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	<title>L&#039;Edito Matières Premières &#38; Devises</title>
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		<title>A qui profitera l&#8217;Europe de l&#8217;énergie ?</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 15:17:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florent Detroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Energies]]></category>
		<category><![CDATA[CED]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[euros-obligations]]></category>
		<category><![CDATA[Günther Oettinger]]></category>
		<category><![CDATA[Herman Von Rompuy]]></category>
		<category><![CDATA[Issy Grid]]></category>

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		<description><![CDATA[L'Union européenne est en train de traverser une de ces grandes crises dont elle a le secret. Il y a eu la crise de la CED (Communauté européenne de défense) dans les années 1950, la crise de la chaise vide des années 1960, du serpent monétaire européen dans les années 1970... et désormais celle de la dette européenne des années 2010.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;Union européenne est en train de traverser une de ces grandes crises dont elle a le secret.</p>
<p> Il y a eu la crise de la CED (Communauté européenne de défense) dans les années 1950, la crise de la chaise vide des années 1960, du serpent monétaire européen dans les années 1970&#8230; et désormais celle de la dette européenne des années 2010.</p>
<p> Cette crise voit s&#8217;affronter Montagnards et Girondins de l&#8217;Europe :</p>
<p> D&#8217;un côté les pays en faveur de davantage de centralisation et d&#8217;intégration, monétaire, fiscale, et politique&#8230; de l&#8217;autre les partisans d&#8217;une Europe plus confédérale, décentralisée où les intérêts nationaux prévaudraient toujours sur les intérêts européens.</p>
<p> Le retour de ce type question dans les débats est une bonne chose. L&#8217;Union européenne a toujours avancé au gré de ses crises d&#8217;identité. Le projet de la CED en 1954 avait créé une ligne de partage au sein des partis politiques français qui avait longtemps semblé irréversible.</p>
<p> Or on se rend compte que l&#8217;Europe a toujours enjambé ses lignes de faille en créant de nouveaux projets. En continuant la comparaison, dans les années 1950, le blocage de la construction européenne après l&#8217;échec de la CED a été surmonté par la création du marché commun en 1957.</p>
<p> Aujourd&#8217;hui, une nouvelle porte de sortie s&#8217;ouvre à nous, les euro-obligations.</p>
<p> <strong>Les &#8220;fonds structurels&#8221;&#8230; en mieux</strong><br /> Non, François Hollande n&#8217;est pas l&#8217;herméneute de l&#8217;Union européenne, sa muse, ni même sa boîte à outils. Les euro-obligations ne sont pas une nouveauté, et le leader socialiste n&#8217;a rien inventé.</p>
<p> La création d&#8217;obligations européennes donnerait simplement plus d&#8217;ampleur à l&#8217;action des &#8220;fonds structurels&#8221; versés actuellement. Ces fonds sont l&#8217;instrument majeur de l&#8217;Union européenne pour réduire les écarts de développement entre les régions européennes.</p>
<p> Or c&#8217;est exactement ce dont a besoin l&#8217;Union européenne actuellement : réduire l&#8217;écart de développement entre ses différentes régions. A l&#8217;instar des fonds structurels, les euro-obligations pourraient permettre la création de projets économiques interrégionaux.</p>
<p> Cette idée a commencé à intéresser nombre d&#8217;acteurs européens.</p>
<p> <strong>Un Allemand en faveur des euro-obligations, ça existe</strong><br /> Il existe en Allemagne une personne au moins qui est en faveur d&#8217;une émission d&#8217;obligation européenne, Günther Oettinger. Il ne s&#8217;agit ni du patron de la Commerzbank, ni même d&#8217;un dirigeant d&#8217;un <em>L</em>ä<em>nder</em> en faillite, mais du commissaire européen à l&#8217;énergie.</p>
<p> Avant la tenue du sommet européen non officiel organisé par Herman Von Rompuy aujourd&#8217;hui même, le commissaire a voulu faire entendre un autre son de cloche en provenance d&#8217;Allemagne.</p>
<p> Et on comprend que le commissaire s&#8217;engage en faveur des euro-obligations. Car lui a une idée très concrète de comment les utiliser.</p>
<p> <strong>Un projet à 1000 milliards d&#8217;euros</strong><br /> En 2010, la Commission européenne a présenté son programme pour atteindre ses objectifs énergétique en 2020. Il s&#8217;agit de consommer d&#8217;ici là 20% d&#8217;énergies renouvelables, d&#8217;améliorer l&#8217;efficacité énergétique de 20%, et de réduire nos émissions de CO2 de 20%.</p>
<p> Ce projet a un coût : 1000 milliards d&#8217;euros !</p>
<p> Ce sont surtout les réseaux qui devront être renforcés, afin de rendre les 20% d&#8217;énergie renouvelable disponibles pour tout le monde. 104 milliards d&#8217;euros devraient être consacrés à ce seul secteur.</p>
<p> Au passage, l&#8217;Allemagne devrait réfléchir à deux fois avant de balayer du revers ce projet d&#8217;intégration des réseaux. D&#8217;ici 2020, selon plusieurs représentants de l&#8217;industrie allemande, l&#8217;Allemagne pourrait connaître un déficit d&#8217;électricité équivalent à 15 centrales électriques.</p>
<p> <strong>Qui en profitera ?</strong><br /> C&#8217;est là la question qui nous intéresse en premier lieu. Quelles sont les industries qui profiteront d&#8217;éventuelles euro-obligations investies dans les réseaux européens ?</p>
<p> ▪ Les compagnies spécialisées dans les réseaux électriques.</p>
<p> <strong>Schneider Electric</strong> serait un des acteurs phares du développement des réseaux en Europe.</p>
<p> Niveau technologique, la compagnie est également à la pointe. Pour l&#8217;anecdote, la compagnie fait partie du projet innovant &#8220;Issy Grid&#8221;, visant à construire un des premiers réseaux de réseau électrique intelligent à Issy-les-Moulineaux, aux côtés de Microsoft, Steria, ou encore Bouygues Telecom.</p>
<p> ▪ Les énergies renouvelables.</p>
<p> A plus long terme, un investissement sur l&#8217;énergie à l&#8217;échelle européenne aurait de toutes les manières un volet énergie renouvelable. Les compagnies de l&#8217;énergie solaire et éolienne seraient en première ligne.</p>
<p> A mon avis, comme le rappelait récemment Didier Julienne, chroniqueur aux <em>Echos</em>, c&#8217;est le solaire qui devrait attirer notre attention dans les années à venir. A terme, la consommation de terres rares des éoliennes pourraient créer des problèmes d&#8217;approvisionnements.</p>
<p> [NDLR : Florent Detroy surveille pour ses abonnés une valeur bien particulière du secteur des énergies renouvelables -- une valeur au potentiel de hausse spectaculaire que vous pourriez acquérir à bon compte en suivant ses conseils sans attendre : <a href="https://secure.publications-agora.fr/MAP10/WMAPN514/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">il suffit pour cela de suivre le guide...</a>]</p>
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		<title>Correction sur les matières, le pétrole et l&#8217;or feront de la résistance</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 14:11:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eberhardt Unger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Macro éco et perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[indice CRB baisse]]></category>
		<category><![CDATA[matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[or]]></category>
		<category><![CDATA[petrole]]></category>

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		<description><![CDATA[Les prix des matières premières, dans leur ensemble, sont dans une phase de correction depuis déjà un an. Ils ont perdu environ 16% depuis leur plus haut en mai 2011.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les prix des matières premières, dans leur ensemble, sont dans une phase de correction depuis déjà un an. Ils ont perdu environ 16% depuis leur plus haut en mai 2011.</p>
<p>L&#8217;indice des prix des matières premières (CRB) agrège les prix de l&#8217;énergie (17,6%), des produits alimentaires (17,6%, blé, maïs, soja, etc.), des matériaux de base industriels (11,8%, cuivre, coton, etc.), du bétail et de ses produits (11,8%, peaux, charcuterie, graisse animale, etc.), des métaux précieux (17,6%), des <em>softs</em> (23,5%, cacao, café, sodas, sucre, etc.).</p>
<p align="center"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120522_indice_crb.jpg" alt="Graphique du CRB" width="315" height="207" border="0" /><br /> <strong> </strong></p>
<p><strong>Les économies occidentales ralentissent&#8230;</strong><br /> La correction est plus sévère sur les métaux précieux et les matériaux de base industriels que sur les prix de l&#8217;alimentation et de l&#8217;énergie. La volatilité reste toujours très élevée.</p>
<p>Cette baisse signale l&#8217;apparition de nouvelles inquiétudes concernant la croissance de l&#8217;économie mondiale.</p>
<p>▪ Aux <strong>Etats-Unis</strong>, les espoirs d&#8217;une reprise économique ont cédé la place à la désillusion.</p>
<p>▪ En <strong>Europe</strong>, les prévisions du PIB de la Zone euro ont été revues à la baisse.</p>
<p>Pour la première fois, la production baisse, dans la même année, dans les quatre plus importants pays. La Grèce, le Portugal et l&#8217;Espagne pourraient rentrer en récession, suivis de la France et de l&#8217;Italie. La Grande-Bretagne y est déjà.</p>
<p><strong>&#8230; les émergents s&#8217;essoufflent&#8230;</strong><br /> Les dernières informations en provenance du Brésil sont très inquiétantes. La production industrielle prévue en augmentation de 1,2% a, en fait, diminué de 0,5%. Pour contrer le ralentissement économique, la BACEN (Banque centrale du Brésil) a abaissé ses taux d&#8217;intérêts directeurs et d&#8217;autres mesures de stimulation devraient suivre. Dans la dernière décennie, l&#8217;économie brésilienne a montré une corrélation étroite avec celle de la Chine.</p>
<p>On peut penser que dans la mesure où le Brésil se rapprocherait d&#8217;une récession, des mauvaises surprises pourraient venir de la Chine. Les signaux économiques en provenance de la République populaire n&#8217;ont pas été clairs ces derniers temps. Les informations signalent une baisse de la dynamique économique en Inde. Les prix des matières premières sont très dépendants de la demande chinoise et indienne.</p>
<p><strong>&#8230; mais la FAO écarte le risque d&#8217;un crac sur les matières</strong><br /> Cependant, le risque de voir l&#8217;indice des matières premières CRB s&#8217;effondrer semble limité. La FAO et la Banque mondiale prévoient une hausse des <em>prix alimentaires</em>. On voit mal les prix <em>de l&#8217;énergie</em> baisser en pleine saison touristique.</p>
<p>Les taux d&#8217;intérêt directeurs resteront également bas ou, même, seront encore abaissés, gonflant sans cesse l&#8217;offre de monnaie, ce qui pousse à la hausse le prix des <em>métaux précieux </em>qui ont retrouvé leur caractère de monnaie. Historiquement, le prix de l&#8217;or subit une baisse saisonnière en milieu d&#8217;année et remonte dans les derniers six mois.</p>
<p><strong>Conclusion :</strong> La phase de correction de l&#8217;indice CRB se poursuit, mais sachez différencier vos prévisions en fonction de la matière première concernée.</p>
<p>[Cette sélection, c'est justement ce que fait Florent Detroy pour vous dans <em>Matières à Profits</em>. Pour miser sur la hausse du cours des matières premières alimentaires et investir sur les compagnies qui accompagnent l'accroissement des rendements, Florent a choisi une valeur bien particulière qui pourrait vous permettre de profiter de cette tendance. Pour monter à bord du monde des semenciers : <a href="https://secure.publications-agora.fr/MAP10/WMAPN513/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">découvrez les avantages dont bénéficient les lecteurs de <em>Matières à Profits</em>...</a>]</p>
<p><em>Première parution dans <a href="http://quotidienne-agora.fr/2012/05/14/prix-matieres-premieres-phase-correction/" target="_blank">La Quotidienne d&#8217;Agora du 14/05/2012.</a></em></p>
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		</item>
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		<title>La Grèce fait plonger les matières</title>
		<link>http://edito-matieres-premieres.fr/grece-fait-plonger-les-matieres/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 15:18:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florent Detroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaux de base]]></category>
		<category><![CDATA[baisse note banque espagnols]]></category>
		<category><![CDATA[baisse or]]></category>
		<category><![CDATA[élections législatives grecques]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse Russie blé]]></category>

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		<description><![CDATA[La chute de la Grèce ferait office, comme Lehman en son temps, de déclencheur d'une nouvelle dépression des marchés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La chute de la Grèce ferait office, comme Lehman en son temps, de déclencheur d&#8217;une nouvelle dépression des marchés.</p>
<p>C&#8217;est bien l&#8217;analyse que font nombre d&#8217;investisseurs, alors que l&#8217;étau se resserre autour d&#8217;Athènes. Le dernier fait inquiétant en date est la dégradation de 16 banques espagnoles par Moody&#8217;s. L&#8217;agence de notation vient couronner une série de mauvaises nouvelles, après l&#8217;échec des dernières élections en Grèce et la publication par Bruxelles de mauvaises prévisions de croissance. Car de croissance, il n&#8217;y a aucune trace. La récession plane à nouveau sur l&#8217;Europe, avec un recul du PIB de 0,3% pour 2012 pour la Zone euro. La France n&#8217;échappe pas à la dégradation des prévisions, avec, selon Bruxelles, une croissance de 0,5% pour 2012 contre 2% prévus auparavant.</p>
<p>La mauvaise passe que nous traversons actuellement pourrait durer jusqu&#8217;à fin juin. Le 17 juin pour être exact. La Grèce organisera à cette date de nouvelles élections. Et ces élections pourraient bien se transformer en référendum pour ou contre le maintien dans la Zone euro. Après une première phase centrée sur l&#8217;équilibre des budgets européens, une deuxième focalisée sur la solidité des banques, nous allons peut-être rentrer dans une troisième phase, celle de la viabilité de l&#8217;ensemble de la zone.</p>
<p><strong>La Grèce fait le tour du monde</strong><br /> Les investisseurs sont particulièrement inquiets car la sortie de la Grèce commence sérieusement à se matérialiser. Après le <em>Bank run</em>, la fuite des capitaux, le vote du 17 juin pourrait sonner le glas de l&#8217;intégration européenne de la Grèce.</p>
<p>Les institutions d&#8217;ailleurs s&#8217;y préparent. Le FMI a suspendu ses aides à la Grèce, et l&#8217;Union européenne attend désormais d&#8217;y voir plus clair pour reprendre le contact avec Athènes. De leur côté, les Grecs pourraient vouloir expulser définitivement les nervis de la Commission européenne, identifiés de plus en plus aux politiques de rigueur imposées par l&#8217;Europe, en votant pour les extrêmes le 17 juin. Le peuple grec pourrait alors rappeler que, comme le dit Alain Joxe directeur d&#8217;études à l&#8217;IHESS, &#8220;l&#8217;esclavage pour dette&#8221; était déjà combattu pendant l&#8217;antiquité.</p>
<p>Face à un choc grec, nul doute que les Etats agiront. Pour Sylvain Boyer, adjoint chef économiste chez Natixis, &#8220;l&#8217;imminence d&#8217;un défaut grec renforce la probabilité d&#8217;un LTRO&#8221;, soit une injection monétaire en Europe. La situation est similaire aux Etats-Unis. A la question &#8220;les Etats-Unis pourront-ils échapper à un QE3&#8243;, Cécile Chevré, dans la Quotidienne d&#8217;Agora, répond sans ambages &#8220;non&#8221;. Selon elle, cette troisième relance monétaire pourrait intervenir après les élections américaines en fin d&#8217;année.</p>
<p>Avec les manifestations de plus en plus visibles du ralentissement en Chine, au Brésil et en Inde, ce mois de mai s&#8217;avère définitivement dangereux.</p>
<p>Les matières reflètent bien la déprime actuelle. L&#8217;agriculture a toutefois surpris tout le monde cette semaine, en effectuant un rebond parfois à deux chiffres.</p>
<p><strong>Les métaux en chute libre</strong> <br /> Le <strong>cuivre</strong> ne pouvait résister à l&#8217;ambiance dépressive de cette semaine sur les marchés. Le métal a perdu plus de 3,08%. Surtout que la menace d&#8217;une grève longue au Pérou a vite été écartée après qu&#8217;un accord a été trouvé sur les retraites.</p>
<p>Moins financiarisé, donc moins réactif, <strong>l&#8217;aluminium</strong> a bien résisté, avec une hausse de 1%. L&#8217;annonce d&#8217;une réduction de la production de Rusal, le géant de l&#8217;aluminium russe, a calmé le marché. Ensuite, les fondamentaux se sont révélés étonnement bons. Comme le souligne l&#8217;analyste du marché Harbor Intelligence : &#8220;la demande physique pour l&#8217;aluminium brut s&#8217;est améliorée en Chine et aussi aux Etats-Unis&#8221;</p>
<p>Si le <strong>plomb</strong> et <strong>l&#8217;étain</strong> viennent quant à eux de traverser un trou d&#8217;air, la panique sur le marché des métaux reste exagérée. Ainsi la banque Macquarie est venue apporter un peu d&#8217;optimisme la semaine dernière. Le service recherche de la banque a expliqué que les fondamentaux des métaux ne justifiaient pas une telle baisse. Pour la banque, la correction actuelle doit même être considérée comme une opportunité d&#8217;achat, car le troisième trimestre 2012 pourrait sonner l&#8217;heure de la reconquête des métaux. </p>
<p><strong>Les métaux précieux toujours boudés</strong><br /> L&#8217;or vient de toucher son plus bas niveau de l&#8217;année, à 1 550$ l&#8217;once. La chute du métal jaune continue de surprendre, alors que la situation en Europe se dégrade. &#8220;C&#8217;est certainement le résultat d&#8217;une amélioration de la confiance dans le dollar, qui en fait actuellement l&#8217;actif de qualité&#8221;, analyse Jeffrey Currie de Goldman Sachs. Pourtant la santé chancelante des Etats-Unis pourrait rapidement inverser la tendance, et amener les spéculateurs à revenir sur l&#8217;or contre le dollar.</p>
<p>Une hausse de l&#8217;or est donc probable, surtout que la demande physique se porte bien. Selon les derniers chiffres du FMI, les Banques centrales ont ajouté près de 58 tonnes d&#8217;or dans leurs coffres en mars. Le FMI lui-même a déclaré qu&#8217;il avait l&#8217;intention de renforcer ses réserves en or pour faire face à l&#8217;augmentation des risques.</p>
<p>Sur les platinoïdes, si les analystes préfèrent toujours le <strong>palladium</strong> au <strong>platine</strong>, la banque Macquarie a prévenu que la hausse des coûts de production dans les mines sud-africaines devrait permettre au platine de résister sur l&#8217;année.</p>
<p><strong>L&#8217;agriculture a contre-courant</strong><br /> Le <strong>blé</strong> a explosé depuis une semaine, avec un gain record de quasiment 19%. Ce sont les craintes d&#8217;une sécheresse en Russie qui ont rallumé les craintes sur l&#8217;approvisionnement du marché. Le blé était déjà sur les écrans radar des investisseurs, alors que l&#8217;USDA avait prévu une division par deux de la récolte ukrainienne.</p>
<p>Le <strong>maïs</strong> et le <strong>soja</strong>, après leur baisse inattendue de la semaine dernière, ont vite rebondi, et retrouvé leurs niveaux d&#8217;avril. Le maïs a rebondi classiquement sur les 6$ le boisseau, et est reparti à la hausse.</p>
<p>Le marché du soja a, quant à lui, bénéficié de prévisions plutôt stables à moyen terme. Alors que l&#8217;Argentine a l&#8217;intention d&#8217;augmenter sa production pour la saison 2012-2013, avec une hausse de 11% des semis, l&#8217;augmentation attendue des importations chinoises maintiendra une forte demande sur le marché. Toutefois, c&#8217;est toujours la météo qui aura le dernier mot sur les cours en 2013.</p>
<p><strong>Le pétrole continue de baisser</strong><br /> En chute libre depuis deux semaines, le pétrole a surréagi devant l&#8217;accélération de la crise européenne. Ainsi le Brent est tombé en dessous des 110$, sous le double coup du ralentissement de l&#8217;activité industrielle en Europe et dans les pays émergents. Le WTI perd encore 3% de son côté.</p>
<p>Note discordante, l&#8217;Agence internationale de l&#8217;Energie (AIE) a prévenu que la demande de pétrole est en train de redémarrer. L&#8217;augmentation de la consommation de 1,2 million de barils cette année pourrait soutenir les cours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La Russie rallume l&#8217;inquiétude sur le blé</strong></p>
<p align="center"><strong><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">Synthèse de l&#8217;évolution du cours des matières premières<br /> Tableau de variation des cours</span></strong></p>
<p><strong>Synthèse de l&#8217;évolution du cours des matières premières<br /> Tableau de variation des cours</strong></p>
<table width="500" border="1" cellspacing="0" cellpadding="1" align="center">
<tbody>
<tr align="center" bgcolor="#81331C">
<td bgcolor="#FFFFFF" width="190" height="18"><strong><span style="color: #000000">Cours à <br /> 3 mois</span></strong></td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="99"><span style="color: #000000"><strong>Vendredi<br /> 11 mai<br /> 2012</strong></span></td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="99"><span style="color: #000000"><strong>Vendredi<br /> 18 mai<br /> 2012</strong></span></td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="123"><span style="color: #000000"><strong>Variation<br /> hebdomadaire</strong></span></td>
</tr>
<tr align="center" valign="middle" bgcolor="#FFFFFF">
<td align="center" height="24"> </td>
<td>
<p align="center"><strong>En $</strong></p>
</td>
<td>
<p align="center"><strong>En $</strong></p>
</td>
<td>
<p align="center"><strong>En %</strong></p>
</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td align="center" bgcolor="#EAE2D5" height="24"> <strong>Aluminium </strong></td>
<td>2 031</td>
<td>2 055</td>
<td>1,18%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Cuivre* </strong></td>
<td>7 990</td>
<td>7 744</td>
<td>-3,08%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Plomb* </strong></td>
<td>2 064</td>
<td>1 957</td>
<td><strong>-5,18%</strong></td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Nickel* </strong></td>
<td>17 055</td>
<td>17 140</td>
<td>0,50%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Etain</strong></td>
<td>20 300</td>
<td>19 425</td>
<td>-4,31%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#FFFFFF">
<td bgcolor="#FFFFFF" height="24"><strong> Zinc* </strong></td>
<td>1 931</td>
<td>1 919</td>
<td>-0,62%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Acier (Méditerranéen) *</strong></td>
<td>464</td>
<td>429</td>
<td>-7,54%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#FFFFFF">
<td bgcolor="#FFFFFF" height="24"><strong>Pétrole light<br /> (New York 1 mois)</strong></td>
<td>94,8</td>
<td>91,48</td>
<td>-3,50%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td height="24"><strong> Or (spot Comex) </strong></td>
<td>1 573</td>
<td>1 589</td>
<td>1,02%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Argent spot Comex) </strong></td>
<td>28,47</td>
<td>28,43</td>
<td>-0,14%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td height="24"><strong> Platine (spot Comex) </strong></td>
<td>1 457</td>
<td>1 464</td>
<td>0,48%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Palladium (spot Comex) </strong></td>
<td>594</td>
<td>613</td>
<td>3,20%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td width="190"><strong>Blé<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>5,97</td>
<td>7,10</td>
<td><strong>18,93%</strong></td>
</tr>
<tr align="center">
<td><strong>Maïs<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>5,80</td>
<td>6,41</td>
<td><strong>10,52%</strong></td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td><strong>Soja<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>13,86</td>
<td>14,20</td>
<td>2,45%</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="center"><em>* cours en $ la tonne sur le LME à trois mois</em></p>
<p align="center"><em><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">* cours en $ la tonne sur le LME à trois mois</span></em></p>
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<p align="left"> </p>
<img src="http://edito-matieres-premieres.fr/?ak_action=api_record_view&id=5787&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Quel arbitrage entre or et minières</title>
		<link>http://edito-matieres-premieres.fr/quel-arbitrage-entre-or-et-minieres/</link>
		<comments>http://edito-matieres-premieres.fr/quel-arbitrage-entre-or-et-minieres/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 May 2012 12:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Colleu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaux précieux]]></category>
		<category><![CDATA[gold]]></category>
		<category><![CDATA[indice BGMI]]></category>
		<category><![CDATA[minière aurifère]]></category>
		<category><![CDATA[prix or]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le 1er janvier 2011, les minières or et argent sont à la peine. Pendant le même temps, l'once d'or gagnait jusqu'à 25% en euros et, en dépit d'une consolidation toujours en cours, affiche encore aujourd'hui une performance insolente...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 1er janvier 2011, les minières or et argent sont à la peine. Pendant le même temps, l&#8217;once d&#8217;or gagnait jusqu&#8217;à 25% en euros et, en dépit d&#8217;une consolidation toujours en cours, affiche encore aujourd&#8217;hui une performance insolente de +18% alors que l&#8217;indice minier Philadelphia Stock Exchange Gold &amp; Silver Sector (code : XAU, indice créé en janvier 1979 par la bourse de Philadelphie et repris aujourd&#8217;hui par le NASDAQ OMX) est dans le rouge avec une contre-performance de près de -25%.</p>
<p>Je vous propose de tenter de comprendre ensemble l&#8217;origine de cette importante divergence entre le prix du métal jaune et celui des minières qui l&#8217;extraient.</p>
<p><strong>Cap sur l&#8217;historique</strong><br /> Dans ce genre de situation la démarche logique est, en premier lieu, d&#8217;aller jeter un oeil sur les historiques de prix. Le prix est le résultat très concret des conflits entre l&#8217;offre et la demande et à ce titre ses évolutions expriment le pouls de l&#8217;entreprise ou de la matière première cotée.</p>
<p>Pour avoir un recul suffisant, et minimiser ainsi le biais introduit par l&#8217;aberration de valorisation des années 90, je vous propose de retenir l&#8217;indice Barron&#8217;s Gold Mining Index ou BGMI publié par le magazine éponyme depuis 1938. Encore aujourd&#8217;hui Barron&#8217;s propose chaque semaine une cotation de son indice. En effectuant un rapprochement avec le Philadelphia Stock Exchange Gold &amp; Silver Sector j&#8217;ai découvert que les graphiques de ces deux indices étaient quasiment identiques. Le BGMI est donc un bon candidat pour avoir ce recul long terme indispensable.</p>
<p><strong>La corrélation habituelle entre or et mines : +87%</strong><br /> Il est généralement acquis dans le petit monde des investisseurs que les minières et l&#8217;or évoluent de façon synchrone. La réalité dévoilée par les prix confirme que les prix de l&#8217;or et du BGMI sont corrélés (par le calcul, la corrélation s&#8217;établit à 87% exactement). Mais le fait qu&#8217;ils soient corrélés ne veut pas dire qu&#8217;ils évoluent toujours en même temps, d&#8217;une part, et qu&#8217;ils progressent selon le même taux de croissance, d&#8217;autre part.</p>
<p>________________________________________________________________<span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: xx-small">Publicité</span></p>
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<p>________________________________________________________________</p>
<p><strong>Mais&#8230;</strong><br /> Les graphiques de prix viennent ainsi balayer certaines affirmations mettant généralement les minières sur la plus haute marche par rapport au métal jaune.</p>
<p>▪ En effet, depuis 1968 la progression du prix de l&#8217;once d&#8217;or en dollar américain est largement devant celle de l&#8217;indice BGMI.</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_1_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_1.gif" alt="Graphique des performances comparées Or et Indice BGMI depuis 1968" width="478" height="279" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_2_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_2.gif" alt="Graphique des performances comparées Or et Indice BGMI depuis le sommet de 1980" width="500" height="330" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_3_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_3.gif" alt="Graphique des performances comparées Or et Indice BGMI depuis le creux de 2000" width="500" height="316" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>▪ Le même constat est fait en prenant cette fois comme point de départ de la comparaison le sommet historique de l&#8217;or en 1980 ou bien encore le plus bas du prix de l&#8217;or en 2000. Il est un fait qu&#8217;en intégrant les dividendes dans le BGMI (données que je n&#8217;ai malheureusement pas) l&#8217;écart serait en partie comblé, mais en partie seulement.</p>
<p><strong>Ces deux zooms nous livrent quelques enseignements intéressants :</strong></p>
<ul>
<li>
<p>Les minières ont consolidé plus profondément que le prix de l&#8217;or pendant la longue période qui a suivi l&#8217;euphorie de 1980.</p>
</li>
<li>
<p>De 2000 à 2008, la performance de l&#8217;indice minier a largement éclipsé celle du prix de l&#8217;or, ce qui a largement contribué à façonner les esprits des investisseurs en généralisant la performance de ce secteur vis-à-vis du métal lui-même.</p>
</li>
<li>
<p>La consolidation de 2008 a fait perdre presque tout le bénéfice de son avance au BGMI alors que le prix de l&#8217;or est resté sur une progression à peu près constante jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui.</p>
</li>
</ul>
<p><strong>Quelles conclusions peut-on en tirer ?</strong><br /> ▪ Tout d&#8217;abord que la performance des minières est, sur le long terme, synchrone avec celle du prix de l&#8217;or mais inférieure à celle du métal jaune.</p>
<p>▪ Ensuite, et sur les court et moyen termes, la volatilité des minières est telle qu&#8217;il est indispensable, pour réaliser des performances acceptables, d&#8217;arbitrer régulièrement ses positions. Je sais que la théorie du &#8220;Buy and Hold&#8221; reste encore profondément ancrée dans le néocortex de certains investisseurs lobotomisés par les années fastes d&#8217;avant 2000, néanmoins la cruelle réalité des chiffres est là pour démontrer que cette théorie ne tient absolument pas la route.</p>
<p><strong>Quand procéder à ces arbitrages ?</strong><br /> <strong>▪ En premier lieu, les minières retrouvent le sourire lorsque le métal jaune reprend le chemin de la hausse.</strong></p>
<p>Cette situation est généralement le résultat de la proximité d&#8217;une récession ce qui se traduit par des taux d&#8217;intérêt à long terme stables ou en baisse. Si ces taux dépassent le niveau mesuré d&#8217;inflation des prix à la consommation alors les investisseurs font face à des taux d&#8217;intérêts réels négatifs.</p>
<p>Ce graphique vous montre clairement comment chaque passage des taux d&#8217;intérêt réels en territoire négatif (échelle de gauche) a contribué à une poussée du prix de l&#8217;or et par ricochet des minières.</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_4_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_4.gif" alt="Graphique des performances comparées BGMI et Indice S&amp;P 500 et taux d'intérêts réels" width="500" height="329" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>Ce dernier point permet d&#8217;arbitrer entre les indices miniers et les indices &#8220;traditionnels&#8221;.</p>
<p>Si les minières affichent des performances très inférieures sur le long terme par rapport à ces derniers indices elles prennent leur revanche en période de récession et surtout en période de taux d&#8217;intérêt réels négatifs. Le graphique de l&#8217;historique du ratio du BGMI rapporté au S&amp;P 500 devrait vous en convaincre. Ce ratio (en mauve sur le graphique ci-dessous) a littéralement explosé dans les deux périodes des années 70-80, pendant lesquelles les taux d&#8217;intérêt réels sont devenus fortement négatifs. La situation déprimée de ce coefficient aujourd&#8217;hui vous laisse imaginer la marge de performance disponible des minières par rapport aux actions traditionnelles.</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_5_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_5.gif" alt="Graphique des performances comparées BGMI et Indice S&amp;P 500 depuis le 01/01/1950" width="500" height="293" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p><strong>▪ Le deuxième arbitrage possible est à faire vis-à-vis du métal lui-même</strong>.<br /> Pour le comprendre je vous propose un dernier graphique. Il s&#8217;agit du ratio entre l&#8217;or et l&#8217;indice BGMI. Historiquement depuis 1968 ce ratio évolue entre les deux bornes d&#8217;un canal légèrement croissant. Lorsque le ratio se situe sur la borne basse ceci correspond à un indice BGMI relativement fort par rapport au prix de l&#8217;or et, à l&#8217;inverse, s&#8217;il est sur la borne haute le BGMI sera plutôt faible par rapport au prix du métal.</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_6_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120518_or_minieres_6.gif" alt="Graphique du ratio Or sur Indice BGMI et prix de l'once d'or" width="500" height="345" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>Aujourd&#8217;hui ce ratio se situe à un niveau très élevé attestant d&#8217;une faiblesse extrême, voire anormale, des minières par rapport au prix de l&#8217;or ou, autre possibilité, d&#8217;une exagération du prix de l&#8217;or. Cette borne haute a déjà été atteinte trois fois :</p>
<ul>
<li>
<p>En 1980 : lorsque l&#8217;or a brutalement bondi pour finaliser sa hausse.</p>
</li>
<li>
<p>En 2000 : lorsque l&#8217;indice minier a suivi le mouvement général de baisse des indices généralistes et terminé cinq années de baisse commencées alors que les autres indices attaquaient la plus forte hausse de leur histoire.</p>
</li>
<li>
<p>En 2008 : lorsque les minières, suivant le mouvement général des actions, ont décroché brutalement. L&#8217;or à l&#8217;époque avait aussi profondément consolidé mais proportionnellement beaucoup moins que les minières.</p>
</li>
</ul>
<p>En résumé, hormis si l&#8217;on considère que l&#8217;or aurait fini sa hausse &#8212; ce que les fondamentaux de la zone euro, des Etats-Unis ou bien de la Chine, ne corroborent absolument pas à cette heure &#8212; l&#8217;investisseur pourra arbitrer ses positions en faveur des minières à chaque fois que le ratio se situe sur la borne supérieure et en faveur du métal jaune si le ratio est proche de la borne inférieure.</p>
<p>________________________</p>
<p>(1)    &#8220;Buy and Hold&#8221; : (achetez et conservez) est une stratégie d&#8217;investissement à long terme fondée sur l&#8217;idée que sur le long terme les marchés financiers délivrent un bon rendement malgré les périodes de forte volatilité.</p>
<p>(2)    Beaucoup d&#8217;analystes utilisent des niveaux horizontaux pour interpréter ce ratio mais comme je vous en ai fait la démonstration la croissance de l&#8217;or étant plus forte que celle des minières il n&#8217;est pas possible que le ratio reste invariablement dans un canal. Dans un ratio si les deux valeurs ont une croissance différente le ratio croit de la valeur de la différence entre numérateur et dénominateur.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;or : peut-on encore y croire ? Début de la fin d&#8217;un doux rêve ?</title>
		<link>http://edito-matieres-premieres.fr/or-peut-on-encore-y-croire/</link>
		<comments>http://edito-matieres-premieres.fr/or-peut-on-encore-y-croire/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 May 2012 13:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Mouilleseaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Isabelle Mouilleseaux]]></category>
		<category><![CDATA[Métaux précieux]]></category>
		<category><![CDATA[bundesbank]]></category>
		<category><![CDATA[euro en or]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[LTRO]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela fait des mois et des années que le pouvoir d'achat de l'euro en or s'effrite : l'euro perd de sa valeur contre l'or.  Dit autrement, votre euro achète de moins en moins de choses.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher investisseur,</p>
<p>Je rebondis sur l&#8217;article de Mathieu pour écrire ces quelques lignes&#8230;</p>
<p>▪ D&#8217;un point de vue strictement technique, je partage totalement l&#8217;avis de Mathieu sur l&#8217;or.</p>
<p>▪ A plus long terme, je campe sur mes positions. La tendance haussière de fond de l&#8217;or n&#8217;est pas terminée.<br /> Peut-être ai-je tort &#8230; Qui sait ?<br /> Personne ne sait justement.</p>
<p> <strong>Il me semble que l&#8217;érosion des monnaies est loin d&#8217;être terminée<br /> </strong>Tout simplement parce que nos chers gouvernements n&#8217;ont qu&#8217;une seule issue pour &#8220;faire s&#8217;évaporer&#8221; leurs montagnes de dettes qui tirent nos économies par le fond : l&#8217;inflation.<br /> Vous ne croyez tout de même pas que nous allons rembourser nos créanciers au prix fort comme il se doit. Nous n&#8217;en avons pas les moyens.</p>
<p>Avec un taux de croissance de type &#8220;encéphalogramme plat&#8221; pour les prochaines années, nous ne pouvons au mieux qu&#8217;espérer maintenir le niveau de la dette en l&#8217;état ; et rouler, rouler et rouler encore notre dette ; mois après mois, trimestre après trimestre, année après année.</p>
<p>L&#8217;inflation en revanche&#8230; sournoise et insidieuse, permet de faire fi de la dette d&#8217;un coup de baguette magique&#8230;<br /> &#8230; au grand dam des créanciers.<br /> Pschitt ! elle s&#8217;évapore&#8230;<br /> &#8230; et votre capital avec&#8230;</p>
<p><strong>Croyez-moi, nous y viendrons ; ce n&#8217;est qu&#8217;une question de temps<br /> </strong>Nous sommes déjà en train de lui préparer le terrain, à coups de QE, twist et LTRO.</p>
<p>Les bastions &#8220;anti-inflation&#8221; tombent un à un, et jusqu&#8217;aux plus intransigeants : lorsque j&#8217;entends l&#8217;irréductible Bundesbank lâcher du lest sur la douloureuse question du contrôle de l&#8217;inflation, je me dis que les derniers remparts sont en train de céder. Si même Schäuble et Weidmann entrouvrent la porte&#8230;</p>
<p><strong>La dépréciation de l&#8217;euro contre l&#8217;or est une grande tendance de fond</strong><br /> Cela fait des mois et des années que le pouvoir d&#8217;achat de l&#8217;euro en or s&#8217;effrite : l&#8217;euro perd de sa valeur contre l&#8217;or.</p>
<p>Dit autrement, votre euro achète de moins en moins de choses.</p>
<p>En revanche, si vous avez &#8220;stocké&#8221; le fruit de votre travail (à savoir votre capital) en or, vous avez préservé le pouvoir d&#8217;achat de votre capital.</p>
<p>Mieux : vous l&#8217;avez significativement renforcé ! Votre pouvoir d&#8217;achat en euro a augmenté.</p>
<p>Depuis deux ans et demi, le ratio euro/or est passé de 0,150 à 0,075. Une division par deux.</p>
<p>Regardez ce graphique ; il est éloquent.</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120517_or_euro_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120517_or_euro.gif" alt="Graphique du cours de l'or" width="500" height="222" border="0" /></a></p>
<p>Alors certes, je vous l&#8217;accorde. Depuis février, la grande tendance de fond baissière de l&#8217;euro contre or marque une pause. L&#8217;or perd du terrain.</p>
<p>Mais il limite tout de même son repli à 9% en euro (depuis ses plus-hauts), contre 14,5% en dollar.</p>
<p>Le dollar chute encore plus vite que l&#8217;euro contre l&#8217;or !</p>
<p>Mais l&#8217;euro est en train de le rattraper ces derniers jours&#8230;</p>
<p><strong>La course folle des monnaies papier vers les abysses n&#8217;est pas finie<br /> </strong>C&#8217;est le message que je veux vous faire passer aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Le dollar, tout comme l&#8217;euro, perdent leur pouvoir d&#8217;achat, se déprécient&#8230; Ca continuera parce que nous n&#8217;avons pas le choix.</p>
<p>Cette tendance est faite pour durer :<br /> &#8211; Parce que nous devons payer des dettes astronomiques que nous n&#8217;avons pas les moyens de payer<br /> &#8211; Et que nous lâcherons l&#8217;inflation pour en venir à bout, faute de croissance</p>
<p>Mais ne me faites pas dire ce que je n&#8217;ai pas dit&#8230;</p>
<p><strong>Oui, l&#8217;or peut encore baisser</strong><br /> Si vous êtes investisseur de long terme, attendez de voir si les 1 500 $ cassent.</p>
<p>Le cas échéant, il faudra attendre une stabilisation avant de se lancer. Ca pourrait prendre quelques mois.</p>
<ol>
<li>En euro, l&#8217;or pourrait aller jusqu&#8217;à 1 180 euros, son oblique support de très long terme</li>
<li>En dollar, Mathieu estime possible un retour vers les 1 300 $</li>
</ol>
<p>Ce sera alors une fenêtre de tir pour acheter de l&#8217;or ou renforcer sa position.</p>
<p>Sachez que vous ne serez pas le seul : la Chine est à l&#8217;affût et profite des moindres replis pour ramasser l&#8217;or à bon compte. Il y a donc un &#8220;filet de sécurité&#8221; tendu par Pékin sous le cours de l&#8217;or&#8230;</p>
<p>Comme je vous l&#8217;expliquais récemment dans <em>l&#8217;Edito</em>, la Chine est en train de diversifier rapidement ses réserves de change en faisant croître la part de l&#8217;or (dans le plus grand secret bien sûr).</p>
<p>Son objectif ? Garantir son yuan avec de l&#8217;or pour en faire la monnaie de référence de la planète à terme. C&#8217;est du moins mon hypothèse&#8230;</p>
<p>Voilà. Vous avez mon avis sur l&#8217;or.<br /> Peut-être ai-je tort&#8230; Qui sait ?<br /> Personne justement&#8230;</p>
<img src="http://edito-matieres-premieres.fr/?ak_action=api_record_view&id=5783&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Or : Que faire !</title>
		<link>http://edito-matieres-premieres.fr/or-que-faire/</link>
		<comments>http://edito-matieres-premieres.fr/or-que-faire/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 May 2012 12:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaux précieux]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse-technique-gold]]></category>
		<category><![CDATA[Gold-Valeur-refuge]]></category>
		<category><![CDATA[Jouer-Gold]]></category>

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		<description><![CDATA[L'or n'a pas résisté au bain de sang sur les marchés : le cours a perdu plus de 20% par rapport à son plus-haut à 1 930 $. Que faire avec l'or aujourd'hui ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;or n&#8217;a pas résisté au bain de sang sur les marchés :<br /> </strong>▪ Le billet vert &#8220;rebondit&#8221; face à l&#8217;euro qui se meurt&#8230; rendant moins attrayants les achats d&#8217;or.</p>
<p>▪ Les pertes enregistrées par les fonds sur les actions et indices poussent comme toujours à la &#8220;liquidation aurifère&#8221; (comprenez : les investisseurs sont forcés de le vendre afin de compenser leurs pertes et faire face aux retraits).</p>
<p>L&#8217;or a perdu plus de 20% par rapport à son plus-haut à 1 930 $.</p>
<p>Que faire avec l&#8217;or aujourd&#8217;hui ?</p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120517_GOLD_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120517_GOLD.gif" alt="Graphique du cours de l'or" width="472" height="336" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Pour agrandir le graphique, cliquez dessus</em></p>
<p><strong>Ce que nous dit le graphique :<br /> </strong>▪ Les cours se rapprochent de la borne basse d&#8217;une figure d&#8217;élargissement à court terme ;<br /> ▪ Les indicateurs techniques journaliers sont survendus (le RSI est sous les 30%) ;<br /> ▪ Le bas de la zone de <em>range</em> de moyen terme (1 520 $/1 795 $) est en vue.</p>
<p>Mon avis ?<strong> </strong>A court terme, <strong>il faut acheter</strong><strong> !</strong></p>
<p><strong>Voici ma stratégie à court terme :<br /> <strong>Tant que les 1 500 $ ne sont pas cassés</strong></strong><strong>,</strong> on pourra aujourd&#8217;hui envisager un <strong>rebond technique à court terme.</strong></p>
<p>Les objectifs de retracement à la hausse sont situés sur les 1 620 $ dans un premier temps. En extension, la hausse pourrait même aller jusqu&#8217;aux 1 660 $ (niveau de la moyenne mobile à 50 jours, en bleu sur le graphique), le plus-haut de la figure en élargissement.</p>
<p>Voilà pour le court terme. Surtout, dans cette stratégie, positionnez bien un stop sur le niveau des 1 500 $.</p>
<p><strong>Et à <strong>moyen terme ?<br /> Gare à la rupture des fameux 1 500 $ !</strong></strong></p>
<p>Ce niveau ayant déjà contenu les baisses en septembre et décembre derniers, la plupart des investisseurs auront positionné leur <em>stop loss</em> dans cette zone.</p>
<p>Aussi, je pense que si les cours venaient à casser ce support, par effet boule de neige classique, <strong>le déclenchement des </strong><em>stop loss</em><strong> à la chaîne risquerait alors d&#8217;accélérer la baisse rapidement&#8230; vers l&#8217;objectif théorique des 1 300 $.</strong></p>
<p>Faites attention dans un premier temps car en cas de krach et de panique générale sur les marchés, l&#8217;or ne sera pas épargné (le cas de 2008 en est l&#8217;exemple). A plus long terme en revanche, l&#8217;or retrouvera son rôle de refuge.</p>
<p>Je ne me concentre ici que sur <strong>sa volatilité de court/moyen termes</strong> : c&#8217;est elle qui nous fait gagner de l&#8217;argent dans mon service ; voilà pourquoi nous allons probablement intervenir sur l&#8217;or avec mes abonnés dans les tout prochains jours.</p>
<p><em>[</em><strong><em>NDLR : la performance nette du portefeuille "Onde de Choc" de Mathieu dépasse les 34%</em></strong><em> depuis le 1er juillet 2010... Pour en savoir plus, </em><a href="https://secure.publications-agora.fr/WIN10/WWINN514/index.htm?pageNumber=1" target="_blank"><em>cliquez ici</em></a><em>]</em></p>
<p><em>Première parution dans <a href="http://lebilletdutrader.com/2012/05/15/est-ce-le-moment-de-revenir-sur-le-gold/">le Billet du Trader le 15/05/2012.</a></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Mines d&#8217;or : une opportunité d&#8217;achat historique dans une crise historique (2)</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 14:53:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les Rédacteurs de l'Edito</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaux précieux]]></category>
		<category><![CDATA[etf]]></category>
		<category><![CDATA[Goldcorp]]></category>
		<category><![CDATA[newmont]]></category>
		<category><![CDATA[Newmont Mining]]></category>
		<category><![CDATA[ratio or]]></category>

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		<description><![CDATA[Le sentiment des investisseurs présents lors de la meilleure conférence sur les mines d'or juniors le "Precious Metals Summit" qui a eu lieu à Genève du 9 au 11 avril, puis la semaine suivante sur les grandes capitalisations au Denver Gold Show de Zürich, est assez clair. Les participants restent confiants à long terme sur la hausse de l'or. A court terme, le consensus est plus mitigé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Claude Bejet</p>
<p>Le sentiment des investisseurs présents lors de la meilleure conférence sur les mines d&#8217;or juniors le &#8220;Precious Metals Summit&#8221; qui a eu lieu à Genève du 9 au 11 avril, puis la semaine suivante sur les grandes capitalisations au Denver Gold Show de Zürich, est assez clair. Les participants restent confiants à long terme sur la hausse de l&#8217;or. A court terme, le consensus est plus mitigé.</p>
<p>Mark Hulbert recense que les personnes faisant du <em>market timing</em> sur l&#8217;or sont en moyenne négatifs, ce qui est extrêmement inhabituel et donc haussier. Ross Norman, le pdg de Sharps Pixley, prouve le désintérêt des investisseurs pour les mines. En 2004, la part des mines représentait 28% des portefeuilles et 72% pour le métal contre 6% seulement pour les mines en 2011. La négativité sur ce secteur est à couper au couteau. Jamais le décalage de valorisation entre les minières et le métal n&#8217;a été aussi important.</p>
<p align="center"><strong><em>Le ratio or sur mine d&#8217;or au plus haut</em></strong></p>
<p align="center"><a href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120616_ratio_or_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120616_ratio_or.gif" alt="Graphique du cours de l'or" width="500" height="286" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>Les raisons sont multiples et souvent valables :</p>
<ul>
<li>Une décorrélation entre la hausse de l&#8217;or et des minières</li>
</ul>
<p>Les managers des mines d&#8217;or ont déçu les investisseurs année après année (déception sur l&#8217;augmentation des réserves, sur la production et surtout sur les marges qui n&#8217;ont progressé que de 7% par an alors que le prix de l&#8217;or a explosé). James Turk, le fondateur de Gold Money, se demande même si ces mineurs sont vraiment haussiers sur leur matière première car aucun d&#8217;entre eux n&#8217;achète de l&#8217;or pour gérer leurs liquidités. Leur <em>cash</em> c&#8217;est du dollar, pas de l&#8217;or !</p>
<ul>
<li>Hausse des coûts des minières</li>
</ul>
<p>La hausse des coûts est constante à cause des augmentations des salaires et de la hausse du pétrole et des matières premières. La plupart des grands groupes aurifères n&#8217;arrivent pas à renouveler leurs réserves et ils produisent à partir de terrains aux teneurs de plus en plus faibles.</p>
<ul>
<li>Augmentation du risque pays</li>
</ul>
<p>Le risque pays augmente un peu partout avec des nationalisations, des augmentations d&#8217;impôts, et une prolongation des durées des processus bureaucratiques pour mettre une mine en production sans compter des normes environnementales de plus en plus strictes et tatillonnent. Enfin, dans certains cas, de véritables chantages de la part de certaines ONG et de la population locale sont à déplorer.</p>
<p>Mais tout ceci est connu ! Et donc tout ceci est pris en compte par le marché.</p>
<p>Comme aime à le rappeler Tom Kaplan, figure iconique du monde de l&#8217;or, fondateur du groupe Electrum, et un des principaux actionnaires de Novagold en faisant référence à Apple : <strong>la capitalisation de toutes les mines d&#8217;or ne vaut même pas une demi-pomme !</strong></p>
<p>Est-il raisonnable qu&#8217;une industrie aussi importante que l&#8217;extraction de l&#8217;or ne puisse pas valoir la moitié d&#8217;une société d&#8217;électronique ?</p>
<p>Le <em>trade</em> de la décennie est peut-être <strong>long les mines d&#8217;or, short Apple ! </strong>Et cela n&#8217;a jamais été aussi simple. Voici quelques pistes, des plus larges, aux plus aventureuses.</p>
<p><strong>Les ETF de mines d&#8217;or</strong><br /> Il est très facile et très pratique d&#8217;investir sur ce secteur à travers les ETF de mines d&#8217;or. En achetant GDX (market vectors gold minor ETF : 43 $), on achète d&#8217;un coup d&#8217;un seul l&#8217;indice des grandes capitalisations aurifères.</p>
<p>Encore plus intéressant, GDXJ ; 20,7$ (market vectors gold miners) qui a connu il n&#8217;y a pas si longtemps un plus haut à 40,6 $. Après une chute encore plus spectaculaire, GLDX ; 8,3 $ (global X gold explorers ETF) permet d&#8217;acheter un panier de valeurs d&#8217;exploration.</p>
<p><strong>Les grands de la cote</strong><br /> Les mines les moins risquées sont bien évidemment les plus grandes dont les PER caracolaient allègrement pendant des décennies à plus de 30. Désormais, elles ne se paient plus que 11 fois pour une marge nette de 20%, à l&#8217;instar de <strong>Newmont Mining</strong> (NEM ; 46 $).</p>
<p><strong>Gold Corp</strong> (GG ; 35,3 $). La croissance de la production de cette société sera meilleure, progressant de 2,6 millions d&#8217;onces en 2011 à 4,2 millions d&#8217;onces en 2016 avec une marge nette de 28%. Malheureusement la société se paie plus chère avec un PER de 20.</p>
<p>Que faut-il acheter : Newmont ou Goldcorp ? Probablement les deux mais les meilleures progressions se feront sur des titres qui sont aujourd&#8217;hui délaissés par les gestionnaires de fonds aurifères.</p>
<p><strong>Harmony Gold</strong> (HMY ; 9,60 $). Cette action est quasiment au même prix qu&#8217;en 2000 alors que l&#8217;indice des mines d&#8217;or a progressé de 135%. Sur cette décennie, Harmony Gold a été totalement restructurée. Après avoir longtemps chuté, la production et les marges ont augmenté. L&#8217;extraordinaire gisement Wafi Golpu en <em>joint-venture</em> avec Newcrest en Papouasie, en Nouvelle Guinée, contient déjà 26 millions d&#8217;onces d&#8217;or et 9 millions de tonnes de cuivre.</p>
<p>Rien que cet actif de très grande qualité, qui pourra produire 400 000 onces d&#8217;or par an, justifie à lui seul toute la capitalisation boursière d&#8217;Harmony (4 milliards de dollars). Ce qui veut dire tout simplement qu&#8217;en achetant Harmony, on possède quasiment gratuitement la quatrième ressource d&#8217;or du monde, soit 6 291 tonnes. A ce prix-là, le risque sud-africain ne compte pas d&#8217;autant plus que ce pays est une démocratie et que sa monnaie, le rand, très forte aujourd&#8217;hui, pourrait se déprécier.</p>
<p><strong>Pan American Silver</strong> (PAAS ; 17 $ contre 34 $ en août 2011).<br /> Cette excellente société produit 21 millions d&#8217;onces d&#8217;argent grâce à 7 mines en production. La probabilité pour que le gouvernement argentin donne son accord pour mettre en production leur magnifique propriété la Navidad, est très forte. Cela pourrait quasiment doubler à terme leur production et faire envoler ce titre.</p>
<p><strong>Investir sur le modèle en partenariat</strong><br /> Il est prouvé que sur une durée de plus de 5 ans, 95% des gestionnaires sous performent leur indice de référence. Bien sûr, assembler et suivre un portefeuille de mines exploratrices est une entreprise extrêmement difficile et très risquée. Pourquoi ne pas faire confiance à des hommes dont c&#8217;est le métier. Ils choisissent et arbitrent pour nous les propriétés. Et pour éviter une dilution constante, problème majeure des sociétés d&#8217;exploration, ils laissent le soin à des partenaires de financer le gros des dépenses.</p>
<p>Dans ce domaine, ma valeur favorite est depuis de très nombreuses années <strong>Almaden Minerals</strong>. Les patrons et fondateurs, Duane et Morgan Poliquin ont déjà fait la fortune de leurs actionnaires sur leur première société. Ils sont considérés comme faisant partie des meilleurs géologues nord-américains. Leur société dont ils détiennent avec leurs proches près de 20% du capital, est quasiment indestructible car elle a survécu à l&#8217;effroyable marché baissier de 93 (suite à l&#8217;escroquerie de la société Bre-X) et à la faible valorisation de l&#8217;or des années 2000. Ils possèdent 40 propriétés au Canada et au Mexique. Fin 2012, ils auront autant de <em>cash</em> qu&#8217;en début d&#8217;année (25 millions de dollars) malgré les dépenses de forage sur leur grande découverte mexicaine, Ixtaca.</p>
<p>Cette société d&#8217;exploration capitalisant seulement 120 M$ verra son statut changer en septembre lorsqu&#8217;ils annonceront leur première ressource officielle (43 101), qui devrait prouver qu&#8217;ils possèdent déjà un à deux millions d&#8217;onces. Ce titre pourrait alors facilement retrouver ses plus hauts de 5 $ et peut-être 10 $ à terme. La métallurgie semble bonne, le terrain accessible Ixtaca sera probablement une mine</p>
<p><strong>EURASIAN MINERALS (</strong>EMXX-T ; 2,23 $)<br /> Cette petite société a tous les attributs d&#8217;une grande. Un management d&#8217;exception, 140 propriétés en Haïti, en Turquie, en Australie, aux Etats-Unis et en Suède. Des partenaires prestigieux vont dépenser 12 millions $ cette année : Newmont Mining, Vale, Freeport-McMoRan, Antofagasta, Inmet, Centerra Gold, Entrée Gold, Golden Predator. Leur modèle de <em>joint-venture</em> fonctionne extrêmement bien car depuis 2003, 70% de leurs dépenses (65 millions de dollars) ont été financées par leurs partenaires.</p>
<p><strong>VIRGINIA MINES</strong> (VGQ-T ; 9 $)<br /> L&#8217;action n&#8217;a quasiment pas baissé car d&#8217;après les analystes, sa valeur nette d&#8217;actifs entre le <em>cash</em> et ses royalties importantes est de 8,5 $. Le marché ne paie donc rien pour son Pdg André Gaumond considéré comme l&#8217;un des meilleurs prospecteurs canadiens, ni pour les propriétés intéressantes qu&#8217;il a déjà rassemblées au Québec.</p>
<p><strong>Petit producteur deviendra grand</strong></p>
<p><strong>Atna Resources</strong> (ATN ; 1 $)<br /> C&#8217;est de loin ma valeur favorite. Son Pdg Jim Hesketh est un bâtisseur de mines. Il vient de mettre en production Briggs en Californie qui a produit de manière profitable 40 000 onces en 2011. Grâce au redémarrage de la mine Pinson rachetée à Barrick, la société devrait produire 125 000 onces dès 2013 et pourrait accéder au club des producteurs de plus de 250 000 onces dès 2016. La capitalisation de 120 $ est anormalement faible car la société ne se paie qu&#8217;une ou deux fois le <em>cash</em>-flow 2013 et l&#8217;augmentation de la production devrait se faire sans dilution du capital !</p>
<p><strong>OLYMPUS PACIFIC</strong> (OYM-T ; 0.25 CAD)<br /> Cette société a produit 430 000 onces au Vietnam en 2011 et se paie une fois le <em>cash-flow</em> 2011 ! Sa production devrait atteindre 65 000 onces en 2012, 100 000 onces en 2013 et en 2014 leur projet Bau en Malaisie pourrait entrer en production avec 100 à 150 000 onces par an. Le management a su faire progresser les ressources d&#8217;un million d&#8217;onces en 2006 à 4 millions d&#8217;onces en 2011. Celles-ci pourraient augmenter encore de 28% cette année.</p>
<p>L&#8217;avantage de toutes ces sociétés c&#8217;est qu&#8217;elles produisent, qu&#8217;elles génèrent du <em>cash-flow</em>. Ce qui dans le contexte actuel est jugé de première importance par les investisseurs.</p>
<p><strong>Y a t-il un risque ?</strong><br /> Dans l&#8217;ambiance de crise bancaire endémique, les investisseurs aurifères estiment que beaucoup de projets d&#8217;exploration ne pourront jamais être financés et donc que ces sociétés doivent être évitées.</p>
<p>Il est vrai que la création récente de quelques trois mille sociétés d&#8217;exploration aurifère ne présage rien de bon et beaucoup d&#8217;entre elles disparaîtront ou fusionneront. Il n&#8217;empêche que dans un grand marché haussier sur l&#8217;or, l&#8217;accès au capital devrait être possible à plus ou moins longue échéance. Du fait de la très faible valorisation des sociétés d&#8217;exploration, c&#8217;est là que l&#8217;on pourra trouver les <em>ten bagger</em> de demain (expression de Peter Lynch, le célèbre investisseur américain qui désignait ainsi une action faisant <strong>10 fois la mise</strong>).</p>
<p><strong>Des grandes exploratrices de qualité</strong></p>
<p><strong>GOLD CANYON RESOURCES (</strong>GCU-V ; 1,50 $)<br /> La dernière publication de son excellente ressource 43 101 de 3,7 millions d&#8217;onces a cependant déçu le marché qui avait des attentes démesurées. Mais les 7 millions d&#8217;onces, ils les auront car leur directeur technique de génie le docteur Hennigh Quinton comprend bien la géologie de leur découverte et les forages vont bon train.</p>
<p><strong>CHESSER RESOURCES</strong> (CHZ-ASX 0.05 CAD)<br /> Les 500 000 onces de ressources en Turquie à très forte teneur (3 g) pourraient facilement atteindre 1,5 million d&#8217;onces. La société possède 7 millions de dollars de <em>cash</em>. Le Pdg Rick Valenta a fait ses preuves à la tête de Fronteer Development.</p>
<p><strong>Jouez le Yukon</strong><br /> Cette excellente juridiction au Canada a vu un engouement exceptionnel s&#8217;emparer des investisseurs. Le soufflé est retombé et l&#8217;on peut se procurer d&#8217;excellentes sociétés à prix cassé.</p>
<p><strong>KAMINAK KAM-V</strong> (1,95 CAD)<br /> A vu son prix baisser de 4,80 $ en juillet 2011 à 1,95 $ aujourd&#8217;hui. Mais cette société aura une mine à terme.</p>
<p><strong>ATAC</strong> (ATC-V 2,40 CAD)<br /> De 10 $ on est retombé à 2,40 $ et pourtant les terrains renferment très probablement des dépôts de type <em>carlin trend </em>qui ont fait la fortune de Barrick au Nevada.</p>
<p><strong>GOLDEN PREDATOR</strong><br /> William M. Sheriff, son pdg, a accumulé les plus vastes terrains dans le Yukon, grand comme l&#8217;Espagne, et la société devrait rentrer en production dès le quatrième trimestre 2013 pour produire 50 000 onces par an pour un investissement de seulement 25 millions dollars.</p>
<p><strong>SOLITARIO EXPLORATION &amp; ROYALTY</strong> (XPL- 1,24$)<br /> Grâce à une gestion extrêmement habile, le pdg Christopher Herald a réussi à accumuler d&#8217;excellentes propriétés en gardant un nombre d&#8217;actions très restreint (35 millions). Pour 50 millions de dollars de capitalisation, on possède un projet de production d&#8217;or aux Etats-Unis, un gisement de zinc gigantesque en partenariat avec le cinquième producteur mondial Votorantim Metals, des projets de métaux précieux au Mexique et un partenariat sur les platinoïdes avec Anglo Platinum au Brésil.</p>
<p><strong>Et pour les plus audacieux :</strong><br /> Plus les sociétés d&#8217;exploration sont petites et plus les valorisations relatives sont faibles. Les investisseurs les plus téméraires pourraient étudier les valeurs suivantes qui bien que très risquées, me semblent être des sociétés de qualité et peuvent être accumulé aux prix actuels. Certaines feront plus de 10 fois la mise mais si le marché tarde à se reprendre, le titre pourrait disparaître ou fusionner.</p>
<p><strong>TREASURY METALS</strong> (TML : 0,70 CAD)<br /> Canada, Ontario</p>
<p><strong>AFRICAN QUEEN</strong> (AQ ; 0,13 CAD)<br /> Ghana, Tanzanie</p>
<p><strong>ANDEAN GOLD</strong> (AAU-V ; 0,065 CAD)<br /> Equateur et Pérou</p>
<p><strong>DIAMOND CORP</strong> (DCP-LON ; 0,05 livre sterling)<br /> Diamants en Afrique</p>
<p><strong>FREEGOLD VENTURES</strong> (FVL ; 0,7 CAD)<br /> Alaska</p>
<p><strong>GOLDEN GOLIATH</strong> (GNG-V ; 0,2 CAD)</p>
<p><strong>GOLDSTONE</strong> (GRL-LON ; 0,038 livre sterling)<br /> Ghana et Gabon</p>
<p><strong>FIRE RIVER</strong> (FAU-V<br /> Alaska</p>
<p><strong>GRAN COLUMBIA</strong> (GCM-V ; 0,39 CAD)<br /> Colombie</p>
<p><strong>MEDITERRANEAN RESOURCES</strong> (MNR-T ; 0,11 CAD)<br /> Turquie</p>
<p><strong>GOLD MOUNTAIN</strong></p>
<p><strong>LINCOLN MINING</strong> (LMG-V ; 0,04 CAD)</p>
<p><strong>NORTHERN FREEGOLD</strong> (NFR-V ; 0,16 CAD)<br /> Canada et Arizona</p>
<p><strong>REBGOLD CORPORATION</strong> (REB-V ; 0,03 CAD)<br /> Finlande</p>
<p><strong>SILVER BEAR</strong> (BBRT ; 0,41 CAD)<br /> Russie<br /> <strong>TEMEX</strong> (TME-V ; 0,13 CAD)</p>
<p>Comme dans la chanson de Rouge : &#8220;attention, attention, attention <em>baby</em>, attention&#8221;.</p>
<p>Les mines d&#8217;or sont des investissements risqués, il faut toujours garder cette idée présente à l&#8217;esprit. Le deuxième risque sera probablement de vendre trop tôt. La volatilité de ce secteur a conditionné les investisseurs à ne pas garder les titres. Cette fois-ci, si nos points d&#8217;entrée sont bons, il faudra probablement garder pour le long terme et ne pas prendre vos profits trop rapidement. Mais nous n&#8217;en sommes pas (encore) là !</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Mines d&#8217;or : Signal d&#8217;achat historique ? (1)</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 08:48:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les Rédacteurs de l'Edito</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaux précieux]]></category>
		<category><![CDATA[cours or]]></category>
		<category><![CDATA[ETF or physique]]></category>
		<category><![CDATA[indice GDX]]></category>
		<category><![CDATA[récession en Chine]]></category>
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		<description><![CDATA[Si l'or n'a perdu que 18%, les mines sont en baisse de près de 50% depuis le plus haut historique de l'once début septembre 2011. Fondamentalement, elles sont extrêmement sous-évaluées. Techniquement, on peut voir un fort signal de retournement. Curieusement, alors que l'or jouit de sa onzième année de hausse, le pessimisme le plus noir règne dans le domaine des mines d'or. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Claude Bejet</p>
<p>Si l&#8217;or n&#8217;a perdu que 18%, les mines sont en baisse de près de 50% depuis le plus haut historique de l&#8217;once début septembre 2011.</p>
<p>Fondamentalement, elles sont extrêmement sous-évaluées. Techniquement, on peut voir un fort signal de retournement.</p>
<p>Curieusement, alors que l&#8217;or jouit de sa onzième année de hausse, le pessimisme le plus noir règne dans le domaine des mines d&#8217;or. Ceci n&#8217;est pas étonnant puisque l&#8217;indice GDX des grandes mines a baissé de 38.5% depuis son plus-haut atteint le 8 septembre 2011 (et de 25% sur les cinq dernières semaines). La débâcle est encore plus forte sur les mines juniors, où l&#8217;indice GDXJ vient de perdre 50.5%, et l&#8217;indice des Exploratrices GLDX chute de plus de 55%.</p>
<p>Sur la même période, l&#8217;or physique n&#8217;a baissé que de 4% !</p>
<p>Depuis le 1er mai, la baisse a encore accéléré mais mercredi 9 mai un retournement important a eu lieu. Les indices miniers ont fait un plus-bas historique dans un vent de panique pour terminer avec une hausse sur la clôture de la veille. Cette reprise a été confirmée jeudi 10 mai.</p>
<p>Acheter des mines d&#8217;or ou renforcer ses positions dans le secteur me semble être un investissement qui pourrait être très rentable à moyen terme (automne 2012, début 2013).</p>
<p><strong>Les mines, des actions comme les autres ou un effet de levier sur le métal ?</strong><br /> L&#8217;ensemble de la communauté financière, au vu de la bonne corrélation entre les mines d&#8217;or et les actions, préfère acheter des ETF d&#8217;or physique et délaisse le secteur minier. Le traumatisme de 2008 reste présent dans les esprits. Les mines d&#8217;or, supposées protéger les portefeuilles d&#8217;actions, n&#8217;avaient-elles pas baissé beaucoup plus que les indices boursiers ?</p>
<p>Il convient tout de même de rappeler, comme l&#8217;avait prouvé à l&#8217;époque dans son excellente étude de 1993 Amy Gassman, l&#8217;analyste aurifère de Goldman Sachs, que les mines d&#8217;or ont une aussi bonne corrélation avec l&#8217;or qu&#8217;avec le S&amp;P 500. Ce qui veut tout simplement dire que les mines d&#8217;or réagissent parfois comme des actions mais tout aussi fréquemment comme l&#8217;or – effet de levier en plus.</p>
<p>Si les bourses mondiales venaient à corriger, il se pourrait très bien que, contrairement à ce qui s&#8217;est passé en 2008, les marchés anticipent un retour en force de la création monétaire par des gouvernements en proie à la panique.</p>
<p>Dans ce contexte, les actions pourraient baisser et les mines d&#8217;or monter !</p>
<p><strong>Y-a-t-il une bulle sur l&#8217;or ?</strong><br /> Bien évidemment, si l&#8217;on souhaite investir sur les mines d&#8217;or qui normalement présentent un effet levier de 3 par rapport au métal jaune, il faut être persuadé que le grand marché haussier sur l&#8217;or est loin d&#8217;être terminé.</p>
<p>Il est vrai que la relique barbare a déjà fortement monté, passant en 11 ans de 300 $ à 1 600 $. Il me semble néanmoins que cette hausse reste tranquille en échelle logarithmique. Pour qu&#8217;il y ait bulle, il faudrait qu&#8217;il y ait une véritable hausse exponentielle.</p>
<p><strong>Graphique 1</strong> : La hausse de l&#8217;or à ce jour n&#8217;est rien par rapport au Nasdaq lors de la bulle Internet</p>
<p align="center"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120515_or_1.gif" alt="Graphique 1 : La hausse de l'or à ce jour n'est rien par rapport au Nasdaq lors de la bulle Internet" width="500" height="371" border="0" /></p>
<p align="left">Depuis 2001, l&#8217;or a connu 7 corrections de plus de 10% : -10% en 2003, -12% en 2004, -23% en 2006, -30% en 2008, -12% en 2009, -13% en 2010, et la plus récente : -19% qui a vu l&#8217;or passer de 1 895 $ à 1 531 $.</p>
<p><strong>Graphique 2</strong> : Les 7 corrections sur l&#8217;or</p>
<p align="center"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120515_or_4.gif" alt="Graphique 2 : Les 7 corrections sur l'or" width="500" height="377" border="0" /></p>
<p>Si l&#8217;or monnaie de réserve semble monter face à un dollar structurellement faible, il reste relativement stable par rapport au pétrole avec un ratio de 17.</p>
<p><strong>Graphique 2 bis</strong> : Le ratio or pétrole relativement stable depuis 50 ans</p>
<p align="center"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120515_or_2.gif" alt="Graphique 2 bis : Le ratio or pétrole relativement stable depuis 50 ans" width="500" height="377" border="0" /></p>
<p>De la même manière si les cours des denrées alimentaires montent en euro ou en roupie indienne, leurs prix ne dérapent pas par rapport à l&#8217;or qui joue son rôle d&#8217;étalon monétaire.</p>
<p><strong>Les intérêts réels négatifs soutiennent les placements or</strong><br /> Un des meilleurs indicateurs pour prédire une hausse durable de l&#8217;or est l&#8217;existence de taux d&#8217;intérêt réels négatifs. Or c&#8217;est le cas dans pratiquement tous les pays : France : -1,05%, Allemagne : -1,25%, Etats-Unis : -3,25%, Grande-Bretagne : -4,50%, Chine et Inde : -2,23% (US Global Research).</p>
<p>Qui plus est, l&#8217;or représente une infime fraction infime de l&#8217;allocation d&#8217;actifs des grands investisseurs. Philippe Klapwijk, patron de la recherche sur les métaux de Thomson Reuters, a bien illustré ce point récemment, dans son discours au <em>European Gold Forum</em> à Zurich, le 17 avril dernier.</p>
<p>Selon lui, face aux 50 000 milliards investis sur les actions, ou au 60 000 milliards du monde des obligations et des quelque 10 000 milliards des bons du Trésor américain, l&#8217;or ne représente qu&#8217;une goutte d&#8217;eau !</p>
<p>A cela, j&#8217;ajouterai personnellement qu&#8217;aucun de mes amis ou voisins ne détient de montants significatifs d&#8217;or physique et qu&#8217;aucun chauffeur de taxi ne m&#8217;a recommandé d&#8217;acheter une mine d&#8217;or.</p>
<p>Plus sérieusement, l&#8217;or représentait 5% des actifs financiers en 1968, 3% en 1980 contre moins de 1% aujourd&#8217;hui (source : CPM Gold Year Book).</p>
<p><strong>Le prix de l&#8217;or ne fait que refléter l&#8217;augmentation des masses monétaires</strong><br /> Le docteur Murenbeeld, qui produit parmi les recherches les plus systématiques sur l&#8217;or, souligne que les dettes des gouvernements sont pour la plupart au-dessus ou proches du seuil critique des 90%, et que les dépenses sociales dans nos sociétés modernes sont quasiment incontrôlables et irréductibles (60% du budget américain). Par exemple, le bilan de la Réserve fédérale américaine a triplé depuis janvier 2008, et la Banque centrale européenne n&#8217;est pas en reste avec un doublement sur la même période.</p>
<p><strong>Graphique 3</strong> : La création monétaire favorise la hausse de l&#8217;or</p>
<p align="center"><img src="http://www.edito-matieres-premieres.fr/elements/emp/newsletter/images/contenu/120515_or_3.gif" alt="Graphique 3 : La création monétaire favorise la hausse de l'or" width="500" height="365" border="0" /></p>
<p>Ce brillant analyste de Dundee Wealth précise qu&#8217;en utilisant le même ratio de couverture de 0,38 utilisé lors de la réévaluation de l&#8217;or en 1934 aux Etats-Unis, l&#8217;or devrait être à 4 063 $ pour tenir compte de l&#8217;augmentation de la masse monétaire M1 et de 8 497 $ en utilisant un ratio de couverture de seulement 0,24 pour tenir compte de l&#8217;augmentation de la masse monétaire M2.</p>
<p><strong>Et la production d&#8217;or dans tout cela ?</strong><br /> La production mondiale d&#8217;or, 2 500 tonnes par an, est en très légère augmentation, mais ces chiffres sont tellement minuscules par rapport aux stocks détenus par les gouvernements et les particuliers (probablement 160 000 tonnes) qu&#8217;ils n&#8217;influent pas de manière significative sur l&#8217;évolution du prix de l&#8217;or.</p>
<p>Un autre point de vue intéressant a été donné par Thorsten Schulte, expert financier allemand, dans sa présentation du 20 avril à Zürich : la production mondiale d&#8217;or représente une valeur d&#8217;environ 140 milliards de dollars, chiffre insignifiant par rapport à la dette américaine de 53 657 milliards de dollars, 98 723 milliards de dollars du marché des obligations et des 790 000 milliards de dollars de volume sur les dérivés.</p>
<p>Warren Buffett clame haut et fort que les CDS (<em>Credit Default Swap</em>) sont des armes de destruction massive. Compte tenu des dérèglements de la finance mondiale, il semble curieux que cet éminent investisseur ne soit pas haussier à long terme sur l&#8217;or.</p>
<p><strong>Facteurs négatifs sur l&#8217;or</strong><br /> Bien sûr, il y a toujours des risques de baisse.</p>
<p>L&#8217;argument le plus sérieux à mon sens serait l&#8217;éventualité d&#8217;une forte récession en Chine. Ceci est bien évidemment une possibilité car dans l&#8217;histoire de l&#8217;humanité, tout pays qui a connu une forte croissance fait face tôt ou tard, non pas à une simple baisse de son rythme de croissance, mais à de véritables récessions. La hausse récente de l&#8217;indice boursier chinois ne semble pas accréditer cette hypothèse à court terme.</p>
<p>Personnellement, j&#8217;ai identifié 3 raisons qui pourraient faire repartir l&#8217;or à la baisse :</p>
<blockquote>
<p>=&gt; Si la croissance mondiale repartait à un rythme soutenu, la poursuite de la hausse des indices rassurerait, et l&#8217;or perdrait de son attrait relatif ;</p>
<p>=&gt; Si les masses monétaires cessaient leur croissance effrénée ;</p>
<p>=&gt; Si le dollar connaissait une forte remontée face à des monnaies en perdition, cela freinerait les ardeurs sur l&#8217;or.</p>
</blockquote>
<p>Toutefois au vue des décrochages des marchés cette semaine, la tentation de relancer la planche à billets se fait plus pressante. Le décrochage de l&#8217;or n&#8217;est pas pour tout de suite.</p>
<p align="left">Demain, je me pencherai plus en avant sur le cas des minières les plus prometteuses.</p>
<p align="left">[NDLR : Investir sur l'or demande un suivi sur le long terme des marchés actions, obligataires et monétaires. <em>Matières à Profits</em> vous apportera toutes les informations et les conseils nécessaires sur ces marchés pour bien investir sur le métal jaune : <a href="https://secure.publications-agora.fr/MAP15/WMAPN509/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">découvrez sans plus attendre d'autres opportunités que vous pourriez saisir dès aujourd'hui...</a>]</p>
<img src="http://edito-matieres-premieres.fr/?ak_action=api_record_view&id=5763&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les matières premières en deuil</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 14:56:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florent Detroy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaux de base]]></category>
		<category><![CDATA[Banque de France]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[BHP Billiton]]></category>
		<category><![CDATA[brent]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des prix de l'essence]]></category>
		<category><![CDATA[OPEP]]></category>
		<category><![CDATA[Rio Tinto]]></category>
		<category><![CDATA[USDA]]></category>
		<category><![CDATA[WTI]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine, la situation économique a pris un tour particulièrement inquiétant. Depuis le début d'année, les marchés ont volontairement ignoré les risques qui planaient encore sur la zone euro sous le double effet de la reprise américaine et de notre campagne électorale. Pourtant, mai a sonné le glas de notre confiance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, la situation économique a pris un tour particulièrement inquiétant.</p>
<p>Depuis le début d&#8217;année, les marchés ont volontairement ignoré les risques qui planaient encore sur la zone euro sous le double effet de la reprise américaine et de notre campagne électorale. Pourtant, mai a sonné le glas de notre confiance.</p>
<p>C&#8217;est la Banque de France qui a provoqué notre retour à la réalité. L&#8217;institution prévoit une croissance nulle pour le deuxième trimestre, après avoir anticipé un zéro pointé de croissance pour le premier trimestre 2012. Une estimation d&#8217;ailleurs jugée optimiste par certains acteurs, notamment privés. BNP Paribas s&#8217;attend à une régression de 0,2% du PIB pour le premier trimestre.</p>
<p>Si la fin de la campagne vient de lever nos illusions sur la situation française, l&#8217;image d&#8217;une éventuelle reprise de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique est également en train de se fissurer. Les Etats-Unis donnent des signes de faiblesse, selon <em>Les Echos</em> de vendredi dernier. Pour le journaliste Gillez Coville, les premiers signes inquiétants ont affecté &#8220;les sociétés liées aux produits de base et à l&#8217;énergie, en amont du cycle. Ils ont ensuite gagné les secteurs de la consommation, coeur de l&#8217;économie américaine&#8221;. Barack Obama a beau jeu d&#8217;expliquer qu&#8217;avec la hausse des prix de l&#8217;essence, la crise de la zone est le deuxième plus important risque pour l&#8217;économie américaine. L&#8217;économie américaine souffre avant tout de ne pas réussir à créer d&#8217;emplois.</p>
<p>Alors que la banque Goldman Sachs recommande actuellement de &#8220;vendre&#8221; le CAC 40, vous aurez compris que des temps difficiles s&#8217;annoncent. Le mois de mai est habituellement sanglant sur les places boursières.</p>
<p>Seule la fin du ralentissement chinois pourrait provoquer un rebond des marchés. Après la publication d&#8217;une croissance industrielle à un seul chiffre en avril, cas unique depuis la crise de 2008, la Banque centrale chinoise vient de faire un premier geste de relance en abaissant le taux de réserves obligatoires des banques.</p>
<p><strong>Les métaux plongent avec la Chine</strong><br /> Les mauvais chiffres industriels chinois ont eu l&#8217;effet escompté : la chute des métaux industriels.</p>
<p><strong>La semaine a été plutôt mitigée pour les métaux. Certains se sont même permis d&#8217;être en légère hausse, comme le</strong> <strong>cuivre</strong>, le <strong>plomb</strong>, le <strong>nickel</strong> et le <strong>zinc</strong>. Toutefois il semble qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une victoire à la Pyrrhus. Car les données chinoises font plonger les métaux ce matin. Ainsi, le record de baisse est attribué à l&#8217;étain, qui enregistre un plongeon de plus de 6%.</p>
<p>En guise de comparaison, l<strong>&#8216;aluminium</strong> et le cuivre ont plutôt bien résisté. L&#8217;aluminium est en légère baisse sur la semaine, passant néanmoins en dessous des 2 000 $ la tonne. A noter, si le <strong>cuivre</strong> a légèrement flanché également, le métal rouge pourrait mieux résister à l&#8217;avenir, alors qu&#8217;une grève au Pérou est prévue pour le 14 et le 15 mai prochain.</p>
<p>C&#8217;est dans un contexte peu encourageant pour les métaux que les deux premiers géants, BHP Billiton et Rio Tinto, viennent d&#8217;annoncer qu&#8217;ils allaient modérer leurs programmes d&#8217;investissements. Désormais, seuls les projets les plus rentables seront privilégiés. Cette déclaration intervient alors que, depuis un mois, s&#8217;impose l&#8217;idée de la fin d&#8217;un super cycle des matières premières.</p>
<p>Comme je l&#8217;ai rappelé dans <em><a href="http://edito-matieres-premieres.fr/prenez-hedge-funds-a-contre-pied/" target="_blank">l&#8217;Edito des Matières Premières &amp; Devises</a></em> la semaine dernière, l&#8217;heure n&#8217;est plus aux records des indices. Seule l&#8217;analyse au cas par cas des métaux compte désormais.</p>
<p><strong>L&#8217;or est-il encore une planche de salut ?</strong><strong> </strong><br /> L&#8217;once d&#8217;<strong>or </strong>est passée en dessous des 1 600 $ cette semaine. Pour une fois, la dégradation de la situation économique globale ne profite pas aux métaux précieux.</p>
<p>Cet étonnement est partagé par Commerzbank, qui explique que &#8220;les indicateurs économiques étonnamment mauvais tombés des deux côtés de l&#8217;Atlantique ne parviennent pas jusqu&#8217;à présent à raviver le statut traditionnel de valeur refuge de l&#8217;or&#8221;. Notre bonne exposition à l&#8217;or reste cependant plus que jamais une bonne stratégie. La dégradation de la situation devrait finir par profiter aux métaux précieux.</p>
<p>[NDLR : N'oubliez pas que la diversification est l'atout sécurité de votre portefeuille boursier. Les valeurs adossées aux matières premières ont le vent en poupe alors... découvrez vite les opportunités "matières" que Florent Detroy a dénichées pour vous : <a href="https://secure.publications-agora.fr/MAP10/WMAPN508/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">il suffit de découvrir ce message spécial...</a>]</p>
<p>Sur <strong>l&#8217;argent</strong>, la Chine devrait rapidement devenir un acteur majeur, alors que Shanghai propose désormais des contrats à terme sur le métal gris.</p>
<p><strong>Agriculture : Le roseau plie et rompt</strong> <br /> Après avoir plutôt bien résisté la semaine dernière, les cours de <strong>maïs</strong> ont ouvert en forte baisse ce lundi. Ils sont sortis par le bas de leur canal 6-6,6 <em>cents</em> le boisseau.</p>
<p>La tension à court terme devant les fortes importations d&#8217;Asie ont cédé devant les perspectives baissières à long terme. En effet, l&#8217;USDA vient d&#8217;annoncer que les semis de maïs ont atteint la semaine dernière 71% des objectifs de la saison, contre 31% habituellement. La récolte prochaine devrait ainsi être particulièrement importante. Toutefois l&#8217;optimisme de l&#8217;USDA a très vite été contesté.</p>
<p>Le <strong>soja</strong> a également réagi brusquement aux annonces de l&#8217;USDA. Selon l&#8217;organisme américain, la production mondiale de soja devrait augmenter de 15% pour la saison 2012-2013, à 271,4 millions de tonnes. L&#8217;oléagineux rejoint donc le <strong>blé</strong>, dont la production devrait être record cette année.</p>
<p>Les bonnes récoltes de <strong>sucre</strong> attendues en Inde, le deuxième producteur mondial, et en Thaïlande, ont fait baisser les cours, proche des 20 <em>cents</em> la livre. Toutefois, les conditions climatiques imprévues et la production d&#8217;éthanol devraient empêcher que les cours n&#8217;aillent plus bas.</p>
<p><strong>Le pétrole casse les 100 $ et s&#8217;enfonce encore un peu plus</strong> <br /> L&#8217;OPEP a explosé ses quotas de production. Avec la montée en force de la production iraquienne et libyenne, les membres de l&#8217;organisation pétrolière ont produit 31,62 millions de barils en avril. C&#8217;est largement au-dessus leur objectif de 30 millions de barils. Cette production retrouve alors ses niveaux de 2008.</p>
<p>Conjugué à la baisse de la demande en Asie suite aux mauvais chiffres chinois, le pétrole a littéralement plongé. Le WTI est passé sous les 100 $, et le Brent s&#8217;approche des 111 $, après avoir perdu 7% depuis le début du mois.</p>
<p align="center"><strong>Synthèse de l&#8217;évolution du cours des matières premières<br /> Tableau de variation des cours</strong></p>
<table width="500" border="1" cellspacing="0" cellpadding="1" align="center">
<tbody>
<tr align="center">
<td width="190" height="18"><strong>Cours à <br /> 3 mois</strong></td>
<td width="99"><strong>Vendredi<br /> 04/05/2012</strong></td>
<td width="99"><strong>Vendredi<br /> 11/05/2012</strong></td>
<td width="123"><strong>Variation<br /> hebdomadaire</strong></td>
</tr>
<tr align="center" valign="middle" bgcolor="#FFFFFF">
<td align="center" height="24"> </td>
<td>
<p align="center"><strong>En $</strong></p>
</td>
<td>
<p align="center"><strong>En $</strong></p>
</td>
<td>
<p align="center"><strong>En %</strong></p>
</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td align="center" bgcolor="#EAE2D5" height="24"> <strong>Aluminium </strong></td>
<td>2 088</td>
<td>2 031</td>
<td>-2,73%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Cuivre* </strong></td>
<td>8 225</td>
<td>7 990</td>
<td>-2,86%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Plomb* </strong></td>
<td>2 089</td>
<td>2 064</td>
<td>-1,20%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Nickel* </strong></td>
<td>17 425</td>
<td>17 055</td>
<td>-2,12%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Etain</strong></td>
<td>21 650</td>
<td>20 300</td>
<td><strong>-6,24%</strong></td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#FFFFFF">
<td bgcolor="#FFFFFF" height="24"><strong> Zinc* </strong></td>
<td>1 998</td>
<td>1 931</td>
<td>-3,35%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td bgcolor="#EAE2D5" height="24"><strong> Acier (Méditerranéen) *</strong></td>
<td>480</td>
<td>464</td>
<td>-3,33%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#FFFFFF">
<td bgcolor="#FFFFFF" height="24"><strong>Pétrole light<br /> (New York 1 mois)</strong></td>
<td>97,81</td>
<td>94,8</td>
<td>-3,08%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td height="24"><strong> Or (spot Comex) </strong></td>
<td>1 641</td>
<td>1 573</td>
<td>-4,14%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Argent spot Comex) </strong></td>
<td>30,29</td>
<td>28,47</td>
<td>-6,01%</td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td height="24"><strong> Platine (spot Comex) </strong></td>
<td>1 525</td>
<td>1 457</td>
<td>-4,46%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td height="24"><strong> Palladium (spot Comex) </strong></td>
<td>650</td>
<td>594</td>
<td><strong>-8,62%</strong></td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td width="190"><strong>Blé<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>6,05</td>
<td>5,97</td>
<td>-1,32%</td>
</tr>
<tr align="center">
<td><strong>Maïs<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>6,15</td>
<td>5,80</td>
<td><strong>-5,69%</strong></td>
</tr>
<tr align="center" bgcolor="#EAE2D5">
<td><strong>Soja<br /> (le boisseau sur le Cbot)</strong></td>
<td>14,69</td>
<td>13,86</td>
<td>-5,65%</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="center"><em>* cours en $ la tonne sur le LME à trois mois</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comment le cartel des banques manipule à son profit un marché de 350 000 milliards de dollars</title>
		<link>http://edito-matieres-premieres.fr/comment-le-cartel-des-banques-manipule-a-son-profit-un-marche-de-350-000-milliards-de-dollars/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 13:37:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Mouilleseaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Isabelle Mouilleseaux]]></category>
		<category><![CDATA[Macro éco et perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[subprime toxiques]]></category>
		<category><![CDATA[taux LIBOR]]></category>
		<category><![CDATA[ubs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://edito-matieres-premieres.fr/?p=5729</guid>
		<description><![CDATA[Pour faire simple, le taux LIBOR est le coût de l'argent. C'est le taux auquel les banques se prêtent de l'argent entre elles, le taux de référence du marché interbancaire. Mais ce "taux mère" a fait l'objet de manipulations. Un cartel de quelques grandes banques est suspecté. Un scandale de plus... et un nombre infini de victimes qui s'ignorent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Trois étalons dictent leur loi sur les marchés : le roi dollar, étalon de la planète devises. Le S&amp;P 500, étalon des marchés actions. Et il existe un troisième étalon au coeur de la planète finance, tout aussi puissant : le taux LIBOR, où 350 000 milliards de dollars de produits financiers y sont indexés.</p>
<p>Cartes bancaires, prêts hypothécaires à taux variable, contrats de couverture, produits structurés&#8230; le taux LIBOR sert de référence pour fixer le taux d&#8217;intérêt de milliers de produits financiers. Il est le <strong>&#8220;taux mère&#8221;</strong> dont découle un ensemble de taux applicables à une multitude de produits.</p>
<p>Imaginez une pyramide inversée : il en constitue la base et il &#8220;donne le la&#8221; à toute la pyramide. C&#8217;est le coeur du système.</p>
<p>Pour faire simple, le taux LIBOR est le coût de l&#8217;argent. C&#8217;est le taux auquel les banques se prêtent de l&#8217;argent entre elles, le taux de référence du marché interbancaire.</p>
<p>Mais ce &#8220;taux mère&#8221; a fait l&#8217;objet de manipulations. Un cartel de quelques grandes banques est suspecté.</p>
<p><em>Un scandale de plus&#8230; et un nombre infini de victimes qui s&#8217;ignorent.</em></p>
<p><strong>La jauge de la santé des banques vous mentirait-elle ?<br /> </strong>Le taux LIBOR est donc le taux moyen auquel les banques se prêtent de l&#8217;argent entre elles.</p>
<p>Evidemment, ce taux intègre le risque. On ne prête pas au même taux à une banque solide qu&#8217;à une banque qui présente un risque de solvabilité. Plus le risque de contrepartie est grand, plus le taux monte. Quand les banques se font <strong>confiance</strong>, le taux est bas. Logique.</p>
<p>Voilà pourquoi ce taux LIBOR est aussi pour nous autres investisseurs, LA jauge de la santé financière des banques.</p>
<p>Pourtant, dès fin 2007, certaines banques commençaient à être étranglées par les <em>subprime</em> toxiques qui pesaient lourdement sur leurs comptes&#8230; Le risque de contrepartie émergeait doucement. Mais le taux LIBOR ne montait pas, les banques continuaient à emprunter de l&#8217;argent à taux bas et semblaient se faire confiance. Etrange&#8230;</p>
<p>Début 2008, les CDS (assurances qui vous couvrent contre le défaut les banques) voyaient leur coût grimper fortement face au risque bancaire latent. Le LIBOR ne suivait pas. Etrange&#8230;</p>
<p>Ainsi sont nés les premiers soupçons de manipulation, les premières interrogations&#8230;</p>
<p><strong>Les taux seraient-ils délibérément maintenus artificiellement bas par les banques ?<br /> </strong>Le LIBOR est calculé tous les jours à 11 heures sur la base d&#8217;un <strong>sondage</strong> réalisé par la BBA (Association britannique des banquiers). La BBA demande aux 15 plus grandes banques à quel taux elles <strong>estiment pouvoir</strong> se financer sur les marchés monétaires ; elle en tire une moyenne : le LIBOR.</p>
<p>&#8220;<em>La main sur le coeur, je pense pouvoir aujourd&#8217;hui me refinancer à &#8230;</em>&#8220;, voilà comment est calculé le taux qui sert de référence à 350 000 milliards de dollars de produits financiers. Voilà comment est calculée la jauge qui nous permet de juger de la santé des banques.</p>
<p>Le taux le plus important du monde est le fruit d&#8217;un sondage et de supputations, suppositions.</p>
<p>Aussi incroyable que cela puisse paraître, aucune transaction réelle ne justifie ce taux qui repose uniquement sur la bonne foi que l&#8217;on met dans la parole de quelques banquiers. Banquiers qui sont à la fois partie et contrepartie !</p>
<p>On se retrouve donc avec des banques qui créent et vendent des produits à leurs clients, et qui fixent elles-mêmes le taux de référence qui déterminera l&#8217;intérêt applicable à ces mêmes produits.</p>
<p>Trouvez l&#8217;erreur&#8230;</p>
<p><strong>Quel intérêt pour les banques de maintenir les taux bas ?<br /> </strong>▪ Pour ne pas inquiéter les marchés quant à leur santé réelle, vous dira-t-on&#8230; Disons plutôt pour cacher leur fragilité financière aux investisseurs dans ce cas. Tout va très bien madame la Marquise&#8230; un simple mensonge de plus au coeur de la tempête des marchés.</p>
<p>▪ Mais il y a une autre raison : l&#8217;argent. Vu les milliards d&#8217;actifs financiers que ces banques ont dans leur bilan, modifier le taux de référence de façon infime peut être très rémunérateur du fait de l&#8217;effet multiplicateur.</p>
<p>&#8220;En 2009, Citibank a indiqué qu&#8217;elle empocherait 936 millions de dollars si les taux d&#8217;intérêt baissaient d&#8217;un quart de point par trimestre durant une année. Le gain s&#8217;élevant à 1,9 milliard s&#8217;ils chutaient de 1%&#8221;, lit-on dans le quotidien suisse <em>Le Temps</em>.</p>
<p>Qui est le dindon de la farce dans cette histoire ? Les clients de la banque&#8230;</p>
<p>Pas étonnant dans ces circonstances de voir se multiplier les plaintes civiles. A commencer par celle de Charles Schwab qui estime le préjudice à &#8220;plusieurs centaines de millions de dollars, voire milliards de dollars&#8221;.</p>
<p><strong>Les autorités de marchés américaines et nippones se lancent dans la bataille<br /> </strong>Opacité, manipulation des taux, entente&#8230; les autorités de marchés veulent en avoir le coeur net.</p>
<p>UBS a été citée à comparaître et est menacée de tentative de manipulation de taux. Elle a décidé de &#8220;coopérer&#8221;, espérant ainsi réduire l&#8217;amende potentielle&#8230;</p>
<p>L&#8217;enquête cherche aussi à déterminer s&#8217;il y a eu &#8220;entente&#8221;, action de concert. Les banques se sont-elles entendues de 2008 à 2011 pour maintenir les taux bas ? Crédit Suisse, la Société Générale, Citigroup, Barclays&#8230; sont dans le collimateur des agences de contrôle.</p>
<p>Il y a fort à parier que cette bataille juridico-financière durera des années.</p>
<p>Elle se terminera sans doute comme toutes les autres batailles : à l&#8217;amiable, avec un gros chèque à la clé.</p>
<p>Toujours pour les mêmes raisons : le lobby des banques est l&#8217;un des plus puissants qui soit, il est très fortement imbriqué dans le monde politique américain qui en dépend, et l&#8217;argent est le nerf de la guerre.</p>
<p><strong>Et l&#8217;investisseur là-dedans ?<br /> </strong>Qu&#8217;il change de jauge !</p>
<p>Qu&#8217;il ne prenne pas tout ce qu&#8217;on lui dit pour argent comptant.</p>
<p>Qu&#8217;il soit critique.</p>
<p>Car la meilleure façon de faire face à <strong>tous les dysfonctionnements de la planète finance</strong> (et ils sont nombreux !) est incontestablement l&#8217;adaptation. Comprendre les enjeux et prendre les bonnes mesures pour protéger ses avoirs, son portefeuille, son patrimoine.</p>
<p>Personne ne le fera à votre place.</p>
<p>Et surtout pas les banques&#8230;</p>
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