements or</strong><br /> Un des meilleurs indicateurs pour prédire une hausse durable de l&#8217;or est l&#8217;existence de taux d&#8217;intérêt réels négatifs. Or c&#8217;est le cas dans pratiquement tous les pays : France : -1,05%, Allemagne : -1,25%, Etats-Unis : -3,25%, Grande-Bretagne : -4,50%, Chine et Inde : -2,23% (US Global Research).</p>
<p>Qui plus est, l&#8217;or représente une infime fraction infime de l&#8217;allocation d&#8217;actifs des grands investisseurs. Philippe Klapwijk, patron de la recherche sur les métaux de Thomson Reuters, a bien illustré ce point récemment, dans son discours au <em>European Gold Forum</em> à Zurich, le 17 avril dernier.</p>
<p>Selon lui, face aux 50 000 milliards investis sur les actions, ou au 60 000 milliards du monde des obligations et des quelque 10 000 milliards des bons du Trésor américain, l&#8217;or ne représente qu&#8217;une goutte d&#8217;eau !</p>
<p>A cela, j&#8217;ajouterai personnellement qu&#8217;aucun de mes amis ou voisins ne détient de montants significatifs d&#8217;or physique et qu&#8217;aucun chauffeur de taxi ne m&#8217;a recommandé d&#8217;acheter une mine d&#8217;or.</p>
<p>Plus sérieusement, l&#8217;or représentait 5% des actifs financiers en 1968, 3% en 1980 contre moins de 1% aujourd&#8217;hui (source : CPM Gold Year Book).</p>
<p><strong>Le prix de l&#8217;or ne fait que refléter l&#8217;augmentation des masses monétaires</strong><br /> Le docteur Murenbeeld, qui produit parmi les recherches les plus systématiques sur l&#8217;or, souligne que les dettes des gouvernements sont pour la plupart au-dessus ou proches du seuil critique des 90%, et que les dépenses sociales dans nos sociétés modernes sont quasiment incontrôlables et irréductibles (60% du budget américain). Par exemple, le bilan de la Réserve fédérale américaine a triplé depuis janvier 2008, et la Banque centrale européenne n&#8217;est pas en reste avec un doublement sur la même période.</p>
<p><strong>Graphique 3</strong> : La création monétaire favorise la hausse de l&#8217;or</p>
<p align="center"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120515_or_3.gif" alt="Graphique 3 : La création monétaire favorise la hausse de l'or" width="500" height="365" border="0" /></p>
<p>Ce brillant analyste de Dundee Wealth précise qu&#8217;en utilisant le même ratio de couverture de 0,38 utilisé lors de la réévaluation de l&#8217;or en 1934 aux Etats-Unis, l&#8217;or devrait être à 4 063 $ pour tenir compte de l&#8217;augmentation de la masse monétaire M1 et de 8 497 $ en utilisant un ratio de couverture de seulement 0,24 pour tenir compte de l&#8217;augmentation de la masse monétaire M2.</p>
<p><strong>Et la production d&#8217;or dans tout cela ?</strong><br /> La production mondiale d&#8217;or, 2 500 tonnes par an, est en très légère augmentation, mais ces chiffres sont tellement minuscules par rapport aux stocks détenus par les gouvernements et les particuliers (probablement 160 000 tonnes) qu&#8217;ils n&#8217;influent pas de manière significative sur l&#8217;évolution du prix de l&#8217;or.</p>
<p>Un autre point de vue intéressant a été donné par Thorsten Schulte, expert financier allemand, dans sa présentation du 20 avril à Zürich : la production mondiale d&#8217;or représente une valeur d&#8217;environ 140 milliards de dollars, chiffre insignifiant par rapport à la dette américaine de 53 657 milliards de dollars, 98 723 milliards de dollars du marché des obligations et des 790 000 milliards de dollars de volume sur les dérivés.</p>
<p>Warren Buffett clame haut et fort que les CDS (<em>Credit Default Swap</em>) sont des armes de destruction massive. Compte tenu des dérèglements de la finance mondiale, il semble curieux que cet éminent investisseur ne soit pas haussier à long terme sur l&#8217;or.</p>
<p><strong>Facteurs négatifs sur l&#8217;or</strong><br /> Bien sûr, il y a toujours des risques de baisse.</p>
<p>L&#8217;argument le plus sérieux à mon sens serait l&#8217;éventualité d&#8217;une forte récession en Chine. Ceci est bien évidemment une possibilité car dans l&#8217;histoire de l&#8217;humanité, tout pays qui a connu une forte croissance fait face tôt ou tard, non pas à une simple baisse de son rythme de croissance, mais à de véritables récessions. La hausse récente de l&#8217;indice boursier chinois ne semble pas accréditer cette hypothèse à court terme.</p>
<p>Personnellement, j&#8217;ai identifié 3 raisons qui pourraient faire repartir l&#8217;or à la baisse :</p>
<blockquote>
<p>=&gt; Si la croissance mondiale repartait à un rythme soutenu, la poursuite de la hausse des indices rassurerait, et l&#8217;or perdrait de son attrait relatif ;</p>
<p>=&gt; Si les masses monétaires cessaient leur croissance effrénée ;</p>
<p>=&gt; Si le dollar connaissait une forte remontée face à des monnaies en perdition, cela freinerait les ardeurs sur l&#8217;or.</p>
</blockquote>
<p>Toutefois au vue des décrochages des marchés cette semaine, la tentation de relancer la planche à billets se fait plus pressante. Le décrochage de l&#8217;or n&#8217;est pas pour tout de suite.</p>
<p align="left">Demain, je me pencherai plus en avant sur le cas des minières les plus prometteuses.</p>
<p align="left">[NDLR : Investir sur l'or demande un suivi sur le long terme des marchés actions, obligataires et monétaires. <em>Matières à Profits</em> vous apportera toutes les informations et les conseils nécessaires sur ces marchés pour bien investir sur le métal jaune : <a href="https://secure.publications-agora.fr/MAP15/WMAPN509/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">découvrez sans plus attendre d'autres opportunités que vous pourriez saisir dès aujourd'hui...</a>]</p>
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		<title>Les matières premières en deuil</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 14:56:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florent Detroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaux de base]]></category>
		<category><![CDATA[Banque de France]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[BHP Billiton]]></category>
		<category><![CDATA[brent]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des prix de l'essence]]></category>
		<category><![CDATA[OPEP]]></category>
		<category><![CDATA[Rio Tinto]]></category>
		<category><![CDATA[USDA]]></category>
		<category><![CDATA[WTI]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine, la situation économique a pris un tour particulièrement inquiétant. Depuis le début d'année, les marchés ont volontairement ignoré les risques qui planaient encore sur la zone euro sous le double effet de la reprise américaine et de notre campagne électorale. Pourtant, mai a sonné le glas de notre confiance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, la situation économique a pris un tour particulièrement inquiétant.</p>
<p>Depuis le début d&#8217;année, les marchés ont volontairement ignoré les risques qui planaient encore sur la zone euro sous le double effet de la reprise américaine et de notre campagne électorale. Pourtant, mai a sonné le glas de notre confiance.</p>
<p>C&#8217;est la Banque de France qui a provoqué notre retour à la réalité. L&#8217;institution prévoit une croissance nulle pour le deuxième trimestre, après avoir anticipé un zéro pointé de croissance pour le premier trimestre 2012. Une estimation d&#8217;ailleurs jugée optimiste par certains acteurs, notamment privés. BNP Paribas s&#8217;attend à une régression de 0,2% du PIB pour le premier trimestre.</p>
<p>Si la fin de la campagne vient de lever nos illusions sur la situation française, l&#8217;image d&#8217;une éventuelle reprise de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique est également en train de se fissurer. Les Etats-Unis donnent des signes de faiblesse, selon <em>Les Echos</em> de vendredi dernier. Pour le journaliste Gillez Coville, les premiers signes inquiétants ont affecté &#8220;les sociétés liées aux produits de base et à l&#8217;énergie, en amont du cycle. Ils ont ensuite gagné les secteurs de la consommation, coeur de l&#8217;économie américaine&#8221;. Barack Obama a beau jeu d&#8217;expliquer qu&#8217;avec la hausse des prix de l&#8217;essence, la crise de la zone est le deuxième plus important risque pour l&#8217;économie américaine. L&#8217;économie américaine souffre avant tout de ne pas réussir à créer d&#8217;emplois.</p>
<p>Alors que la banque Goldman Sachs recommande actuellement de &#8220;vendre&#8221; le CAC 40, vous aurez compris que des temps difficiles s&#8217;annoncent. Le mois de mai est habituellement sanglant sur les places boursières.</p>
<p>Seule la fin du ralentissement chinois pourrait provoquer un rebond des marchés. Après la publication d&#8217;une croissance industrielle à un seul chiffre en avril, cas unique depuis la crise de 2008, la Banque centrale chinoise vient de faire un premier geste de relance en abaissant le taux de réserves obligatoires des banques.</p>
<p><strong>Les métaux plongent avec la Chine</strong><br /> Les mauvais chiffres industriels chinois ont eu l&#8217;effet escompté : la chute des métaux industriels.</p>
<p><strong>La semaine a été plutôt mitigée pour les métaux. Certains se sont même permis d&#8217;être en légère hausse, comme le</strong> <strong>cuivre</strong>, le <strong>plomb</strong>, le <strong>nickel</strong> et le <strong>zinc</strong>. Toutefois il semble qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une victoire à la Pyrrhus. Car les données chinoises font plonger les métaux ce matin. Ainsi, le record de baisse est attribué à l&#8217;étain, qui enregistre un plongeon de plus de 6%.</p>
<p>En guise de comparaison, l<strong>&#8216;aluminium</strong> et le cuivre ont plutôt bien résisté. L&#8217;aluminium est en légère baisse sur la semaine, passant néanmoins en dessous des 2 000 $ la tonne. A noter, si le <strong>cuivre</strong> a légèrement flanché également, le métal rouge pourrait mieux résister à l&#8217;avenir, alors qu&#8217;une grève au Pérou est prévue pour le 14 et le 15 mai prochain.</p>
<p>C&#8217;est dans un contexte peu encourageant pour les métaux que les deux premiers géants, BHP Billiton et Rio Tinto, viennent d&#8217;annoncer qu&#8217;ils allaient modérer leurs programmes d&#8217;investissements. Désormais, seuls les projets les plus rentables seront privilégiés. Cette déclaration intervient alors que, depuis un mois, s&#8217;impose l&#8217;idée de la fin d&#8217;un super cycle des matières premières.</p>
<p>Comme je l&#8217;ai rappelé dans <em><a href="http://edito-matieres-premieres.fr/prenez-hedge-funds-a-contre-pied/" target="_blank">l&#8217;Edito des Matières Premières &amp; Devises</a></em> la semaine dernière, l&#8217;heure n&#8217;est plus aux records des indices. Seule l&#8217;analyse au cas par cas des métaux compte désormais.</p>
<p><strong>L&#8217;or est-il encore une planche de salut ?</strong><strong> </strong><br /> L&#8217;once d&#8217;<strong>or </strong>est passée en dessous des 1 600 $ cette semaine. Pour une fois, la dégradation de la situation économique globale ne profite pas aux métaux précieux.</p>
<p>Cet étonnement est partagé par Commerzbank, qui explique que &#8220;les indicateurs économiques étonnamment mauvais tombés des deux côtés de l&#8217;Atlantique ne parviennent pas jusqu&#8217;à présent à raviver le statut traditionnel de valeur refuge de l&#8217;or&#8221;. Notre bonne exposition à l&#8217;or reste cependant plus que jamais une bonne stratégie. La dégradation de la situation devrait finir par profiter aux métaux précieux.</p>
<p>[NDLR : N'oubliez pas que la diversification est l'atout sécurité de votre portefeuille boursier. Les valeurs adossées aux matières premières ont le vent en poupe alors... découvrez vite les opportunités "matières" que Florent Detroy a dénichées pour vous : <a href="https://secure.publications-agora.fr/MAP10/WMAPN508/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">il suffit de découvrir ce message spécial...</a>]</p>
<p>Sur <strong>l&#8217;argent</strong>, la Chine devrait rapidement devenir un acteur majeur, alors que Shanghai propose désormais des contrats à terme sur le métal gris.</p>
<p><strong>Agriculture : Le roseau plie et rompt</strong> <br /> Après avoir plutôt bien résisté la semaine dernière, les cours de <strong>maïs</strong> ont ouvert en forte baisse ce lundi. Ils sont sortis par le bas de leur canal 6-6,6 <em>cents</em> le boisseau.</p>
<p>La tension à court terme devant les fortes importations d&#8217;Asie ont cédé devant les perspectives baissières à long terme. En effet, l&#8217;USDA vient d&#8217;annoncer que les semis de maïs ont atteint la semaine dernière 71% des objectifs de la saison, contre 31% habituellement. La récolte prochaine devrait ainsi être particulièrement importante. Toutefois l&#8217;optimisme de l&#8217;USDA a très vite été contesté.</p>
<p>Le <strong>soja</strong> a également réagi brusquement aux annonces de l&#8217;USDA. Selon l&#8217;organisme américain, la production mondiale de soja devrait augmenter de 15% pour la saison 2012-2013, à 271,4 millions de tonnes. L&#8217;oléagineux rejoint donc le <strong>blé</strong>, dont la production devrait être record cette année.</p>
<p>Les bonnes récoltes de <strong>sucre</strong> attendues en Inde, le deuxième producteur mondial, et en Thaïlande, ont fait baisser les cours, proche des 20 <em>cents</em> la livre. Toutefois, les conditions climatiques imprévues et la production d&#8217;éthanol devraient empêcher que les cours n&#8217;aillent plus bas.</p>
<p><strong>Le pétrole casse les 100 $ et s&#8217;enfonce encore un peu plus</strong> <br /> L&#8217;OPEP a explosé ses quotas de production. Avec la montée en force de la production iraquienne et libyenne, les membres de l&#8217;organisation pétrolière ont produit 31,62 millions de barils en avril. C&#8217;est largement au-dessus leur objectif de 30 millions de barils. Cette production retrouve alors ses niveaux de 2008.</p>
<p>Conjugué à la baisse de la demande en Asie suite aux mauvais chiffres chinois, le pétrole a littéralement plongé. Le WTI est passé sous les 100 $, et le Brent s&#8217;approche des 111 $, après avoir perdu 7% depuis le début du mois.</p>
<p align="center"><strong>Synthèse de l&#8217;évolution du cours des matières premières<br /> Tableau de variation des cours</strong></p>
<table width="500" border="1" cellspacing="0" cellpadding="1" align="center">
<tbody>
<tr align="center">
<td width="190" height="18"><strong>Cours à <br /> 3 mois</strong></td>
<td width="99"><strong>Vendredi<br /> 04/05/2012</strong></td>
<td width="99"><strong>Vendredi<br /> 11/05/2012</strong></td>
<td width="123"><strong>Variation<br /> hebdomadaire</strong></td>
</tr>
<tr align="center" valign="middle" bgcolor="#FFFFFF">
<td align="center" height="24"> </td>
<td>
<p align="center"><strong>En $</strong></p>
</td>
<td>
<p align="center"><strong>En $</strong></p>
</td>
<td>
<p align="center"><strong>En %</strong></p>
</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td align="center" bgcolor="#EAE2D5" height="24"> <strong>Aluminium </strong></td>
<td>2 088</td>
<td>2 031</td>
<td>-2,73%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Cuivre* </strong></td>
<td>8 225</td>
<td>7 990</td>
<td>-2,86%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Plomb* </strong></td>
<td>2 089</td>
<td>2 064</td>
<td>-1,20%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Nickel* </strong></td>
<td>17 425</td>
<td>17 055</td>
<td>-2,12%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Etain</strong></td>
<td>21 650</td>
<td>20 300</td>
<td><strong>-6,24%</strong></td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#FFFFFF">
<td bgcolor="#FFFFFF" height="24"><strong> Zinc* </strong></td>
<td>1 998</td>
<td>1 931</td>
<td>-3,35%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Acier (Méditerranéen) *</strong></td>
<td>480</td>
<td>464</td>
<td>-3,33%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#FFFFFF">
<td bgcolor="#FFFFFF" height="24"><strong>Pétrole light<br /> (New York 1 mois)</strong></td>
<td>97,81</td>
<td>94,8</td>
<td>-3,08%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td height="24"><strong> Or (spot Comex) </strong></td>
<td>1 641</td>
<td>1 573</td>
<td>-4,14%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Argent spot Comex) </strong></td>
<td>30,29</td>
<td>28,47</td>
<td>-6,01%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td height="24"><strong> Platine (spot Comex) </strong></td>
<td>1 525</td>
<td>1 457</td>
<td>-4,46%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Palladium (spot Comex) </strong></td>
<td>650</td>
<td>594</td>
<td><strong>-8,62%</strong></td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td width="190"><strong>Blé<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>6,05</td>
<td>5,97</td>
<td>-1,32%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td><strong>Maïs<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>6,15</td>
<td>5,80</td>
<td><strong>-5,69%</strong></td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td><strong>Soja<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>14,69</td>
<td>13,86</td>
<td>-5,65%</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="center"><em>* cours en $ la tonne sur le LME à trois mois</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comment le cartel des banques manipule à son profit un marché de 350 000 milliards de dollars</title>
		<link>http://edito-matieres-premieres.fr/comment-le-cartel-des-banques-manipule-a-son-profit-un-marche-de-350-000-milliards-de-dollars/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 13:37:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Mouilleseaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Isabelle Mouilleseaux]]></category>
		<category><![CDATA[Macro éco et perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[subprime toxiques]]></category>
		<category><![CDATA[taux LIBOR]]></category>
		<category><![CDATA[ubs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://edito-matieres-premieres.fr/?p=5729</guid>
		<description><![CDATA[Pour faire simple, le taux LIBOR est le coût de l'argent. C'est le taux auquel les banques se prêtent de l'argent entre elles, le taux de référence du marché interbancaire. Mais ce "taux mère" a fait l'objet de manipulations. Un cartel de quelques grandes banques est suspecté. Un scandale de plus... et un nombre infini de victimes qui s'ignorent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Trois étalons dictent leur loi sur les marchés : le roi dollar, étalon de la planète devises. Le S&amp;P 500, étalon des marchés actions. Et il existe un troisième étalon au coeur de la planète finance, tout aussi puissant : le taux LIBOR, où 350 000 milliards de dollars de produits financiers y sont indexés.</p>
<p>Cartes bancaires, prêts hypothécaires à taux variable, contrats de couverture, produits structurés&#8230; le taux LIBOR sert de référence pour fixer le taux d&#8217;intérêt de milliers de produits financiers. Il est le <strong>&#8220;taux mère&#8221;</strong> dont découle un ensemble de taux applicables à une multitude de produits.</p>
<p>Imaginez une pyramide inversée : il en constitue la base et il &#8220;donne le la&#8221; à toute la pyramide. C&#8217;est le coeur du système.</p>
<p>Pour faire simple, le taux LIBOR est le coût de l&#8217;argent. C&#8217;est le taux auquel les banques se prêtent de l&#8217;argent entre elles, le taux de référence du marché interbancaire.</p>
<p>Mais ce &#8220;taux mère&#8221; a fait l&#8217;objet de manipulations. Un cartel de quelques grandes banques est suspecté.</p>
<p><em>Un scandale de plus&#8230; et un nombre infini de victimes qui s&#8217;ignorent.</em></p>
<p><strong>La jauge de la santé des banques vous mentirait-elle ?<br /> </strong>Le taux LIBOR est donc le taux moyen auquel les banques se prêtent de l&#8217;argent entre elles.</p>
<p>Evidemment, ce taux intègre le risque. On ne prête pas au même taux à une banque solide qu&#8217;à une banque qui présente un risque de solvabilité. Plus le risque de contrepartie est grand, plus le taux monte. Quand les banques se font <strong>confiance</strong>, le taux est bas. Logique.</p>
<p>Voilà pourquoi ce taux LIBOR est aussi pour nous autres investisseurs, LA jauge de la santé financière des banques.</p>
<p>Pourtant, dès fin 2007, certaines banques commençaient à être étranglées par les <em>subprime</em> toxiques qui pesaient lourdement sur leurs comptes&#8230; Le risque de contrepartie émergeait doucement. Mais le taux LIBOR ne montait pas, les banques continuaient à emprunter de l&#8217;argent à taux bas et semblaient se faire confiance. Etrange&#8230;</p>
<p>Début 2008, les CDS (assurances qui vous couvrent contre le défaut les banques) voyaient leur coût grimper fortement face au risque bancaire latent. Le LIBOR ne suivait pas. Etrange&#8230;</p>
<p>Ainsi sont nés les premiers soupçons de manipulation, les premières interrogations&#8230;</p>
<p><strong>Les taux seraient-ils délibérément maintenus artificiellement bas par les banques ?<br /> </strong>Le LIBOR est calculé tous les jours à 11 heures sur la base d&#8217;un <strong>sondage</strong> réalisé par la BBA (Association britannique des banquiers). La BBA demande aux 15 plus grandes banques à quel taux elles <strong>estiment pouvoir</strong> se financer sur les marchés monétaires ; elle en tire une moyenne : le LIBOR.</p>
<p>&#8220;<em>La main sur le coeur, je pense pouvoir aujourd&#8217;hui me refinancer à &#8230;</em>&#8220;, voilà comment est calculé le taux qui sert de référence à 350 000 milliards de dollars de produits financiers. Voilà comment est calculée la jauge qui nous permet de juger de la santé des banques.</p>
<p>Le taux le plus important du monde est le fruit d&#8217;un sondage et de supputations, suppositions.</p>
<p>Aussi incroyable que cela puisse paraître, aucune transaction réelle ne justifie ce taux qui repose uniquement sur la bonne foi que l&#8217;on met dans la parole de quelques banquiers. Banquiers qui sont à la fois partie et contrepartie !</p>
<p>On se retrouve donc avec des banques qui créent et vendent des produits à leurs clients, et qui fixent elles-mêmes le taux de référence qui déterminera l&#8217;intérêt applicable à ces mêmes produits.</p>
<p>Trouvez l&#8217;erreur&#8230;</p>
<p><strong>Quel intérêt pour les banques de maintenir les taux bas ?<br /> </strong>▪ Pour ne pas inquiéter les marchés quant à leur santé réelle, vous dira-t-on&#8230; Disons plutôt pour cacher leur fragilité financière aux investisseurs dans ce cas. Tout va très bien madame la Marquise&#8230; un simple mensonge de plus au coeur de la tempête des marchés.</p>
<p>▪ Mais il y a une autre raison : l&#8217;argent. Vu les milliards d&#8217;actifs financiers que ces banques ont dans leur bilan, modifier le taux de référence de façon infime peut être très rémunérateur du fait de l&#8217;effet multiplicateur.</p>
<p>&#8220;En 2009, Citibank a indiqué qu&#8217;elle empocherait 936 millions de dollars si les taux d&#8217;intérêt baissaient d&#8217;un quart de point par trimestre durant une année. Le gain s&#8217;élevant à 1,9 milliard s&#8217;ils chutaient de 1%&#8221;, lit-on dans le quotidien suisse <em>Le Temps</em>.</p>
<p>Qui est le dindon de la farce dans cette histoire ? Les clients de la banque&#8230;</p>
<p>Pas étonnant dans ces circonstances de voir se multiplier les plaintes civiles. A commencer par celle de Charles Schwab qui estime le préjudice à &#8220;plusieurs centaines de millions de dollars, voire milliards de dollars&#8221;.</p>
<p><strong>Les autorités de marchés américaines et nippones se lancent dans la bataille<br /> </strong>Opacité, manipulation des taux, entente&#8230; les autorités de marchés veulent en avoir le coeur net.</p>
<p>UBS a été citée à comparaître et est menacée de tentative de manipulation de taux. Elle a décidé de &#8220;coopérer&#8221;, espérant ainsi réduire l&#8217;amende potentielle&#8230;</p>
<p>L&#8217;enquête cherche aussi à déterminer s&#8217;il y a eu &#8220;entente&#8221;, action de concert. Les banques se sont-elles entendues de 2008 à 2011 pour maintenir les taux bas ? Crédit Suisse, la Société Générale, Citigroup, Barclays&#8230; sont dans le collimateur des agences de contrôle.</p>
<p>Il y a fort à parier que cette bataille juridico-financière durera des années.</p>
<p>Elle se terminera sans doute comme toutes les autres batailles : à l&#8217;amiable, avec un gros chèque à la clé.</p>
<p>Toujours pour les mêmes raisons : le lobby des banques est l&#8217;un des plus puissants qui soit, il est très fortement imbriqué dans le monde politique américain qui en dépend, et l&#8217;argent est le nerf de la guerre.</p>
<p><strong>Et l&#8217;investisseur là-dedans ?<br /> </strong>Qu&#8217;il change de jauge !</p>
<p>Qu&#8217;il ne prenne pas tout ce qu&#8217;on lui dit pour argent comptant.</p>
<p>Qu&#8217;il soit critique.</p>
<p>Car la meilleure façon de faire face à <strong>tous les dysfonctionnements de la planète finance</strong> (et ils sont nombreux !) est incontestablement l&#8217;adaptation. Comprendre les enjeux et prendre les bonnes mesures pour protéger ses avoirs, son portefeuille, son patrimoine.</p>
<p>Personne ne le fera à votre place.</p>
<p>Et surtout pas les banques&#8230;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les matières premières viennent-elles de vivre leur &#8220;10 glorieuses&#8221; ?</title>
		<link>http://edito-matieres-premieres.fr/matieres-premieres-10-glorieuses/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 14:57:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florent Detroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Softs & céréales]]></category>
		<category><![CDATA[commodities]]></category>
		<category><![CDATA[glencore]]></category>
		<category><![CDATA[hausse matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[les producteurs d'engrais et de semences]]></category>
		<category><![CDATA[trafigura]]></category>

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		<description><![CDATA[Les matières premières sont-elles en bout de course ? C'est la question qui a envahi les rédactions du monde entier, et hante actuellement les conseils d'administration des géants des matières premières. L'idée est partie du responsable chez Citigroup de la recherche sur les matières premières, Edward L. Morse. Il annonçait la fin d'un "super cycle" des matières premières.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les matières premières sont-elles en bout de course ?</p>
<p>C&#8217;est la question qui a envahi les rédactions du monde entier, et hante actuellement les conseils d&#8217;administration des géants des matières premières. L&#8217;idée est partie du responsable chez Citigroup de la recherche sur les matières premières, Edward L. Morse. Il annonçait la fin d&#8217;un &#8220;super cycle&#8221; des matières premières. Le ralentissement de l&#8217;économie chinoise et surtout sa transition vers un nouveau modèle de développement mettrait selon lui fin à 10 ans de hausse ininterrompue et spectaculaire des matières.</p>
<p>Et en effet, les matières ont connu un coup de froid depuis leur remontée en début d&#8217;année. Ainsi l&#8217;indice Thomson Reuters/Jefferies CRB Commodity, après une hausse de 3% depuis janvier, a perdu 9% depuis début mars.<strong></strong></p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120510_reuters_jefferies_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120510_reuters_jefferies.gif" alt="Graphique de l'indice Thomson Reuters/Jefferies CRB Commodity" width="500" height="312" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>Après ces 10 années glorieuses, devons-nous nous préparer aux &#8220;10 piteuses&#8221; ?</p>
<p>Comme en réponse à ces interrogations, plusieurs groupes producteurs de matières sont venus cette semaine afficher leur optimisme sur la croissance des matières. Entre analystes financiers en col blanc et mineurs aux mains calleuses, le débat était lancé.</p>
<p>Toutefois, si la croissance sans interruption des indices des matières devrait effectivement ralentir, certaines invariances des marchés vont nous offrir de nouvelles opportunités.</p>
<p>Pour les découvrir, nous devons comme à chaque fois nous tourner vers notre sémaphore, la Chine.</p>
<p><strong>L&#8217;oracle de Zoug a rendu sa première prophétie</strong><br /> Dans l&#8217;antiquité grecque, le travail de prospective passait par la consultation d&#8217;un oracle. Le plus connu était la pythie de Delphes, par laquelle Apollon faisait entendre sa voix.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, le nouveau temple des matières premières s&#8217;appelle Zoug, et la pythie Glencore. Le premier négociant en matières premières du monde est installé dans le canton suisse de Zoug. C&#8217;est donc de là qu&#8217;il rendra désormais ses prophéties. Après 35 ans d&#8217;opacité, le groupe doit faire l&#8217;apprentissage de la transparence depuis son introduction en bourse.</p>
<p>Et force est de constater que ce premier oracle a fait du bruit. Le groupe a balayé les craintes autour d&#8217;un ralentissement des marchés, en assurant que la demande physique en matières premières restait &#8220;saine&#8221; au niveau mondial. Pour le groupe, c&#8217;est la demande chinoise qui reste particulièrement &#8220;saine&#8221;, bien qu&#8217;il constate la faiblesse persistante de la demande européenne.</p>
<p>Les prix devraient en particulier rester soutenus du fait du faible niveau des stocks mondiaux, &#8220;généralement bas&#8221;. Cette analyse est d&#8217;ailleurs partagée par le négociant en métaux Trafigura, qui souligne que malgré le ralentissement de la demande en Chine et en Europe, &#8220;il n&#8217;y a pas tant de matière disponible&#8221;.</p>
<p>Le même jour, c&#8217;est un autre leader du négoce qui a confirmé l&#8217;analyse du groupe suisse.</p>
<p><strong>Mitsubishi reste optimiste</strong><br /> C&#8217;est Mitsubishi, la plus importante maison de négoce du Japon, qui est venu appuyer l&#8217;analyse de Glencore. La maison japonaise a prédit cette semaine une &#8220;reprise sur le marché des matières premières&#8221; qui pourrait s&#8217;étaler jusqu&#8217;en 2013.</p>
<p>La question ne fait toutefois pas l&#8217;unanimité au Japon. Un concurrent de Mitsubishi, Mitsui, est venu contredire cette analyse, en expliquant que la demande &#8220;robuste&#8221; des pays émergents allait être contrebalancée par la faiblesse de celle des pays développés.</p>
<p>Comme à chaque fois en cas de désaccord, c&#8217;est du côté de Pékin qu&#8217;il faut se tourner pour anticiper les tendances sur les marchés.</p>
<p><strong>La Chine relance le moteur</strong><br /> Véritable sémaphore des matières, c&#8217;est Pékin qui nous avertira si nous approchons trop près des récifs.</p>
<p>Or actuellement, Pékin envoie des signaux plutôt clairs. Après avoir ralenti avec succès son économie, à grands coups de resserrement monétaire, contrôle des prix de l&#8217;immobilier, et de resserrement du crédit, la Chine est à nouveau en train d&#8217;ouvrir les vannes.</p>
<p>Je précise que vous retrouverez une analyse plus détaillée de la situation de l&#8217;immobilier en Chine dans <em>la </em><em><a href="http://quotidienne-agora.fr/" target="_blank">Quotidienne d&#8217;Agora</a></em> de Cécile Chevré aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Pékin semble aujourd&#8217;hui prêt à relancer son activité. De la meilleure accessibilité des étrangers aux marchés actions chinois (QFII) en passant par le gigantesque plan de construction de logements sociaux, la Chine est en train de recréer de la demande.</p>
<p>Quels seront les secteurs qui en profiteront ?</p>
<p>Hier, Alexandre Benazzouz est revenu sur le cas du cuivre. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;aimerais faire le point sur un autre secteur, l&#8217;agriculture.</p>
<p><strong>L&#8217;agriculture, un pari d&#8217;avenir</strong><br /> Lors de la présentation cette semaine du rapport Cyclope 2012, la bible des matières premières en France, Philippe Chalmin, l&#8217;apôtre des <em>commodities</em>, s&#8217;est appesanti sur les matières agricoles.</p>
<p>Car ces matières sont peut-être parties pour vivre leur &#8220;20 glorieuses&#8221;, à la différence des métaux.</p>
<p>La comparaison entre l&#8217;indice agriculture <em>PowerShares DB Agriculture</em> et l&#8217;indice métaux <em>FTSE All-World mining</em> montre bien qu&#8217;il existe une décorrélation entre métaux et agriculture depuis deux ans.</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120510_comparaison_DB_FTSE_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120510_comparaison_DB_FTSE.gif" alt="Graphique de l'indice Thomson Reuters/Jefferies CRB Commodity" width="500" height="202" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>D&#8217;ailleurs, comme Philippe Chalmin le fait remarquer, l&#8217;année dernière, l&#8217;annonce de récoltes abondantes et de la levée de l&#8217;embargo russe sur le blé n&#8217;ont pas affecté réellement les cours.</p>
<p>Les marchés savent que la demande est assez forte pour absorber l&#8217;offre, même révisée à la hausse.</p>
<p>A l&#8217;inverse, les révisions successives à la baisse des récoltes de soja en Argentine depuis quelques mois ont fait décoller les cours. Le soja est ainsi est passé brièvement au-dessus des 15 <em>cents</em> le boisseau le mois dernier, niveau jamais atteint depuis 2008.</p>
<p><strong>Mon conseil</strong><br /> Le secteur de l&#8217;agriculture est pour moi le pari de cette année. En particulier, les producteurs d&#8217;engrais et de semences seront les deux seuls sous-secteurs de l&#8217;agriculture à même de compenser le manque de surface disponibles, notamment en Chine. Comme le souligne Philippe Chalmin, &#8220;la Chine représente 21% de la population mondiale, mais ne dispose que de 9% des terres arables&#8221;.</p>
<p>[NDLR : Alors que l'offre de soja ne cesse de se réduire, le recours à des semences plus performantes se fera toujours plus pressant dans les années à venir. Actuellement en gain de 14% dans le dernier portefeuille de <em>Matières à Profits</em>, une valeur bien particulière pourrait vous permettre de profiter de cette tendance. Pour monter à bord du monde des semenciers : <a href="https://secure.publications-agora.fr/MAP10/WMAPN506/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">découvrez les avantages dont bénéficient les lecteurs de <em>Matières à Profits</em>...</a>]</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prenez les hedge funds à contre-pied !</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 15:38:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les Rédacteurs de l'Edito</dc:creator>
				<category><![CDATA[Macro éco et perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[BRICS]]></category>
		<category><![CDATA[contrats à terme]]></category>
		<category><![CDATA[Freeport-McMoRan]]></category>
		<category><![CDATA[marché blé]]></category>
		<category><![CDATA[marché cacao]]></category>
		<category><![CDATA[Southern Copper Corporation]]></category>
		<category><![CDATA[speculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Teck Resources]]></category>
		<category><![CDATA[tonne cuivre]]></category>

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		<description><![CDATA["Le supercycle coordonné des matières premières de la dernière décennie pourrait bien toucher à sa fin." C'est cette hypothèse du responsable de la recherche matières premières de Citigroup, Edward. L. Moirse, qui terrifie actuellement les marchés. Il s'agirait d'une tendance structurelle, dont les matières ne se relèveraient pas, nous prédit le banquier.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Alexandre Benazouz</p>
<p><em>&#8220;Le supercycle coordonné des matières premières de la dernière décennie pourrait bien toucher à sa fin.&#8221;</em></p>
<p>C&#8217;est cette hypothèse du responsable de la recherche matières premières de Citigroup, Edward. L. Moirse, qui terrifie actuellement les marchés. Il s&#8217;agirait d&#8217;une tendance structurelle, dont les matières ne se relèveraient pas, nous prédit le banquier. Tel le troupeau de moutons de Panurge, les spéculateurs ont commencé à fuir en masse ce marché depuis plusieurs mois.</p>
<p>Pourtant la fin d&#8217;un supercycle reste largement incertaine. L&#8217;opacité autour du ralentissement de la croissance chinoise a eu tendance à faire naître les hypothèses les plus extrêmes.</p>
<p>Si le marché des matières premières semble effectivement rentrer dans une nouvelle phase, son inexorable déclin est loin d&#8217;être acquis.</p>
<p>Les opportunités sur les matières sont encore nombreuses. Mais avant de nous positionner, analysons ce qu&#8217;il s&#8217;est passé depuis le début d&#8217;année.</p>
<p><strong>Les contrats à terme, thermomètres du marché</strong><br /> Les contrats à terme (<em>futures</em>) représentent un indicateur pertinent sur la santé d&#8217;un secteur.</p>
<p>Un contrat <em>future</em> permet de se protéger contre le risque de fluctuation des prix en permettant de fixer à l&#8217;avance le prix de l&#8217;actif sous-jacent. Lorsque l&#8217;on achète un contrat <em>future</em>, on se protège contre le risque d&#8217;une hausse des prix. A l&#8217;inverse, lorsque l&#8217;on vend un contrat à terme, on se protège contre une baisse. Par conséquent, quand le volume des ventes est supérieur à celui des achats, on peut en déduire que les investisseurs parient sur une tendance baissière du marché.</p>
<p>Or depuis quelques temps, on constate des mouvements de retrait de ces marchés.</p>
<p><strong>Retrait massif des spéculateurs</strong><br /> Selon les analystes de la Commerzbank, les positions à l&#8217;achat des spéculateurs ont nettement chuté, alors que les ventes ont considérablement augmenté sur le marché des contrats à terme sur matières premières<em>.</em></p>
<p>Comme en témoigne le tableau ci-dessous :</p>
<table width="500" border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="307">
<p align="center"><strong><em>Matières</em></strong></p>
</td>
<td valign="top" width="307">
<p align="center"><strong><em>Nombre nets </em></strong><em>(achat – ventes)<br /> <strong>de contrats futures échangés<br /> </strong>(variation du mois)<strong></strong></em></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="307">
<p><em>Soja à Chicago</em></p>
</td>
<td valign="top" width="307">
<p>240 774 <em>(-1 899)</em></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="307">
<p><em>Maïs à Chicago</em></p>
</td>
<td valign="top" width="307">
<p>146 590 <em>(-47 242)</em></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="307">
<p><em>Huile de soja à Chicago</em></p>
</td>
<td valign="top" width="307">
<p>50 250 <em>(-4 013)</em></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="307">
<p><em>Blé au Kansas</em></p>
</td>
<td valign="top" width="307">
<p>-1 495 <em>(-2 168)</em></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="307">
<p><em>Blé à Chicago</em></p>
</td>
<td valign="top" width="307">
<p>-52 340 <em>(-9 876)</em></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="307">
<p><em>Sucre à New York</em></p>
</td>
<td valign="top" width="307">
<p>81 651 <em>(-9 570)</em></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="307">
<p><em>Coton à New York</em></p>
</td>
<td valign="top" width="307">
<p>15 450 <em>(-1 247)</em></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="307">
<p><em>Cacao à New York</em></p>
</td>
<td valign="top" width="307">
<p>-9 317 <em>(-3 298)</em></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong><em>Source : CFTC, 17 avril 2012</em></strong></p>
<p>Deux commentaires s&#8217;imposent :</p>
<blockquote>
<p>- D&#8217;abord, le nombre de contrats à l&#8217;achat diminue pour toutes les matières sans exceptions.</p>
<p>- Ensuite, le déclin est particulièrement marqué sur le marché du blé et du cacao, où les ventes de contrats <em>futures</em> et d&#8217;options ont atteint un nouveau record. Les ventes ont été largement supérieures aux achats, d&#8217;où les valeurs négatives pour ces matières (-52 340 et -9 317).</p>
</blockquote>
<p>De manière globale, la banque néerlandaise Rabobank confirme cette tendance. Selon ses calculs, les spéculateurs ont réduit leurs achats dans les matières agricoles de plus de 80%, passant de 566 000 contrats à 115 000 contrats. C&#8217;est la plus forte baisse depuis novembre 2011.</p>
<p>Mais on observe également ce retournement sur le marché actions. Les valeurs matières premières ont fait face à de grosses difficultés en 2011. La tendance semble devoir se poursuivre dans cette première moitié d&#8217;année.</p>
<p><strong>Les fonds de matières premières rattrapés par la crise</strong><br /> Cette tendance est illustrée par le fonds &#8220;ING Basic Materials Fund Inc.&#8221; composé de valeurs telles que Rio Tinto, BHP, Anglo American, Potash Corp ou encore Barrick Gold. Après des rendements de 68% en 2009, 21% en 2010, le fonds a perdu plus de 20% de sa valeur en 2011. Et sur les trois derniers mois, le fonds a enregistré un rendement négatif de 6,39%. De quoi alimenter plus encore le scepticisme sur ce marché.</p>
<p>Désormais, les investisseurs préfèrent parier sur des fonds beaucoup plus généralistes, les &#8220;<em>global macro</em>&#8220;. Ces fondsregroupent plusieurs classes d&#8217;actifs et offrent plus de sécurité grâce à leur diversification.</p>
<p><strong>L&#8217;âge d&#8217;or des matières premières se fissure-t-il ?</strong><br /> La Chine, premier acheteur mondial de matières premières, a longtemps fait figure de locomotive pour le secteur.</p>
<p>Depuis fin 2011, alors que l&#8217;économie chinoise montre des signes de faiblesse, la confiance dans une hausse ininterrompue des matières s&#8217;est arrêtée.</p>
<p>Pour reprendre les termes d&#8217;Edward L. Moirse, &#8220;l<em>&#8216;atterrissage en douceur de la Chine et la perspective d&#8217;un rythme de croissance plus faible va provoquer un ralentissement des investissements et une baisse de la demande</em>&#8220;.</p>
<p>Depuis le début de l&#8217;année, l&#8217;évolution des matières premières est effectivement chaotique. La tendance s&#8217;est même renforcée depuis le début du deuxième trimestre, avec une accélération de la baisse des prix. L&#8217;indice de référence S&amp;P GSCI, qui regroupe 24 matières premières, a ainsi perdu près de 2% en un mois.</p>
<p>Qui plus est la, la volatilité sur ce marché est extrême : spéculation, accidents climatiques, absence de transparence sur les stocks réels&#8230;</p>
<p>Tendances baissières et forte volatilité, autant d&#8217;éléments qui font que les fonds d&#8217;investissement se détachent de plus en plus des matières premières. Pourtant une vision à plus long terme permet de rester confiant sur l&#8217;avenir des matières premières.</p>
<p><strong>Les BRICS commencent tout juste leur émergence</strong><br /> Les spéculateurs, le nez collé à leurs écrans, oublient un peu vite que l&#8217;entrée en scène des pays émergents ne se résume pas à la seule Chine.</p>
<p>Evariste Lefeuvre, chef économiste de Natixis pour les Etats-Unis souligne que &#8220;<em>les autres pays émergents n&#8217;en ont pas fini avec la croissance. Les niveaux de PIB par rapport à la richesse par habitant sont encore très faibles</em>&#8220;. Brésil, Inde, Indonésie par exemple mettent actuellement leurs pas dans ceux de la Chine. Or je rappelle qu&#8217;ensemble, ces seuls trois pays comptent une population plus importante que celle de la Chine.</p>
<p>Métaux, matières agricoles, énergies devraient encore connaître de nombreuses bouffées de chaleur dans les années à venir. <em>L&#8217;Edito des Matières Premières &amp; Devises</em> reviendra demain sur les grandes tendances du marché des matières pour l&#8217;année 2012.</p>
<p>En effet, c&#8217;est maintenant que les meilleures affaires sont à ramasser. Mais sur ces coups-là, il n&#8217;y a que les experts, les <em>insiders</em> et les investisseurs avertis qui sauront décrypter les marchés pour vous.</p>
<p>Pour ma part, j&#8217;ai décidé de braquer les projecteurs sur une matière particulièrement haussière, le cuivre.</p>
<p><strong>Une matière première à fort potentiel : Le cuivre</strong><br /> Les besoins en infrastructures resteront conséquents. Les besoins en cuivre seront donc énormes.</p>
<p>Rappelons que 85% du cuivre est utilisé pour l&#8217;électricité, le bâtiment et l&#8217;industrie. Surtout, le marché est en déficit constant depuis plusieurs années. Il manquerait actuellement sur le marché quelque 400 000 tonnes de cuivre.</p>
<p>Car les réserves s&#8217;épuisent. Au rythme de consommation actuelle, il reste 31 années de réserves de cuivre qui est une ressource non renouvelable.</p>
<p>Voilà pourquoi le cuivre fait office d&#8217;exception et présente des perspectives positives.</p>
<p><strong><em>Mon pari</em></strong><br /> Pour profiter des tensions sur le marché du cuivre, plusieurs géants miniers constituent une bonne opportunité d&#8217;investissement. Southern Copper Corporation ou Freeport-McMoRan font ainsi partie des grands acteurs du cuivre.</p>
<p>Vous pouvez également choisir d&#8217;investir sur une compagnie plus volatile, mais plus profitable, comme Teck Resources. Diversifiée dans le charbon également, cette compagnie a vu son chiffre d&#8217;affaires progresser de plus de 20% en 2011.</p>
<p>[NDLR : Le marché du cuivre n'est pas le seul à connaître des tensions sur l'offre : <em>Matières à Profits</em> est revenu en avril sur le marché du zinc, qui devrait entrer en déficit <span style="text-decoration: underline">dès 2013</span>. Notre lettre mensuelle consacrée aux matières premières a ainsi repéré pour vous une valeur qui est <strong>positionnée à la fois sur le zinc et sur le cuivre</strong>. Pour faire coup double : <a href="https://secure.publications-agora.fr/MAP10/WMAPN504/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">n'attendez pas pour recevoir les conseils et recommandations de <em>Matières à Profits</em>...</a>]</p>
<p>Bon investissement.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Hollande : l&#8217;austérité pour la France, la croissance pour l&#8217;Europe ?</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 14:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florent Detroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Softs & céréales]]></category>
		<category><![CDATA[cours maïs]]></category>
		<category><![CDATA[cours WTI]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[LMEX]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole New York]]></category>
		<category><![CDATA[prix once or]]></category>
		<category><![CDATA[S&P 500]]></category>
		<category><![CDATA[spéculation]]></category>

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		<description><![CDATA[François Hollande n'a pas encore embarqué sur le yacht de Pierre Bergé, ne tient pas encore table ouverte chez Maxim's, ou ne s'affiche pas aux côtés d'ex-mannequins de chez Elite. En un mot, nous ne sommes pas encore déçus par François Hollande. De là à dire que nous sommes confiant ? Le chemin est encore long, tant l'élection du candidat PS soulève encore de nombreuses interrogations.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>François Hollande n&#8217;a pas encore embarqué sur le yacht de Pierre Bergé, ne tient pas encore table ouverte chez Maxim&#8217;s, ou ne s&#8217;affiche pas aux côtés d&#8217;ex-mannequins de chez Elite.</p>
<p>En un mot, nous ne sommes pas encore déçus par François Hollande. De là à dire que nous sommes confiant ? Le chemin est encore long, tant l&#8217;élection du candidat PS soulève encore de nombreuses interrogations.</p>
<p>Certes le candidat nous avait donné une feuille de route pour les trois prochains mois suivants son éventuelle élection. Peu de mesures fortes, quelques saupoudrages dans l&#8217;éducation, les retraites, la fiscalité&#8230; et un engagement qui semble devoir structurer l&#8217;action du nouveau président : le retour du déficit public à 3% du PIB en 2013.</p>
<p>Le retour à une certaine orthodoxie budgétaire a de fortes chances d&#8217;être à l&#8217;avenir mise davantage en avant par l&#8217;équipe au pouvoir. Une inflexion qui pourrait être justifiée par deux publications :</p>
<ol>
<li>
<p>La Commission européenne publiera ses prévisions de croissance pour la France le 11 mai prochain.</p>
</li>
<li>
<p>La Cour des comptes rendra public fin juin son rapport sur les finances publiques du pays.</p>
</li>
</ol>
<p>Le PS pourrait donc s&#8217;appuyer sur ces deux publications pour faire évoluer un programme de campagne que beaucoup jugeaient, dès l&#8217;origine, inapplicable. Je rappelle que l&#8217;Insee et la Banque de France estiment déjà que la croissance a été nulle au premier trimestre 2012.</p>
<p><strong>La croissance passe par Bruxelles</strong><br /> Si je crois à l&#8217;engagement de l&#8217;équipe désormais au pouvoir pour réduire les déficits de la France, c&#8217;est qu&#8217;il semble que François Hollande ait décidé de déléguer le soin à l&#8217;Union européenne de soutenir la croissance. Et il a été rapidement suivi sur cette stratégie.</p>
<p>Après l&#8217;évocation d&#8217;un &#8220;pacte de croissance&#8221; par Mario Draghi il y a trois semaines, et sa validation par la chancelière allemande, c&#8217;est Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques, qui a rappelé que &#8220;nous avons besoin d&#8217;infrastructures transfrontalières dans l&#8217;énergie, le transport, l&#8217;innovation, la recherche, la communication&#8221;.</p>
<p>Pour l&#8217;instant, le &#8220;plan Marshall&#8221; pour l&#8217;Europe se fait attendre, tout comme le programme d&#8217;investissements de 200 milliards d&#8217;euros évoqué par le quotidien espagnol <em>El Pais</em>.</p>
<p>La brèche faite par François Hollande dans le mur de l&#8217;austérité européenne aura néanmoins permis de faire accepter la possibilité d&#8217;une autre voie que la rigueur. Car la rigueur n&#8217;est pas des plus concluantes pour l&#8217;instant. Rappelez-vous, le taux de chômage moyen de la zone euro, publié la semaine dernière, n&#8217;a jamais été aussi haut depuis 15 ans. Ainsi, premier signe d&#8217;inflexion, la Commission européenne a laissé entendre qu&#8217;elle pourrait être plus clémente en cas de dépassement des objectifs de rigueur.</p>
<p><strong>Croissance cacochyme aux Etats-Unis, tensions à Pékin</strong><br /> En attendant que les choses se décantent en France et en Europe, c&#8217;est au tour des Etats-Unis et de la Chine de connaître une période d&#8217;incertitude.</p>
<p>Aux Etats-Unis, quelques indicateurs décevants laissent penser que la croissance américaine ralentit. La maigre création d&#8217;emplois en avril, 160 000 emplois dans le secteur privés, a déçu. Surtout, la hausse de la consommation ces dernières semaines est davantage due à la baisse de l&#8217;épargne des ménages américains qu&#8217;à l&#8217;augmentation de leur pourvoir d&#8217;achat. Après son pic à 1 400 points fin mars, le S&amp;P 500 a ainsi reflété cette incertitude en stagnant en avril.</p>
<p>En Chine également, le paysage économique reste flou. Si l&#8217;indice de Shanghai a progressé de 6,5% en avril, encouragé par de bons chiffres autour de l&#8217;activité manufacturière (indice PMI à 49,3, en hausse comparé aux attentes), la crispation actuelle des dirigeants du parti laisse entrevoir des difficultés de gestion bien plus profonde. L&#8217;opacité dominant, nous ne pouvons que redoubler de prudence.</p>
<p>Cependant, la Chine reste sans conteste le marché le plus attractif pour nous.</p>
<p><strong>Les métaux</strong> <strong>en ordre dispersé</strong><br /> Le LMEX, la bourse des métaux à Londres, a temporisé la semaine dernière, fidèle à l&#8217;atmosphère d&#8217;incertitude qui plane sur tous les marchés. Avec une perte de 1,50%, les métaux n&#8217;ont pas fondamentalement évolué. Devant la faible activité, ce sont plutôt les prévisions à moyen terme qui ont retenu l&#8217;attention.</p>
<p>Ainsi la banque Barclays a identifié que <strong>l&#8217;aluminium</strong> et le <strong>nickel</strong> seraient les deux métaux touchés par le projet d&#8217;interdiction d&#8217;exportation de l&#8217;Indonésie. Toutefois, il est trop tôt pour se positionner sur ce marché. Car la Chine a accumulé depuis plusieurs mois des stocks, suffisants pour ralentir la hausse des prix.</p>
<p>Si le <strong>zinc</strong> est en légère baisse, du fait d&#8217;un excédent plus important qu&#8217;annoncé, le déséquilibre du marché devrait permettre de réduire le surplus cette année. La demande devrait s&#8217;établir à 7% en 2012, pour une hausse de la production de 3,9%. C&#8217;est notamment le Japon qui tirera le marché, avec une croissance de sa demande de 7,2% sur l&#8217;année.</p>
<p><strong>La Chine fait la pluie et le beau temps sur l&#8217;a<strong>griculture</strong></strong> <br /> Le record de la semaine dernière, une vente de 1,5 million de tonnes de <strong>maïs</strong> en une seule journée, continue de porter le marché. Ce niveau de vente n&#8217;avait jamais été aussi haut depuis 21 ans ! Les cours du maïs se sont donc encore appréciés de 2% cette semaine. Cette nouvelle hausse a peut-être été accentuée par le constat qu&#8217;il y a encore deux ans, la Chine n&#8217;importait pas un grain de maïs américain.</p>
<p>Le <strong>soja</strong> est quant à lui légèrement redescendu vers les 13,70 $, après avoir flirté avec les 15 $ le boisseau. C&#8217;est le <strong>blé</strong> qui cette semaine est la lanterne rouge du trio. Les perspectives d&#8217;une très bonne récolte dans le Kansas ont fait tomber les cours proche des 6 $ le boisseau.</p>
<p><strong>Le pétrole s&#8217;enfonce</strong> <br /> La cinquième hausse des stocks américains de pétrole, couplée au ralentissement de l&#8217;industrie européenne, a pesé sur les cours du <strong>WTI</strong>, le pétrole à New York. Les cours ont perdu plus de 5 $ en une seule semaine. En Europe, le Brent a cassé le support des 116 $, pour tomber proche des 112 $.</p>
<p>Pour continuer sur nos analyses à plus long terme, je retiens que la <em>Commodities Futures Trading Commission</em>, l&#8217;organe américain de régulation du marché des matières premières, a publié récemment son rapport sur les liens entre hausse des prix du pétrole et spéculation. Les conclusions sont explicites : &#8220;l&#8217;augmentation des prix du pétrole entre janvier 2003 et juin 2008 est due en grande partie aux fondamentaux de l&#8217;approvisionnement et de la demande&#8221;.</p>
<p>Ainsi c&#8217;est essentiellement du côté de la production qu&#8217;il faudra regarder pour anticiper les évolutions des prix. La décision du Nigeria de doubler sa production d&#8217;ici 2020 est en ça de bon augure.</p>
<p><strong>Métaux précieux : Le platine s&#8217;effondre</strong><br /> Comme je vous le disais il y a deux semaines, le prix de l&#8217;once <strong>d&#8217;or</strong> est particulièrement bas comparé aux prévisions faites pour la fin d&#8217;année. Plusieurs indices sur les fondamentaux laissent cependant anticiper une remontée, même légère. La fin de la grève des bijoutiers indiens devrait permettre à l&#8217;Inde de faire son retour sur le marché. New Delhi est le plus gros consommateur d&#8217;or du monde.</p>
<p>Cette semaine, c&#8217;est le <strong>platine</strong> qui détient la palme de la plus forte chute. Le plongeon des cours de plus de 8% est intervenu après que le cabinet de consultant Thomson Reuters GFMS ait annoncé que le marché pourrait rentrer dans une phase de &#8220;surplus structurel&#8221;. La production en 2011 a atteint 7,97 millions d&#8217;onces, alors que la demande n&#8217;a atteint que 7,23 millions d&#8217;onces.</p>
<p align="center"><strong>Synthèse de l&#8217;évolution du cours des matières premières<br /> Tableau de variation des cours</strong></p>
<table width="500" border="1" cellspacing="0" cellpadding="1" align="center">
<tbody>
<tr align="center">
<td width="190" height="18"><strong>Cours à <br /> 3 mois</strong></td>
<td width="99"><strong>Vendredi<br /> 27/04/2012</strong></td>
<td width="99"><strong>Vendredi<br /> 04/05/2012</strong></td>
<td width="123"><strong>Variation<br /> hebdomadaire</strong></td>
</tr>
<tr align="center" valign="middle" bgcolor="#FFFFFF">
<td align="center" height="24"> </td>
<td nowrap="nowrap">
<p align="center"><strong>En $</strong></p>
</td>
<td nowrap="nowrap">
<p align="center"><strong>En $</strong></p>
</td>
<td nowrap="nowrap">
<p align="center"><strong>En %</strong></p>
</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td align="center" bgcolor="#EAE2D5" height="24"> <strong>Aluminium </strong></td>
<td>2 076</td>
<td>2 088</td>
<td>0,58%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Cuivre* </strong></td>
<td>8 082</td>
<td>8 225</td>
<td>1,77%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Plomb* </strong></td>
<td>2 104</td>
<td>2 089</td>
<td>-0,71%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Nickel* </strong></td>
<td>17 800</td>
<td>17 425</td>
<td>-2,11%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Etain</strong></td>
<td>21 345</td>
<td>21 650</td>
<td>1,43%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#FFFFFF">
<td bgcolor="#FFFFFF" height="24"><strong> Zinc* </strong></td>
<td>2 012</td>
<td>1 998</td>
<td>-0,70%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Acier (Méditerranéen) *</strong></td>
<td>472</td>
<td>480</td>
<td>1,69%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#FFFFFF">
<td bgcolor="#FFFFFF" height="24"><strong>Pétrole light<br /> (New York 1 mois)</strong></td>
<td>103,2</td>
<td>97,81</td>
<td>-5,22%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td height="24"><strong> Or (spot Comex) </strong></td>
<td>1 632</td>
<td>1 641</td>
<td>0,55%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Argent spot Comex) </strong></td>
<td>31,27</td>
<td>30,29</td>
<td>-3,13%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td height="24"><strong> Platine (spot Comex) </strong></td>
<td>1 667</td>
<td>1 525</td>
<td><strong>-8,52%</strong></td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Palladium (spot Comex) </strong></td>
<td>665</td>
<td>650</td>
<td>-2,26%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td width="190"><strong>Blé<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>6,22</td>
<td>6,05</td>
<td><strong>-2,73%</strong></td>
</tr>
<tr align="center">
<td><strong>Maïs<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>6,02</td>
<td>6,15</td>
<td>2,16%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td><strong>Soja<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>14,46</td>
<td>14,69</td>
<td>1,59%</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="center"><em>* cours en $ la tonne sur le LME à trois mois</em></p>
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		<title>Euro/franc suisse : Le plancher cédera-t-il ?</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 13:37:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Revillier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Devises]]></category>
		<category><![CDATA[Jerome Revillier]]></category>
		<category><![CDATA[Banque nationale suisse]]></category>
		<category><![CDATA[BNS]]></category>
		<category><![CDATA[deflation]]></category>
		<category><![CDATA[EUR/CHF]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[speculateurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Thomas Jordan, le "nouveau" gouverneur de la Banque nationale suisse, a une nouvelle fois affirmé la fermeté de la banque centrale à défendre le seuil plancher qu'elle s'est fixé pour le cours de sa monnaie face à l'euro. Ce seuil de 1,20 CHF pour 1 euro a pour but de protéger la compétitivité du pays, très sensible aux exportations. Mais un doute commence de circuler dans les salles de marché : jusqu'où peut aller la BNS ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jusqu&#8217;où peut aller la Banque nationale suisse ?</strong><br /> Thomas Jordan, le &#8220;nouveau&#8221; gouverneur de la Banque nationale suisse, a une nouvelle fois affirmé la fermeté de la banque centrale à défendre le seuil plancher qu&#8217;elle s&#8217;est fixé pour le cours de sa monnaie face à l&#8217;euro.</p>
<p>Ce seuil de 1,20 CHF pour 1 euro a pour but de protéger la compétitivité du pays, très sensible aux exportations.</p>
<p>Mais un doute commence de circuler dans les salles de marché : jusqu&#8217;où peut aller la BNS ?</p>
<p><strong>La Suisse, un véritable bunker !</strong><br /> Les inquiétudes en zone euro, l&#8217;incertitude sur les marchés actions et donc l&#8217;attrait pour les valeurs refuges poussent le franc suisse à la hausse.</p>
<p>Il faut dire qu&#8217;avec à peine plus de 3% de chômage et une économie soutenue par les secteurs du luxe et pharmaceutique à forte marge, la Suisse fait figure de véritable bunker pour les investissements.</p>
<p>Ajouté à cela un secteur financier historiquement accueillant et une dette publique à peine au-dessus de 50% du PIB, vous avez tout pour faire grimper la devise du pays.</p>
<p>Et c&#8217;est bien là le problème.</p>
<p><strong>La BNS contre les spéculateurs !</strong><br /> C&#8217;est un véritable bras de fer que se livre la banque centrale face à des spéculateurs qui maintiennent la pression autour du seuil des 1,20 CHF.</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120504_BNS_1_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120504_BNS_1.gif" alt="Graphique du seuil de la BNS à 1,20 franc suisse" width="500" height="241" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>Ainsi depuis de longues semaines, la BNS multiplie les discrètes interventions pour garder le niveau malgré les attaques répétées du marché.</p>
<p>Chaque intervention coûte chère et affecte les réserves de devises de la banque centrale qui vend massivement ses francs contre des devises étrangères.</p>
<p><strong>1,7 milliard de pertes</strong><br /> Et si la banque parvient à contenir la hausse face à l&#8217;euro, elle n&#8217;a rien pu faire face à l&#8217;envolée de sa monnaie face au dollar et au yen qui a engendré une perte de 1,7 milliard de francs sur le premier trimestre pour la banque.</p>
<p>Ci-dessous, le graphique illustre la hausse sur le premier trimestre 2012 de 9,80% du franc suisse face au yen, pourtant également recherché en période difficile.</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120504_BNS_2_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120504_BNS_2.gif" alt="Graphique de la hausse pour CHFJPY" width="500" height="309" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>Mais Thomas Jordan a un autre problème : la stabilité des prix !</p>
<p><strong>Inflation ou déflation ?</strong><br /> La stabilité des prix a été ainsi ébranlée en Suisse, malgré l&#8217;action de la banque centrale.</p>
<p>Fin mars, lors de son dernier meeting, le comité monétaire a revu une nouvelle fois ses estimations d&#8217;inflation à la baisse pour 2012 et aussi 2013.</p>
<p>En effet, la hausse du franc a sensiblement fait baisser le prix des marchandises importées et amène donc un risque potentiel de déflation et surtout d&#8217;un déséquilibre de la balance commerciale.</p>
<p>Elle s&#8217;est affichée nettement en dessous des attentes avec une baisse de 3,3% en mars (rythme annuel).</p>
<p><strong>Défendre la compétitivité à tout prix !</strong><br /> Dans ces conditions, il paraît peu probable que la BNS assouplisse son objectif de cours plancher prochainement. Elle devrait plutôt choisir de défendre bec et ongles ce seuil des 1,20&#8230; ou même le remonter !</p>
<p>Toutefois, les multiples interventions n&#8217;ont amené qu&#8217;un répit temporaire.</p>
<p>En mai 2010, la banque est intervenue pour parer au renforcement de la devise sur le seuil de 1,40 CHF pour 1 euro. 15 jours plus tard, le seuil était de nouveau enfoncé sous la pression des marchés.</p>
<p>Trois mois plus tard, la paire cotait 1,30 CHF.</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120504_BNS_3_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120504_BNS_3.gif" alt="Graphique de la paire EURCHF" width="500" height="317" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>Ainsi, le coût de ces interventions semble disproportionné par rapport à l&#8217;effet escompté.</p>
<p>En tant que trader, il va falloir prendre en compte ce facteur.</p>
<p><strong>La BNS tend son piège</strong><br /> La BNS va sans doute chercher à optimiser l&#8217;efficacité de ses interventions et à prendre un maximum de spéculateurs à contre-pied.</p>
<p>En effet, il faut comprendre qu&#8217;aujourd&#8217;hui, bon nombre de traders court-terme (en opposition aux investisseurs et aux sociétés qui couvrent leurs risques sur le marché des changes à plus long terme) se sont positionnés à l&#8217;achat sur la paire EURCHF, cherchant à profiter de la prochaine vague.</p>
<p>Toutefois, ces positions n&#8217;ont qu&#8217;un objectif à très court-terme et sont souvent débouclées dans la journée même. Cela entraîne une vente massive de la paire et donc, diminue l&#8217;efficacité de l&#8217;action de l&#8217;institution.</p>
<p><strong>Ma stratégie EURCHF</strong><br /> La seconde intervention d&#8217;ampleur a eu lieu en septembre lors de l&#8217;instauration du seuil actuel à 1,20. On constate nettement la pression forte du marché sur le franc.</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120504_BNS_4_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120504_BNS_4.gif" alt="Graphique du franc suisse" width="500" height="258" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>Pour profiter pleinement de la prochaine intervention, il faudra je pense, être très prudent, car nous pourrions assister à un véritable nettoyage en règle des ordres spéculatifs.</p>
<p>En effet, en laissant la paire s&#8217;enfoncer sous le seuil plancher, la BNS pourrait semer le doute dans les esprits et laisser de nombreux stops se déclencher.</p>
<p>Ainsi, débarrassée des spéculateurs, la BNS pourrait venir remonter le cours de la paire de façon plus efficace.</p>
<p><strong>Ma stratégie</strong><br /> Je privilégie donc à la fois une vente, elle aussi, très spéculative, sous 1,1987, pour viser 1,1820 CHF au cas où la BNS voudrait nettoyer le marché en laissant le franc s&#8217;apprécier au-delà de sa limite officielle.</p>
<p>Ensuite, nous pourrons repasser à l&#8217;achat pour viser 1,20 puis 1,25 CHF, qui pourrait devenir le nouveau seuil de référence pour la BNS.</p>
<p>Bons trades à tous.</p>
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