La semaine dernière, les méchantes vagues en provenance de Dubaï se sont finalement transformées en vaguelettes sur lesquelles les marchés actions ont surfé avec une aisance non dissimulée…
Ce fut donc une nouvelle semaine dans le vert. Le Nikkei s’est adjugé 10% sur la semaine ! Le Shanghai Composite Index 5,4%. Le DAX 2,3% et notre CAC national 3%
Et pour cause, les bons chiffres pleuvent !
Le PIB allemand pour 2010 devrait afficher +1,6% après un repli -4,9%. L’indice américain des directeurs d’achat de Chicago s’améliore. Toujours aux Etats-Unis, le taux de chômage s’affiche en net et surprenant repli de 10,2% à 10%. Et J.-C. Trichet s’attend à une reprise du PIB de la Zone euro en 2010 de 0,8%. Il maintient le taux directeur à 1% pour l’instant, mais l’amélioration de la situation justifie selon lui la levée progressive des opérations d’injections de liquidités dans le système….
Le sevrage commence…
Important aussi : le dollar a évolué dans un range compris entre 1,50 et 1,51 $ contre l’euro. Touchant mercredi un plus haut à 1,5145. Mais vendredi, suite à l’annonce du fort repli du chômage américain, le dollar revenait sous les 1,49 $ pour un euro. Et jusqu’à 1,4750 au moment où je vous écris.
Forcément, les matières en pâtissent…
1. Energie : les fondamentaux du brut pèsent à court terme
Cette semaine, les cours du pétrole sont restés sous pression. Mais ont réussi a resté dans le range dans lequel le cours du brut évolue depuis quelques semaines : 76 $ – 81 $. Jusqu’à vendredi…
La hausse des stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis (+2,1 millions de barils) n’a fait qu’accroître la pression. Rien qu’en novembre, les stocks de brut au terminal de Cushing (le plus grand terminal) s’inscrivent en hausse de 5,3 millions de barils.
Les stocks d’essence s’envolent eux aussi et les raffineries tournent à moins de 80% de leurs capacités ! Signe que ma demande n’est vraiment pas là… ce qui est inquiétant.
Parallèlement, sur les quatre dernières semaines à la date du 19 novembre, les livraisons de pétrole en provenance de l’OPEP se sont affichées en hausse de 130 000 barils, par rapport au mois précédent.
Demande en berne, offre en hausse, stock au plus haut… des fondamentaux franchement peu porteurs à court terme pour les cours du baril.
Ajoutez à cela le rebond fort du dollar en fin de semaine, et vous comprenez le repli du baril qui affichait vendredi 75,5 $ sur le NYMEX et 77,6 $ pour le Brent à Londres.
Ce matin, le WTI est repassé sous les 75 $… ce qui et mauvais signe…
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