Il n’y a pas si longtemps…
Il y a à peine deux ans – une éternité pour les marchés financiers –, le prix du blé établissait un record historique à 14,49 $ le boisseau. Nous étions en février 2008.
Les médias évoquaient alors quasi quotidiennement le prix de la baguette, qui avait explosé à 0,90 euro en moyenne (1,10 euro chez mon boulanger !). Dans un registre beaucoup plus grave, des émeutes de la faim éclatèrent ici et là, notamment en Egypte, un comble à notre époque et quand on sait que le pain y a été inventé.
Les biocarburants firent également l’actualité, expliquant en partie la hausse des matières premières agricoles.
Divisé par trois depuis ses plus-hauts historiques
Deux ans après, et alors que le pétrole a déjà repris plus de 100% depuis ses points bas de l’année dernière, le prix du blé a été divisé par trois depuis ses plus-hauts historiques. Malheureusement, le prix de la baguette chez mon boulanger n’a pas bougé…
Comment ça fonctionne ?
Le blé est coté sur le CBOT (Chicago Board of Trade) en boisseau, soit l’équivalent de 27,21 kg. Pour l’anecdote, un boisseau est un récipient cylindrique destiné à contenir des céréales. Parfois, le blé est exprimé en cents. Un cours de 468 cents, revient donc 4,68 $ le boisseau.
Volatilité exceptionnelle
Depuis 2007, les matières premières agricoles ont changé de statut. Avec l’arrivée de nouveaux investisseurs tournés vers le court terme. Comme par exemple les hedge funds ou, à une moindre échelle, les particuliers via des trackers et autres produits dérivés.
Cela explique la volatilité exceptionnelle de ces dernières années. L’évolution des matières premières agricoles se calque ainsi de plus en plus sur celle des indices boursiers, et la baisse du prix du blé ces deux dernières années serait en partie due à des fonds contraints de prendre leurs bénéfices pour dégager des liquidités.
Les prix devraient continuer à être plus volatils du fait de ces nouveaux acteurs.
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