Pour ce dernier article avant les congés d’été, je vous propose de nous pencher sur le cas intéressant de la devise majeure la plus volatile du marché : la livre sterling.
Le Royaume-Uni est un cas à part dans le monde économique car il a été le premier à voir des files d’attente devant les agences bancaires lors de l’éclatement de la crise des subprime. Londres, longtemps référence en matière boursière, est désormais le symbole de la spéculation à outrance et de l’avidité des traders.
Malgré tout, on peut se poser une question… Si la Grande-Bretagne est la première à être entrée dans la crise, sera-t-elle la première à en sortir ? Difficile de savoir.
Un PIB qui sème le trouble
A la veille de l’annonce du PIB préliminaire aux Etats-Unis, il faut se souvenir de l’impact qu’a eu l’annonce du PIB anglais la semaine dernière sur sa monnaie. En quelques minutes, la livre décrochait de près de 150 pips face au dollar américain avec un PIB en baisse de 0,8% alors qu’on attendait une baisse plus modérée à 0,3%.
Plus tôt dans la semaine, l’indice CBI des attentes de commandes des industriels avait également semé le doute sur les capacités à se reprendre de l’économie anglaise, en affichant une baisse à 59 points.
Pourtant, les ventes de détails publiées mercredi furent meilleures qu’attendues à +1,2%, venant ainsi s’ajouter à la confusion actuelle des marchés. Le flou règne toujours sur les perspectives des économies mondiales à rebondir malgré les vents d’optimisme qui soutiennent les cours.
L’immobilier qui patine
Ce matin, l’indice NationWide HPI des prix de l’immobilier a contribué à un fort rebond de la devise pendant la session européenne, en ressortant à +1,3% soit près de 1% supérieur aux attentes.
Le faible niveau de taux et le déficit structurel d’offres de logements soutiennent fermement les prix.
Cependant, ce chiffre doit être pondéré par le nombre de prêts accordés aux particuliers qui, avec une hausse de 0,6 milliard, est pourtant resté bien en dessous des attentes des analystes qui tablaient sur plus de 1,3 milliard.
On peut donc s’attendre avec ce redémarrage lent que les politiques d’assouplissement monétaire perdurent de l’autre côté de la Manche.
GBP/USD : zone de consolidation
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