La fermeture de Wall Street hier a encore montré le rôle majeur de l’économie américaine et de ses places financières dans le monde. Pas de volatilité, pas de volumes, les marchés mondiaux sont atones dès que les Etats-Unis ne fonctionnent plus.
On comprend donc mieux pourquoi le dollar a encore de beaux jours devant lui avant de perdre son statut de référence.
Aujourd’hui, je vous propose de faire un petit tour d’horizon des monnaies mondiales phares.
Le Japon reste pessimiste
L’archipel a in extremis réussi à conserver son rang de deuxième économie mondiale devant la Chine en 2009.
Mais hier, malgré cette bonne nouvelle et une estimation du PIB trimestriel en hausse à 1,1% amenant ainsi la croissance à 4,6% en rythme annuel, le ministre Kan a déclaré, selon Reuters, ne pas pouvoir être optimiste pour l’économie malgré les signes d’amélioration.
En effet, de nombreux risques subsistent sur l’emploi notamment et l’exposition du Japon à la croissance des Etats-Unis et de l’Europe (via ses exportations) n’éclaircit pas forcément l’horizon économique.
Pourtant, il y a quelques atouts encore en main
Le Japon semble donc au fond du trou à l’image de son géant de l’automobile Toyota, qui ne cesse d’accumuler les problèmes et de rappeler des millions de voitures.
Pourtant, le Japon garde de bons atouts en main et pourrait, s’il profite assez de la manne chinoise, réorienter et diversifier son économie. Notamment vers le tourisme, ce qui est une occasion unique pour lui de sortir un peu la tête de l’eau.

La consommation intérieure semble reprendre son souffle, et pour la première fois depuis sept mois, contribue positivement au PIB. Voilà qui vient conforter la hausse de la confiance des ménages, illustrée par le graphique ci-dessus.
Je deviens donc de plus en plus positif sur les capacités du Japon à rebondir.
L’Australie toujours sur son nuage…
On se demande quand la série des bonnes nouvelles s’arrêtera en Australie, qui voit la confiance du consommateur s’améliorer encore ce mois-ci.
Ce matin, les minutes de la dernière réunion monétaire ont apporté quelques explications sur la décision par la Banque centrale australienne de maintenir ses taux inchangés, après trois hausses successives.
Elle veut laisser son économie reprendre son souffle, et se laisser le temps d’observer l’attitude de la Chine (dont elle dépend énormément) qui semble vouloir ralentir son activité économique explosive.
Attention à l’orage !
Lors de son intervention cette nuit, l’assistant du gouverneur Guy Debelle, a prévenu que "malgré des améliorations sensibles des conditions sur les marchés financiers, des risques considérables pèsent encore sur l’Europe et les Etats-Unis".
On peut donc imaginer que la prudence sera encore de mise lors de la prochaine réunion monétaire en mars.
Mais cette prudence pourrait cacher également de l’inquiétude, car l’Australie est très exposée aux importations chinoises qui lui ont permis de bien se sortir de la récession. Le secteur minier australien a largement bénéficié des importations massives de matières premières par la Chine l’an passé. Aujourd’hui, la Chine cherche à tout prix à ralentir sa croissance économique…
La zone euro met la pression…
L’Eurogroupe a fait monter la pression d’un cran hier soir, en demandant à Athènes d’aller encore plus loin dans ses mesures de réduction des coûts si le besoin d’en faisait sentir.
Ainsi, les dirigeants européens ont voulu à la fois montrer qu’ils étaient prêts à aider la Grèce mais uniquement si les efforts grecs sont suffisants.
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