Nous venons de vivre une semaine assez inédite et très difficile à travailler pour les traders Forex.
Avec une ouverture de l’EUR/USD en gap dès le dimanche soir, la semaine n’a ensuite été qu’une succession d’allers et retours dans une zone confinée.
Hésitations et incertitudes entretenues par les craintes sur les dettes et les trimestriels des entreprises…
Bref, cela nous a donné un canal d’évolution restreint et pas mal de faux signaux.
La Grèce, encore et toujours…
La Grèce pèse toujours sur la monnaie unique. En effet, après la bonne nouvelle, très bien accueillie par les marchés, d’un accord européen sur une aide éventuelle alliée au FMI, voici que la mise en place de cette aide pose des problèmes et crée des tensions.
Au point que le Premier ministre grec s’inquiète, et le fait savoir, de la réelle volonté des pays membres d’aider son état. En effet, outre les difficultés de faire passer la demande d’aide auprès du Parlement intérieur de pays comme la France et l’Allemagne, on se demande également où l’on va trouver l’argent. Car la Grèce n’est pas le seul pays en difficulté. L’Espagne et le Portugal ne sont pas loin, et je reste persuadé que les marchés ne vont pas les épargner dès que le cas de la Grèce sera dépassé.
La Fed très prudente
L’équation du moment pour la Fed est finalement assez simple : "Comment faire croire à l’opinion que j’ai sauvé le monde tout en rassurant les marchés que leur perfusion n’est pas finie ?"
Pour ça, Ben Bernanke peut compter sur des gouverneurs très compétents. Un exemple, hier avec M. Lockhart, président de la Fed d’Atlanta. Il a déclaré que "L’économie américaine a bien entamé la reprise," … "un maintien des taux d’intérêt à un niveau faible ainsi qu’une politique monétaire accommodante sont nécessaires pour stimuler la croissance".
Et voilà le tour est joué …
On retiendra juste ces trois petits mots glissés rapidement au milieu de la phrase "des difficultés persistent". Ces difficultés, ce pourrait être les 484 000 nouvelles inscriptions au chômage de la semaine dernière qu’on attendait en baisse ou bien encore la production industrielle qui ne décolla pas comme anticipée.
Vous l’aurez compris, la Fed tente de ménager la chèvre et le chou mais ne trouve pas réellement d’issue pour sortir de la rhétorique extended period.
Et l’Angleterre qui perd confiance
Ce jeudi a été publié l’indice de confiance Nationwide. La particularité de cet indice est qu’il est annoncé à minuit, heure anglaise.
Et le chiffre de ce mois illustre bien la profondeur de la crise que traverse le Royaume-Uni avec une confiance qui chute de presque 10 points, à 72 points, alors que les analystes tablaient sur 81.
La tension politique n’a jamais été aussi forte avec un affrontement inédit et télévisé entre Gordon Brown et ses principaux rivaux à l’élection législative, dont M. Cameron.
Cette lutte acharnée pour le pouvoir devrait encore ralentir le processus de sortie de crise et potentiellement peser sur la monnaie anglaise qui a déjà bien souffert ces derniers mois.
Pourtant techniquement, la paire s’est constituée un niveau de support qui pourrait lui permettre de rebondir.
GBP/USD : Visez la sortie de range !
Le support à 1,5325 $, overlap testé plusieurs fois, devrait permettre à la paire de rebondir.
Cependant, je vous recommande la plus grande prudence en cette période incertaine. Ainsi, nous attendrons le franchissement de la résistance à 1,5540 $ pour nous positionner à l’achat sur la paire.
A l’inverse, l’enfoncement du support marquerait le départ d’une nouvelle vague de baisse vers 1,5150 $.
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