La Suisse lance l’or en orbite

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leadimg

Ce sera la mère de tous les marchés haussiers…
L’once d’or va dépasser les 6 000 dollars l’once et l’argent, 600 dollars.

Pourquoi ?

Parce que l’une des dernières valeurs refuges encore appréciées par le marché, le franc suisse, vient d’être rattachée à l’euro.

Le supercycle de l’or et des autres métaux précieux va se renforcer, car l’or va “aspirer” les fonds jadis investis en actions ou en obligations ; c’est pourquoi l’once va atteindre des sommets inédits.

Aucune monnaie ne peut prétendre au titre de valeur refuge
Plus même le franc suisse…

On pourra blâmer les Suisses, ou les remercier, selon les paris qu’auront pris les investisseurs. Mais il est un fait que personne ne doit ignorer : il n’existe plus aucune monnaie qui puisse remplir le rôle tant recherché de valeur refuge.

La dernière d’entre elles, naguère la plus sûre de toutes, arrimée à un pays stable et dynamique, vient de disparaître ; à l’avenir, le franc suisse vaudra 1,20 euro au moins ; quoi qu’il arrive.

En tout cas, c’est l’objectif de taux plancher qu’a fixé la Banque nationale suisse (BNS) le 6 septembre dernier. La Banque centrale helvétique défendra coûte que coûte cette parité, en achetant autant d’euros que nécessaire, c’est-à-dire en créant autant de francs suisses qu’il en faudra. Elle n’a pas le choix.

C’est une question de survie pour l’économie du petit pays alpin, qui est très largement tournée vers l’extérieur. Or exporter des biens et services avec un euro valant près d’un franc – et non plus 1,50 franc comme lorsque la monnaie unique a été lancée -, devient nettement plus compliqué.

Même si les prix exprimés en francs suisses sont restés pratiquement stables, leur valeur exprimée en euros avait bondi d’environ 30% ces derniers mois. La détermination de la BNS a en tout cas été convaincante, puisque le cours plancher de 1,20 a été atteint dès qu’elle a annoncé sa nouvelle politique.

Quand les Suisses disent quelque chose, ils ont tendance à tenir parole, avec application et persévérance.

La nouvelle valeur du franc change radicalement le paysage pour l’investisseur
Avant cette annonce, ce dernier pouvait placer une partie de ses actifs en francs, pour bénéficier de son appréciation face à l’euro et au dollar. Au fur et à mesure que la zone euro et les Etats-Unis s’enfoncent dans la crise, le franc suisse s’apprécie. Plus les choses allaient mal dans le monde (et sur ce plan-là, nous avons été servis…), plus la monnaie helvétique enchaînait les sommets.

Pour l’investisseur désireux de protéger son patrimoine, le franc suisse offrait une solution attrayante, aux côtés des métaux précieux.

Mais maintenant que le franc ne peut plus s’apprécier, que lui reste-t-il ?
L’or et l’argent, principalement. Qui vont connaître un boom made in Switzerland, bien robuste.

Oui, un boom de qualité, précis et fignolé, implacable comme le tic-tac d’une Patek Philippe. En un mot : à la manière suisse. Car dans le reste du monde, les difficultés continuent et personne ne parle plus de bout du tunnel. Ce n’est pas qu’on ne le voit plus (c’est le cas depuis longtemps), mais il semble si lointain qu’il est même devenu vain d’en parler.

Report sur la devise ultime
En attendant cette hypothétique sortie du marasme, les investisseurs vont massivement se reporter sur la devise ultime, l’actif qui n’est pas influencé par la politique et qui a passé le test du temps : l’or, qui filera en direction des 6 000 dollars l’once d’abord, probablement bien plus haut par la suite.

L’argent sera un bénéficiaire collatéral de cette situation et semble parti pour une montée encore plus spectaculaire que celle de l’or. Pour le moment, l’argent se traite avec un rapport de 45 contre 1 par rapport à l’or.

Mais avec le déclin de la production d’argent depuis 60 ans (lié aux fermetures de mines notamment), l’offre d’argent est 10 fois inférieure à celle d’or ; un rattrapage du cours de l’argent vis-à-vis du cours de l’or semble donc au programme.

Elle placera le prix de l’argent à une valeur comprise entre 6,7% et 10% de celui de l’or ; une once de métal jaune à 6 200 dollars se traduira donc par une once d’argent à 620 billets verts. Grâce à la Suisse.

Et bien sûr, la BNS ne gagnera pas le combat contre le marché, à plus long terme, et le franc suisse s’envolera à nouveau ; mais le mal sera fait. Les investisseurs auront compris que le virus de la planche à billets, qui a infecté Ben Bernanke depuis belle lurette, est désormais le ver dans le fruit helvétique.

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Marc Mayor

Marc Mayor est le fondateur et président d'Inside ALPHA, une entreprise helvétique spécialiste des approches financières éliminant le risque de marché (investissements dits "'neutres au marché").Depuis plus de 10 ans, Marc analyse avec humour et sagacité le comportement des initiés de la Bourse, notamment dans les colonnes de sa rubrique hebdomadaire "Le Coin des Insiders"', qui paraît chaque vendredi dans le quotidien financier L'Agefi (Suisse).

Auteur à succès, il préside aussi un cycle régulier de conférences réunissant des investisseurs, tant professionnels que privés, notamment sur le thème des métaux (de base ou précieux) et de l'énergie (fossile, nucléaire ou renouvelable).Il participe régulièrement au Billet du Trader et à l'Edito Matières Premières & Devises.

Marc Mayor met désormais toute son expertise financière, ses analyses et ses recommandations au service des investisseurs particuliers dans le cadre de sa nouvelle lettre d'information : La Lettre de Marc Mayor.

Un commentaire
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  1. Le Dollars Canadien, australien, de Hong-Kong, les couronnes Nordique
    les diamants et le pétrole, c’est en option à partir de l’achat de combien de conseiller en patrimoine ?

    Y’a quand même quelqu’un sur cette planète qui se rappelle qu’il existe des lois de la physique qui empêche l’or de dépasser 3000 dollars l’once si le dollars concerte son pouvoir d’achat ?

    Non tant mieux la connaissance et la première des richesses.

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