Trois semaines…
C’est le temps que se donnent Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour régler les problèmes de la zone euro.
On reconnaît bien là notre hyperactif-président, qui illustre une nouvelle fois l’incompétence chronique de la classe politique à traiter les problèmes de fond. Malgré les beaux discours, rien n’est réglé. Pire la situation se dégrade, tout comme les notes des établissements bancaires espagnoles, grecs et portugais.
Vous pensez que les agences de notation exagèrent ? Moi non.
Un château de cartes prêt à s’effondrer
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Extrait du New York Times, ce petit schéma vous montre à lui seul l’étendu du problème.
Petite explication de texte :
- Constat n°1 : la Grèce ne représente pas grand-chose par rapport aux créances des autres pays.
- Constat n°2 : la France n’a pas chômé sur le terrain des obligations pendant ces 10 dernières années !
L’Espagne est le plus gros créancier de son voisin portugais avec près de 30% de la dette détenue. La France et l’Allemagne ne sont pas en reste avec 15% chacun, soit tout de même 45 à 47 milliards de dollars.
La France gavée de dettes italiennes et espagnoles
Là où les choses se compliquent, c’est quand on regarde les créanciers de l’Espagne. Là aussi, le couple franco-allemand se distingue avec 458 milliards de dettes (oui, vous avez bien lu) soit 40% de la dette espagnole globale.
Pour comparaison, l’exposition de la France à la dette grecque est de “seulement” 75 milliards. L’Espagne et le Portugal ont été dégradés, ce qui signifie que leurs prêteurs (nous) sont aussi impactés.
Mais là où la France arrive en tête, c’est avec nos amis Italiens. Nous détenons plus de 500 milliards de dettes soit près de 20% de la dette globale !
Ce château de cartes est désormais prêt à s’effondrer alors que les agences de notations dégradent chaque jour de nouvelles institutions.
La micro-économie déçoit
Le poids de la macro-économie ces dernières semaines a poussé les marchés dans la turpitude.
Un espoir pourrait résider toutefois dans la micro-économie, avec des résultats trimestriels qui ont débuté ce mardi aux Etats-Unis. Mais le pari semble cette fois beaucoup plus difficile. Déjà, la publication des résultats du géant ALCOA (US0138171014 – AA) a déçu les investisseurs.
Au-delà des résultats, ce seront surtout les prévisions et anticipations des dirigeants qui seront importantes.
Or là aussi, la situation est inquiétante aux vues du comportement actuel des entreprises :
- Elles écoulent leurs stocks
- Elles freinent les commandes
- Elles naviguent désormais à vue
D’ailleurs les perspectives de croissance sont revues à la baisse chaque jour en zone euro et la récession paraît désormais inévitable pour 2012.
L’euro va baisser
Dans ce contexte de tensions économiques et politiques, l’euro est clairement le moins bien armé pour résister.
Après une reprise ces derniers jour, techniquement prévisible si vous avez lu mes derniers articles, le biais devrait rapidement redevenir baissier sur la paire EUR/USD.
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Prochaine étape : tester les 1,37 $
La zone vers 1,37 $ est déterminante et un nouvel échec à franchir ce seuil nous conduirait sans doute à une nouvelle vague de baisse avec un objectif à 1,2950.
Ainsi, nous attendrons une confirmation de cet échec avec un passage sous 1,550 pour passer à la vente.
Bons trades sur le Forex.





Monsieur Revillier,
Depuis des mois et des mois que vous annoncez la baisse de l’euro, même si je trouve vos analyses très justes, il n’en demeure pas moins que vous avez, me semble t-il, beaucoup trop d’avance sur la réalité, de sorte que vous finissez par mettre les gens dans les choux comme c’est, d’ailleurs, souvent le cas avec les précurseurs … Si bien que ceux qui attendent la chute voire la fin de l’euro depuis des mois et des mois, en suivant vos conseils, je pense qu’il y a belle lurette que leur compte est complètement asseché et qu’ils ne leur reste plus que vos articles pour pleurer … :))