1. Métaux de base : absence de résistance
Semaine sans grande surprise pour les métaux de base, qui ont à peine été sortis de leur léthargie par l’intervention de la Fed. Volumes faibles, volatilité forte… telles sont les conditions de marchés.
Hausse des stocks, chute de la demande, perspectives économiques de plus en plus sombres, surproduction… tel est le tableau.
Pourtant, vous me direz que la production diminue fortement étant donné les arrêts de production. Certes, mais a priori, il semblerait que la demande chute plus vite encore…
Tant que l’économie continuera de sombrer, il n’y aura pas d’alternative pour nos matières qui pourraient encore baisser. Cela dit, lorsque la tendance économique s’inversera, les prix pourraient rebondir rapidement, tant ils auront perdu du terrain.
Le cuivre a cassé les 3 000 $ la tonne, s’effondrant jeudi jusqu’à 2 850 $. Et notre analyste Marc Dagher (l’Investisseur Or & Matières) me disait récemment qu’il pourrait revenir jusque vers les 2 100 $.
Même chose du côté de l’aluminium qui touchait jeudi un point bas à 1 430 $. Le métal blanc croule sous un stock pléthorique et subit la surproduction de plein fouet.
Le plomb reste scotché sous les 1 000 $ la tonne, chutant même jusqu’à 890 $ en cours de séance vendredi, tiré à la baisse par le cours du brut dont le contrat venait à échéance.
L’étain et le zinc ont relativement bien résisté aux pressions baissières.
2. Soft commodities : belle semaine pour les grains
Le marché des céréales reste soumis à une forte volatilité, avec des volumes relativement faibles. Malgré tout, les cours sont cette semaine globalement repartis à la hausse.
Le maïs a suivi le cours du brut auquel il est corrélé, éthanol interposé. Soit une hausse en début de semaine avec un repli en fin de semaine.
Livraison mars, il atteignait un point haut mardi à 4,02 $ le boisseau, avant de terminer la semaine autour des 3,78 $.
Le soja s’inscrit lui aussi en hausse pour des raisons techniques. Les 8,50 $ semblent être un support solide pour le contrat future échéance janvier.
Autre élément de soutien au cours du soja : les exportations américaines, dopées par les importations chinoises ; la Chine a encore acheté 116 000 tonnes de soja aux Etats-Unis. C’est indéniablement le plus gros client des Américains puisque 92% des exportations américaines partent en direction de l’Empire du Milieu.
Les cours du soja ont également bénéficié d’une météorologie défavorable sur l’Amérique du Sud.
Livraison janvier, le boisseau de soja affichait vendredi en fin de journée 8,68 $ sur le Cbot.
Le cours du blé a lui aussi été soutenu par une météo défavorable sur les Etats-Unis : le Colorado et le Kansas sont confrontés à la neige et aux gelées, ce qui risque de peser sur les rendements de ces états producteurs.
Voilà pourquoi, entre autres, le blé remontait cette semaine jusqu’à 5,65 $ le boisseau sur le Cbot, contrat mars.


