Le fragile équilibre du gaz naturel en Amérique du Nord 

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L’inconvénient du gaz naturel c’est son transport. Deux solutions :

- le gazoduc : l’Amérique du Nord possède un important réseau de gazoducs mais coupé du reste du monde par des océans. Si le gaz naturel manque au Canada ou aux Etats-Unis, ce réseau n’est relié ni à l’Afrique, ni au Moyen-Orient, ni à la Russie ;

- Les méthaniers et le gaz naturel liquéfié (GNL), utilisés pour combler les pics de demande des industriels, des commerciaux et des particuliers en hiver.

1. Panorama de la production/consommation de gaz naturel en Amérique du Nord
Production et consommation de gaz naturel aux Etats-Unis
Les Etats-Unis sont les plus importants producteurs et consommateurs de gaz naturel d’Amérique du Nord.

En 2007, la consommation de gaz naturel était de 652,9 milliards de mètres cube (bcm), soit 63,2 milliards de pieds cube de gaz naturel (bcf).

La production de gaz a été de 545,9 milliards de mètres cube de gaz naturel (52,8 bcf).

L’écart entre la production et la consommation était de 107 milliards de bcm en 2007. Le gaz naturel manquant est importé par gazoduc du Canada et le GNL par méthaniers des Caraïbes, d’Afrique et du Moyen-Orient.

Production et consommation de gaz naturel au Canada
La situation du Canada est l’inverse des Etats-Unis. La production dépasse la consommation. En 2007, la production de gaz a été de 183,7 milliards de pieds cube de gaz naturel pour une consommation de 94 milliards de pieds cube.

Le Canada est dans une situation excédentaire de 89,7 milliards de pieds cube exporté vers les Etats-Unis par gazoduc.

Production et consommation de gaz naturel au Mexique
Le Mexique produit 46,2 milliards de pied cube de gaz (4,5 bcf) pour une consommation de 54.1 milliards(5.2 bcf).

Le Mexique, comme les Etats-Unis, est déficitaire en terme de production de gaz naturel et importe 7,9 bcm des Etats-Unis par gazoduc et d’Afrique en GNL.

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Thomas Chaize

Le Dr Thomas Chaize rédige depuis 10 ans un mailing gratuit, des rapports spéciaux, et une lettre d'investissement exclusivement consacrée aux mines et à l'énergie.

Ses articles ont d'abord été publiés en anglais outre-atlantique (Kitco, Gold Eagle, 321 gold...), ont trouvé un premier écho en Français grâce à l'Edito des Matières Premières.

Docteur en histoire des techniques, plus analyste que trader, son approche du monde des mines et de l'énergie se base sur l'analyse fondamentale et sa perception d'un monde complexe, mais finalement prévisible. Le principal axe de son travail est d'être en décalage pour que son analyse demeure singulière et donne au lecteur un autre point de vue.

Investisseur de long terme, contrariant de nature, c'est un inconditionnel de Benjamin Graham, Warren Buffett et Peter Linch. Adepte de la notion de "marge de sécurité", il cherche à l'adapter au monde des mines. Il demeure persuadé que l'investisseur peut faire mieux que le marcher pendant ce super cycle des matières premières.

Ses analyses ont par exemple permis à ses lecteurs d'investir sur le rush sur l'or et de l'argent de 2003, sur celui de l'uranium de 2006, sur les pièces d'or en 2004, le platine pendant la crise de 2008, sur l'or, le zinc, la géothermie et le pétrole dans le creux de 2009, la potasse et le diamant début 2010.

Il a rédigé depuis 2001 une dizaine d'analyses par an sur son site web www.dani2989.com qui a déjà réuni plus de 2 millions de visiteurs.