Investir à moindre risque sur les émergents, c’est possible !

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Un rééquilibrage massif est en cours dans les pays émergents. Une révolution silencieuse est en marche. Et les small et mid cap occidentales sont idéalement placées pour en profiter.

Vous le saviez : les pays émergents sont devenus des machines à exporter. La Chine est considérée comme “l’usine du monde” et le Brésil comme son “grenier”.

Mais ces stratégies ont commencé à révéler leurs failles. La crise actuelle en Afrique du Nord nous le rappelle tous les jours : les sociétés ont AUSSI des BESOINS !

Face à la croissance, les populations des émergents veulent leur part du gâteau. Ce sentiment peut se traduire en un seul mot : consommation.

Pour profiter de ce rééquilibrage, les small et mid cap occidentales sont idéalement placées. Voici pourquoi.

La croissance des émergents plus forte que jamais
Si les émergents connaissent un léger ralentissement en ce début d’année, les prévisions à moyen terme restent toutes euphoriques. Vous ne pouvez tout simplement pas passer à côté de cette tendance de fond.

▪ La Chine va rester installée aux commandes de l’économie mondiale. Sa croissance se maintiendra au-dessus des 9% jusqu’en 2012 au moins.

▪ L’Inde continuera de talonner le continent chinois avec des taux proches de 8%.

▪ Les néo-émergents et leur croissance éclair, en Turquie, en Indonésie, et en Thaïlande, continueront toujours de nous fasciner. Comptez sur moi pour les suivre de près pour vous dans ces colonnes.

De manière globale, il n’y a pas de doute à avoir sur la croissance des émergents. Ils représenteront plus de 50% du PIB mondial dès 2015.

Or actuellement, ces pays mènent une révolution silencieuse :

La consommation locale se réveille…
Les émergents doivent apprendre à “marcher sur deux jambes”. Je veux parler des deux piliers de la croissance : l’investissement et la consommation.

▪ L’investissement a longtemps été privilégié car il assurait le boom des exportations.

▪ Mais depuis 2008, les débouchés vers les pays développés se sont affaissés.

▪ Du coup, on a vu un changement de stratégie s’opérer : les populations vont avoir le droit de consommer.

La Chine prend les devants et le potentiel est gigantesque
Cette année devrait signer le début du rééquilibrage de la croissance vers le marché local. La classe moyenne chinoise s’est suffisamment étoffée et “enrichie” pour représenter un poids économique réel. Et de plus en plus, la croissance chinoise viendra de ses propres consommateurs.

Surtout, cette classe ne va pas cesser de grossir. Comptabilisé autour de 190 millions de foyers, le nombre de foyers de classe moyenne pourrait atteindre 372 millions de foyers d’ici 2025 !

Les autorités chinoises ont présenté le douzième plan quinquennal de développement il y a quelques jours. Le plan approfondit les premières esquisses du onzième : préparer l’entrée des foyers dans l’ère de la consommation.

Cette entrée passera par une hausse des salaires ; par des mesures d’incitation à la consommation et la mise en place d’un minimum en matière de sécurité sociale (les Chinois épargnent beaucoup pour prévenir les risques de la vie !)

Les classes moyennes émergentes partout dans le monde
La même logique est en oeuvre au Brésil, ou encore en Inde. Le nombre de foyers de la classe moyenne indienne va plus que doubler en 5 ans. Il passera de 15 à 40 millions !

Inquiétant pour nos entreprises exportatrices ? Surtout pas. C’est la meilleure chose qui puisse arriver à nos valeurs hexagonales !

Des marchés nouveaux vont sortir de terre
Ces changements ne doivent pas nous faire peur. Leur consommation va nourrir nos entreprises.

De nouveaux marchés vont émerger. Ils concerneront le logement, la santé, l’automobile ou encore l’électroménager. Déjà, les Chinois achètent plus de voitures et de téléphones portables que les Américains.

Dès 2014, les ventes au détail en Chine dépasseront celles des Etats-Unis.

Il faut jouer l’émergence de la consommation de masse.

Les small caps vont profiter du consumérisme des émergents
Les small caps ont très vite repéré que le Brésil ou la Chine étaient les relais de croissance de demain. Un grand nombre réalise plus de 60% de leur chiffre d’affaires dans ces pays.

Surtout, elles sont actuellement positionnées sur des secteurs qui ont redémarré très fort. Il s’agit de la distribution, de l’industrie ou de l’automobile. Un acteur comme SEB est parfaitement positionné par exemple.

Elles profitent également du boom actuel de plusieurs secteurs dans les émergents, comme les jeux vidéos, les énergies renouvelables ou Internet…

Small caps à prix modiques
Autre avantage : leurs valorisations offrent de grandes opportunités.

L’analyse du chiffre d’affaires et de la valeur des actifs montrent que les small caps sont bien plus sous-évaluées que les grosses valeurs. En 2010, 37,5% des small caps cotaient à un cours inférieur à 50% de leur plus haut historique.

Nous privilégions donc l’investissement dans les small et mid caps exposées aux émergents. Mais il y a une autre solution pour tirer profit de la montée en puissance de la consommation des émergents :

L’autre solution…
Les indices.

Il existe plusieurs indices pour miser sur le décollage des small caps.

L’indice CAC Small 90 a commencé l’année en fanfare. Il a même dépassé en croissance le CAC 40 en 2011.

Graphique de l'indice CAC Small 90

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Le MSCI Small cap Europe (LON : XXSC) a également affiché des performances similaires, proche des 26%.

Pour suivre les grandes lignes qui tireront la croissance, suivez les plans de développement quinquennaux chinois. Il se pourrait que ces indications générales soient reproduites à l’échelle régionale.

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Florent Detroy

Florent Detroy est diplomé de Science Po Grenoble, où il s'est spécialisé sur les problématiques énergétiques et les transformations de l'espace post-soviétique.

Sa spécialité, ce sont les matières premières et en particulier dans le secteur de l'énergie.

Cela fait des années qu'il réalise des veilles stratégiques pour orienter les entreprises françaises à se développer dans des pays riches en matières premières...

Florent Detroy a une connaissance de l'ensemble de la chaine industrielle, de la prospection à la commercialisation – ce qui en fait un conseiller très précieux.

Après avoir travaillé dans les confortables bureaux londoniens des négociants en commodities... il est parti à la découverte des plaines inhospitalières d'Asie Centrale et de leurs fabuleuses ressources minières et énergétiques...

Aujourd'hui, il se consacre au conseil pour particuliers en tant que rédacteur en chef de Matières à Profits.

Son but : vous ouvrir les portes du marché des matières premières. Faites lui confiance.

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