Que retenir de la semaine ?
Côté bonnes nouvelles, l’indice de confiance des investisseurs (ZEW) en Allemagne et en Zone euro ressort meilleur qu’attendu.
Au chapitre des mauvaises nouvelles, les mises en chantier aux Etats-Unis sont ressorties à 458 000 (contre 520 000 anticipées) et les permis de construire à 494 000 en avril (contre 530 000 anticipés). Le secteur américain de la construction, contrairement à ce qu’on espérait, reste donc mal orienté. Or il joue un rôle clé dans la reprise économique américaine.
Le PIB japonais se contracte à des niveaux record (-15,2% en rythme annuel) et ses exportations, principal moteur de croissance du pays, reculent de 26% sur le premier trimestre.
Les craintes viennent surtout de Grande-Bretagne, où la Banque centrale devrait continuer de racheter ses propres obligations d’Etat, tout comme aux Etats-Unis d’ailleurs. L’agence S&P pourrait retirer sa note AAA à Londres, car elle anticipe une envolée de la dette britannique à 100% du PIB. Voilà qui aura pour conséquence d’accroître le coût du crédit britannique au moment où l’Etat ponctionne les marchés comme jamais…
Si l’Etat devait perdre sa note AAA, il y a fort à parier que les Etats-Unis seraient eux aussi dans le collimateur des agences de notation, étant donné le poids de leur dette. Une dégradation de la note américaine accélèrerait la diversification des réserves de changes des pays vers l’euro, l’or et le yen en particulier.
Donc, la question n’est pas seulement de savoir si reprise il y aura, mais également, dans quelles conditions elle se fera. Inflation et dépréciation du dollar me paraissent quasiment incontournables.
Dans ces conditions, le dollar a glissé jusqu’à 1,40 cette semaine contre l’euro, ce qui a largement profité aux matières premières.
Quelle tendance pour le dollar ?
"Désormais tous les scénarios sont envisageables", nous disait ce matin Jérôme Revillier. "Que ce soit la baisse durable du dollar, lâché par les grandes nations (Brésil, Chine et Russie) comme valeur référence, menacé par la forte dégradation de la dette publique des Etats-Unis et qui pourrait ainsi revenir rapidement vers les 1,50 $ pour un euro. Ou que ce soit un retracement marqué si la dégradation en Europe et dans les autres pays du monde se poursuit plus fortement que prévu."
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Venons-en à nos matières…
1. Energie : le pétrole au-dessus des 60 $
Le brut a été fortement soutenu par l’affaiblissement du billet vert. Les risques inflationnistes soutiennent également le baril, les banques d’Angleterre et des Etats-Unis laissant la porte ouverte à de nouveaux rachats d’obligations d’Etat.
Autre facteur de soutien, la baisse surprise des stocks hebdomadaires de brut américains, tout comme le stock d’essence. Cette nouvelle a propulsé le cours du WTI livraison juillet au-dessus des 62 $ sur le NYMEX, un point haut de six mois. Vendredi, il affichait à 60,85 $ sur le NYMEX.
Ainsi, le WTI gagne 56% en trois mois.
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