Ce n’est pas l’euro qui grimpe, ni la livre sterling, ni le yen… Non.
C’est bien le dollar américain qui a commencé sa chute !
Quand un plan se déroule sans accroc…
Souvenez-vous… Il y a quelques semaines, je vous annonçais des signes de retournement à la hausse sur la paire EUR/USD. A ce moment-là, bon nombre d’analystes condamnaient l’euro au retour à la parité avec un billet vert qui faisait alors office de valeur refuge.
C’était à l’époque où nous pouvions encore espérer que les Etats-Unis se redresseraient plus vite et plus fort que les autres.
L’euro qui flirtait alors avec les 1,19 $ a depuis rejoint mon premier objectif à 1,2660 et se dirige directement vers mon second objectif à 1,31.
Cette hausse, mes abonnés ont pu en profiter très largement, cumulant près de 970 euros en 10 jours, rien que sur cette paire. Le tout avec une gestion ultra-stricte du risque.
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La hausse oui, mais pourquoi ?
Le billet vert n’est plus un refuge. Et l’euro ne monte pas uniquement grâce au retour de l’appétit pour le risque.
Il semble que la mentalité des citoyens américains ait changé ; pénalisant inéluctablement le mode de consommation et de croissance outre-Atlantique. Les Américains qui le peuvent épargnent, c’est nouveau et c’est très inquiétant. 70% du PIB américain venant de la consommation…
Si les plus gros consommateurs de la planète se mettent à épargner alors même qu’ils gagnent moins, l’impact sur la croissance américaine, et mondiale par ricochet, va être démultiplié.
Ajoutez à cela, que bon nombre de ces anciens consommateurs sont maintenant au chômage et doivent rembourser des prêts bien trop gros pour eux. Vous avez ici à la fois un problème de consommation immédiat, et un problème de croissance future, car ceux-là ne peuvent pas encore épargner aujourd’hui et ne pourront donc pas alimenter le monstre économique dans les années futures.

Dollar Index sur 3 ans
Ce n’est donc pas l’euro qui grimpe, ni la livre sterling, ni le yen …mais bien le dollar américain qui a commencé sa chute.
Des statistiques moroses
Et aussi un peu l’euphorie, en plus des craintes sur la zone euro, qui a poussé les intervenants à se réfugier aux Etats-Unis pour se protéger. Finalement, il s’avère que l’activité outre-Atlantique est bien plus à la peine qu’anticipée.
Hier, deux indices d’activité manufacturière dans le district de New York et de Philadelphie ont déçu les observateurs avec respectivement 5,1 points au lieu de 18 attendus à New York, et 5,1 points contre plus de 10 anticipés à Philadelphie.
Si ces données sont pour le moins inquiétantes, le fait qu’elles aient éclipsé littéralement les bons résultats de sociétés comme Google ou JP Morgan illustre parfaitement le niveau d’inquiétude qui règne sur les places financières.
Attention aux stress tests
Le prochain rendez-vous d’importance est pour le 23 juillet avec l’annonce des bilans des stress tests des banques européennes.
Jean-Claude Juncker a annoncé qu’il ne s’attendait pas à de grosses catastrophes. En ce qui me concerne, ce genre de petites phrases a plutôt tendance à m’inquiéter…doit-on s’attendre à de petites catastrophes ?
Aussi, pour que l’euro parvienne à confirmer son rebond et à définitivement oublier les turpitudes des mois précédents, il est absolument primordial que ces stress tests ne révèlent aucune surprise.
Plus que jamais, si vous investissez sur les devises, tenez-vous en à vos règles, à votre méthode et protégez-vous.
Rendez-vous la semaine prochaine pour profiter à nouveau de la nervosité du Forex !


