Vous êtes en retard pour vos cadeaux de Noël ?
Vous ne savez pas quoi offrir à votre beau-frère qui a déjà tout ?
Affronter les masses rugissantes de la FNAC vous fait peur ?
Ne craignez rien, j’ai trouvé pour vous le cadeau idéal en cette fin d’année : une utility !
L’utility, c’est un cadeau rassurant et bon marché. Laissez-moi vous présenter en quelques lignes pourquoi les utilities sont aujourd’hui une excellente idée d’investissement.
Une année qui n’a pas épargné tous les secteurs défensifs
Les utilities, ce sont ces entreprises de distribution de biens essentiels, de l’eau au gaz en passant par l’électricité.
Entre récession européenne et nouvelles politiques énergétiques, peu de chose ont souri à ces grandes sociétés. La valse des marchés et des politiques a même donné le tournis à plus d’un patron.
Le dirigeant de GDF Suez Gérard Mestrallet reconnaissait ainsi que cette évolution permanente des règlements était parfois “décourageante”. Une utility, ça aime les cadres durables et la clarté politique, afin de réaliser des investissements de long terme. Bref, tout le contraire de ce qu’il s’est passé cette année !
La décision impromptue d’Angela Merkel de sortir du nucléaire a symbolisé cette confusion entre logique économique et ingérence politique.
Ce brouillage des genres a fini par peser sur ce secteur réputé “défensif” en période crise. Pourtant le secteur devrait présenter un tout autre visage en 2012.
Car nous sommes à l’aube d’un redressement du secteur. Voici comment en profiter.
Un secteur qui reste relativement “défensif”
Un nombre impressionnant de nouvelles taxes, impôts ou réglementations en tout genre se sont abattus sur ces sociétés cette année.
Pourtant, le secteur des utilities a mieux résisté que les marchés cycliques.
Voici une comparaison de l’ETFX STOXX 600 Utilities Fund (bleu) et du STOXX 50 (rouge) :
Mais ce qui me fait m’intéresser à ce secteur, c’est que ces sociétés arrivent probablement à la fin d’un cycle baissier.
Ces sociétés arrivent au bout de leur période d’adaptation. Regardez plutôt : les utilities vivent depuis quatre ans un cycle baissier. Les principales utilities européennes ont enregistré une chute en moyenne de 41% depuis 2008, contre 17% pour le STOXX Europe 600.
Au ralentissement européen se sont ajoutées de nouvelles réglementations, aussi bien destinées à faire reverdir la croissance européenne qu’à renflouer les caisses des Etats.
Un rebond en 2012 ?
Aujourd’hui, certaines de ces valeurs sont prêtes à rebondir.
Comme l’analyse la Deutsche Bank, cet environnement économique morose a poussé certaines d’entre elles à se restructurer et à diversifier leurs activités. Elles ont notamment réduit leurs capacités de production pour s’adapter au ralentissement de la croissance européenne.
Paradoxalement, elles ont été obligées d’augmenter leurs prix pour faire face à la hausse du coût de l’énergie. Ainsi, les prix vont probablement augmenter en 2012. Certaines utilities ont d’ailleurs déjà commencé à augmenter leur prix, parfois de manière vertigineuse.
Ainsi, diversification + hausse des prix devraient permettre aux utilities de revenir à la croissance en 2012.
Pour les investisseurs en quête d’investissements de long terme, c’est le moment de saisir ces opportunités.
Pourquoi est-ce le bon timing ?
Investir dans les utilities, c’est d’abord un bon moyen de se protéger :
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Contre le ralentissement européen
L’information provient de l’OCDE. La France est actuellement en train de s’appauvrir. Plusieurs pays européens l’accompagnent d’ailleurs. L’Allemagne devrait éviter de justesse l’opprobre de la récession en 2012.
Dans un contexte aussi morose, où la succession des sommets européens commence à être contre-productive pour la confiance des marchés, l’heure est à la sécurité et aux valeurs défensives.
C’est pourquoi les investisseurs se tournent vers la grande distribution, la santé… et bientôt l’énergie !
Mais les utilities concernent également d’autres secteurs, comme les valeurs liées à la distribution d’eau. D’ailleurs, en France, nous avons la chance de posséder de grands groupes spécialisés dans ce secteur. Dans Matières à Profits, j’ai d’ailleurs en portefeuille certaines valeurs qui vous permettront de profiter de ce secteur aussi vital que rentable.
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Contre la hausse des prix de l’énergie
Le débat s’est récemment envenimé autour de la question du gel des tarifs du gaz en France.
Le Conseil d’Etat a notamment invalidé la décision du gouvernement de geler les tarifs. Etonnement, le Conseil a refusé que les tarifs du gaz servent d’argument de campagne électorale.
Résultat, les tarifs du gaz devraient augmenter de 4,4% au premier janvier 2012.
Les tarifs de l’électricité devraient également progresser. Cette fois, le gel des prix n’était pas possible, amitié du président pour le patron d’EDF oblige. Les tarifs augmenteront ainsi de 2,9% d’ici juillet 2012.
Ne croyez pas que nous soyons isolés en Europe. En Allemagne, la sortie du nucléaire pourrait coûter jusqu’à 30 milliards d’euros, et devrait mécaniquement se répercuter sur les tarifs de l’énergie. De même, en Italie et en Finlande, les gouvernements imposent des taxes sur les utilities, qu’elles répercuteront sur leur prix.
Si ces hausses ont été mal accueillies par les populations, elles ont cependant donné des ailes à certaines utilities.
Des entreprises haïes mais profitables
En Angleterre, le marché est divisé entre six opérateurs, appelés les “Big Six”.
Ces sociétés se sont attirées les foudres de leurs concitoyens, ainsi que celles du régulateur britannique l’Ofgem, pour avoir procédé à une hausse globale de 15% des tarifs du gaz et de l’électricité en juin dernier.
Pourtant, ces hausses étaient partiellement justifiées. Avec le maintien du Brent au-dessus des 100 $ et un MBTU (unité de gaz) au-dessus de 10 $ (contre 4 $ aux Etats-Unis), l’augmentation s’est avérée logique.
Ces hausses ont ainsi permis aux “Big Six” d’afficher des taux de croissance confortables.
En particulier, le cours de Scottish & Southern Energy (SSE), une des “Big Six”, a progressé de quasiment 3% sur l’année. La société a même continué de distribuer des dividendes importants à ses actionnaires.
Grâce à un important programme de réduction de ses capacités de production, la compagnie a assuré sa rentabilité pour les années à venir.
SSE s’attend à une croissance de 6% dans les années à venir.
Le choix de la diversification
D’autres compagnies ont réussi à limiter la casse en se diversifiant. Deux types de stratégie ont été suivis :
1. La diversification du mix énergétique. Il s’agit de posséder des capacités de production à la fois dans les énergies fossiles et les énergies renouvelables.
C’est le cas notamment d’E.ON, l’utility allemande. E.ON, c’est 26 millions de clients, une capacité de 73 gigawatts, et 100 000 kilomètres de gazoducs.
En 2010, E.ON a investi 1 milliard d’euros dans les énergies renouvelables, et 2,6 milliards sont prévus en 2013. Ces investissements permettront à terme de remplacer la suppression des capacités du nucléaire.
2. La diversification géographique. Bien que les utilities soient encore fortement identifiées à leur pays d’origine, et à leur réseau, ces compagnies cherchent parfois la croissance ailleurs.
C’est le cas de GDF Suez notamment. La première utility d’Europe a décidé d’aller chercher la croissance en Asie.
GDF a annoncé qu’il y investira 55 milliards d’euros dans les cinq ans à venir. La compagnie a également annoncé vouloir doubler ses ventes de gaz naturel liquéfié (GNL) aux pays émergents d’ici à 2020. Gérard Mestrallet espère ainsi doubler sa présence en Asie et réduire sa dépendance vis-à-vis de l’Europe. Malgré les difficultés rencontrées cette année, je reste un fervent supporter de la stratégie de GDF Suez. Je suis convaincu que cette valeur vous permettra en 2012 de profiter à la fois de la hausse des cours de l’énergie et de l’explosion de la demande dans les pays émergents. En un mot comme en cent, GDF Suez pourrait connaître un nouveau départ en 2012, dont je vous propose de profiter avec Matières à Profits.
Mon conseil
Ces compagnies sont actuellement très bon marché. Surtout, elles représentent un bon moyen de couvrir votre portefeuille pour ce début d’année 2012 qui s’annonce difficile.
De ces compagnies citées, je garderai un oeil plus attentif sur GDF Suez et Scottish & Southern Energy. Avec un PER 12, la compagnie anglaise est actuellement une bonne affaire… et une bonne idée de cadeau.




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