Le mini-krach de début mai est venu rappeler la volatilité des marchés des matières premières. Pourtant, un marché a résisté à la tourmente : le diamant.
La vigueur de la demande des émergents est venue réveiller ce marché endormi. Les cours connaissent une hausse ininterrompue depuis deux ans. Et les cours des mines de diamants sont en ébullition, les diamantaires sont à la hausse.
Sylvain Mathon, rédacteur de Matières à Profits, a bien entendu capter le mouvement. Ses lecteurs viennent de réaliser une belle plus-value de 22% sur sa favorite Harry Winston Diamond. Pour en savoir plus sur sa lettre d’investissement, cliquez ici.
Aujourd’hui, l’Edito revient sur le diamant. Les marchés sont toujours orientés à la hausse. Je suis persuadé que le secteur a encore une grande marge de progression devant lui.
La santé des émergents va amener à nouveau le marché vers les sommets. 2011 sera encore une année exceptionnelle !
+50% pour le diamant en 2010
Selon la plate-forme de trading en diamant de Dubai (DDE), le commerce total des diamants a augmenté de 50% par rapport en 2009. Le marché est passé de 178 millions de carats à 269 millions de carats échangés en 2010.
Si la Belgique et la Suisse restent parmi les quatre premiers importateurs mondiaux, les pays émergents ont fait une entrée remarquée dans le Top 4 des importateurs.
Poids lourd pour pierre précieuse
L’Inde et la Chine sont longtemps restées à l’écart de ce marché. Ce n’est que récemment que les deux géants ont commencé à s’y intéresser.
Avec la délicatesse d’un éléphant rentrant chez Tiffany’s, les deux pays ont immédiatement fait décoller la demande. Rien qu’au premier trimestre 2011, Shanghai a importé 466 millions de dollars de diamants, soit une augmentation de 45,5% sur un an.
Globalement, les deux géants ont été responsables de 20% de la demande globale en 2010.
La joaillerie indienne se développe
C’est en particulier la joaillerie qui a porté le marché. Ce secteur a crû de 31% en Inde. En Chine, la demande a augmenté de 25% en Chine.
Cette tendance est portée par une transformation culturelle au sein de ces sociétés, notamment indienne.
La joaillerie est depuis longtemps une activité présente en Inde. Mais c’était l’or qui était jusqu’à présent la principale matière première de ce commerce. Le virage vers le diamant a donc été aussi massif que soudain.
Les ventes de diamants ont été prises d’assaut.
Affluence sur les ventes aux enchères
Avril a vu se dérouler pendant trois semaines la vente aux enchères de diamants Diamdel (De Beers). Le résultat a surpassé toutes les attentes.
Certains lots ont vu leur prix exploser. Surtout, les 218 lots de la vente ont tous été achetés.
Cette vente a permis de confirmer la constance et la force de la tendance parmi les émergents… et le retard pris par les producteurs pour faire suivre l’offre.
Une offre à la peine
Cette hausse des prix s’explique aussi par la faiblesse de la production.
La crise de 2008 a amené plusieurs mines à considérablement réduire leur production. La reprise sur le diamant est alors arrivée, bien plus forte que prévue. Ainsi, le marché mondial a été asséché en quelques mois.
Cette pénurie a poussé les diamantaires à se tourner directement vers les diamants bruts. Si les importations de diamants polis ont augmenté de 88% en 2010, les importations de diamant brut ont également bondi, avec une augmentation de 13%.
Une assurance contre le krach
Varda Shine, CEO de la Diamond Trading Company, est venu ajouter une nouvelle explication à ce départ en flèche des prix.
Pour lui, “les consommateurs traditionnels d’or ont commencé petit à petit à diversifier leurs investissements dans le diamant”.
Au même titre que l’or, le diamant devient de plus en plus une valeur refuge. Les prix ont naturellement explosé devant la force de la demande.
2011, une nouvelle année de records
De Beers a annoncé une augmentation de sa production. Mais malgré l’augmentation de l’offre, les prix ne sont pas prêts de retrouver rapidement des niveaux “normaux”.
La demande des deux géants ne devrait pas se calmer. Les prix devraient connaître une nouvelle augmentation de 20% cette année.
A la poursuite du diamant
Il n’existe pas d’ETF sur les diamants. Un bon moyen de profiter du boom est de se positionner sur les compagnies minières ou les vendeurs.
La cible idéale serait une compagnie impliquée dans le commerce de diamants et capable de fournir les marchés asiatiques.




Bonjour,
Votre article sur les diamants est très intéressant. Seulement, pourriez vous nous donner des noms des fonds de placements ou de compagnies minières dans le diamants pour pourvoir profiter de cette opportunité?
Cordialement
Michaël