"When the VIX is high it’s time to buy", dit le dicton
J’en déduis donc que "when the VIX is low, it’s time to go". Or justement, nous y sommes…
Comprenez : lorsque le VIX atteint des sommets, c’est le moment d’acheter. Et lorsqu’il atteint un point bas, c’est le moment de vendre.
Je vais vous montrer à quel point cela peut être vrai.
C’est quoi le VIX ?
C’est l’indicateur qui mesure la volatilité du marché financier américain. On l’appelle l’indice de la peur. Retenez juste que plus la valeur de cet indice grimpe, plus les marchés sont nerveux et pessimistes. Plus l’indice est faible, plus les marchés sont optimistes et sereins.
VIX et marchés actions sont donc inversement corrélés
Historiquement, lorsque le VIX atteint des points bas, on se rend compte que le Dow Jones atteint un sommet. Et inversement, lorsque le VIX est au plus haut, le Dow touche un point bas.
Le VIX présente également une corrélation négative forte avec le S&P 500.

Le VIX, un indicateur avancé ?
Au plus fort de la crise en octobre 2008, voici ce que j’écrivais :
"Le pic actuel du VIX est-il en train de nous dire que les bourses ont bientôt atteint un point bas, ce fameux creux de vague tant attendu ? Est-il en train de nous dire que les marchés actions sont au bord du rebond ? Statistiquement, oui. Statistiquement…"
Aujourd’hui, avec un peu plus de recul, on se rend compte que la réponse est OUI. Définitivement.
Après son pic, le VIX s’est normalisé, lentement mais sûrement. Et les marchés ont rebondi, tout aussi sûrement et fortement.
Une fois de plus le dicton a été validé…
Aujourd’hui, nous sommes dans la configuration inverse
En effet, le VIX est revenu à ses plus bas niveaux.
En début de semaine, il flirtait avec le seuil des 20. Son niveau de septembre 2008.
Regardez l’oblique ascendante (ligne verte) qui sert de support au VIX. Elle a systématiquement tenu depuis début 2007. Et à chaque fois que le VIX s’est approché de son support, il est reparti à la hausse.
Il n’est donc pas infondé de dire que cette fois encore, notre VIX pourrait bien rebondir. Et donc les marchés en pâtir…
Souvenez-vous. Mardi, je vous disais "scrutez l’aversion au risque"
Voici ce que j’écrivais :
"Il n’y a aucun doute pour moi que la disparition corps et âme de l’aversion au risque entraîne la hausse des marchés avec comme contrepartie un dollar qui plonge et un euro qui grimpe. "
Et qui dit baisse du dollar, dit hausse des matières.
Tout se tient
Et au coeur de l’enchaînement : l’aversion au risque. La variable clé.
C’est elle qu’il faut suivre de très près.
Le moindre sursaut dans un sens ou dans l’autre, et c’est toute la chaîne qui trinque…
Le moindre retour de l’aversion au risque provoquera la remontée du dollar et la consolidation des marchés actions, commos et pétrole…"
Finalement, le graphique du VIX ne vient que conforter mon sentiment macro-économique
Il est probablement temps pour ceux qui sont entrés en mars-avril en Bourse de prendre une partie de leurs bénéfices. A moins que vous ne soyez adepte du trading. Dans ce cas, aucune crainte à avoir.
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Une consolidation serait salutaire. Et elle n’est pas improbable.


