Il est temps de prendre soin de nos énergies fossiles. Malgré la récente consolidation, les cours du pétrole ou du charbon sont à des sommets en ce moment.
Bien sûr, la faiblesse structurelle du dollar, les inondations en Australie, les révoltes arabes, expliquent en partie cette tendance. Mais pas seulement.
Les fondamentaux de ces marchés sont tiraillés entre une demande toujours forte et une difficulté à trouver de nouvelles ressources.
Je me suis donc poser la question suivante : que faire lorsqu’on ne peut plus consommer notre énergie actuelle tant elle coûte cher, mais qu’on ne peut pas encore se payer la prochaine ?
L’économiser !
Les énergies fossiles, un bien précieux…
Le charbon ou le pétrole ne peuvent pas être remplacés à court terme. Et le problème, c’est que tous les meilleurs gisements ont déjà été exploités.
Il faut dorénavant exploiter des sources d’énergie plus petites et plus difficiles à atteindre. Ces ressources demandent donc davantage d’énergie pour être extraites et transformées à leur tour…en énergie.
L’université de Boston donne un bon exemple : au début des années 1970, il suffisait de consommer un litre d’essence pour en produire 25. Aujourd’hui, ce litre ne permet d’en produire que 15 !
Stop au gaspillage
Le constat est terrible. Nous consommons de plus en plus d’énergie pour produire… de l’énergie !
Si un seul enseignement doit en être tiré, c’est celui-ci : l’énergie est précieuse !
C’est pourquoi la question de son optimisation devient de plus en plus cruciale. Or les pays développés ont rivalisé en gaspillage depuis des décennies. Au premier rang d’entre eux : les Etats-Unis !
Il se trouve que les Américains gaspillent davantage d’énergie qu’ils en utilisent. Près de 60% de l’énergie consommée en Amérique chaque année est perdue.
Le gaspillage, le nouvel ennemi numéro un
Les économies d’énergies pourraient permettre de préserver des quantités astronomiques d’énergie. En commençant par l’automobile.
L’essence si stratégique mise dans la flotte de voitures américaines sert de moins en moins à les faire avancer.
Seulement 15% de l’essence contenus dans le réservoir d’une voiture servent à la faire avancer ou à faire fonctionner des choses utiles. Le reste est englouti par les inefficacités des moteurs surpuissants.
Au total, la quantité d’énergie gaspillée chaque année aux Etats-Unis représente plus de quatre fois la production de charbon
La production d’électricité, le grand gâchis
L’électricité est peut-être le symbole de ce gâchis. L’électricité est majoritairement produite à partir du charbon aux Etats-Unis. De la mine à la centrale, le charbon est transformé quatre fois.
Le charbon est brûlé, puis transformé en vapeur, puis en énergie mécanique pour actionner un générateur. Quatre phases, quatre occasions de perdre de l’énergie.
Résultat, l’efficacité énergétique d’une centrale électrique à charbon américaine atteint en général 38%. Dit autrement : 62% de l’énergie de départ ne sort jamais de la centrale électrique !
Voilà qui donne une idée du potentiel d’amélioration.
Le renouvelable n’est pas encore prêt
Bien sûr, les pro-énergies alternatives veulent un passage immédiat à l’éolien ou au solaire. Mais pour l’instant, les énergies renouvelables sont encore soit illusoires, soit nocives.
▪ Dans la catégorie illusoire, je classe le solaire et l’éolien. Ces énergies ne rivalisent pas encore avec le pétrole en termes de production énergétique.
Mais surtout, leur stockage reste encore problématique. Nous aurons besoin encore longtemps de capacités d’électricité thermiques.
▪ En ce qui concerne les nocives, les biocarburants s’inscrivent en plein dedans. La plupart des plantations utilisées prennent la place d’espaces destinés aux plantations alimentaires.
Donc avant de se ruer sur les panneaux photovoltaïques qui ne seront pas rentables avant 10 ans, il faut valoriser les quelques ressources qui nous restent.
Des gains importants à réaliser
Selon le Rocky Mountain Institute, les Américains pourraient réduire leur consommation d’électricité d’un tiers en éliminant les pertes énergétiques d’ici 2020.
Le gouvernement américain a publié des études qui vont dans ce sens.
Mon conseil sera donc de se tourner vers les valeurs spécialisées dans les technologies de conservation et de stockage de l’énergie. Ce secteur bénéficiera de la raréfaction et de la hausse du coût de l’énergie, et du développement des énergies alternatives.
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