L’Union européenne va mal….
- Les grands pays sont contraints de créer un mécanisme de sauvetage permanent,
- Les nouveaux venus comme la République tchèque ne veulent pas de l’euro
- Et les supermarchés irlandais placent des antivols sur… la viande !
L’incertitude ne fait que s’accroître ; les matières premières devraient continuer à en profiter.
Bien sûr, la crise irlandaise a ses bons côtés ! Mais…
L’immobilier est moins cher et les propriétaires, plus accueillants. Les promotions fleurissent dans les boutiques ; mais la réalité du Tigre celtique est aussi celle d’une perte d’espoir.
Quelques années après être arrivés pour profiter du boom, les expatriés sont nombreux à vouloir quitter le pays. Même les employés locaux se mettent à rêver de Scandinavie, d’Asie ou de Suisse.
On les comprend : quelles perspectives attendre d’un pays où la viande est devenue un produit de luxe, protégé par des antivols dans les supermarchés ?!
L’anecdote provient du témoignage d’une Française expatriée en Irlande – probablement plus pour longtemps —, et qui s’exprime sur le site de Rue89 ; elle est révélatrice des inquiétudes pesant sur le pays.
D’autres sujets d’angoisse sont en vue
Parmi les plus favorables d’Europe, la fiscalité irlandaise sur les entreprises a beaucoup contribué à l’essor du pays dans les années 2000, attirant une foule de multinationales ;
Moins d’une décennie plus tard, l’Etat, exsangue, s’est engagé à économiser l’équivalent de 10% de son PIB, ce qui provoquera un net coup d’arrêt dans la consommation.
L’Etat pourrait être tenté d’augmenter ses recettes, notamment en relevant les taxes professionnelles, mais les multinationales ont déjà prévenu qu’elles déguerpiraient si cela se concrétisait ; l’option paraît extrêmement risquée pour Dublin.
Créer un mécanisme de sauvetage permanent pour les membres en difficulté ?
Face aux difficultés de plusieurs membres périphériques – Grèce (temporairement sauvée pour 110 milliards d’euros), Irlande (qui a besoin de 85 milliards) et Portugal notamment, les "grands" pays semblent résignés à devoir créer un mécanisme de sauvetage permanent pour les membres en difficulté.
Le fonds d’urgence débloqué au plus fort de la crise grecque, de 440 milliards d’euros, perdurera finalement au-delà de 2013 ; dans quelles conditions financières et de responsabilités ?
Nul ne sait…
Une étape vient donc d’être franchie :
Nous ne parlons plus de l’économie comme d’un jeune homme sain qui aurait glissé sur une plaque de verglas, et qui nécessiterait plâtre ou béquille pour un mois un deux avant de retrouver la pleine forme. Non…
L’économie du vieux continent est un vieillard mourant, au chevet duquel devra désormais veiller en permanence une aide soignante peu avenante…
L’euro ne permet pas aux pays européens de dévaluer leur monnaie
C’est pourtant la solution typique pour favoriser une sortie de crise ; certains pays, Grèce et Irlande en tête, auraient sans doute intérêt à sortir de la zone euro…
C’est peut-être pour cette raison que certains membres récents sont réticents à adopter la monnaie unique : Vaclav Klaus, l’eurosceptique président tchèque, a ainsi souhaité que son gouvernement puisse négocier avec Bruxelles afin que son pays ne rejoigne pas la zone euro, selon la presse tchèque. Prague s’était pourtant engagé à adopter la monnaie unique à terme, lors de son adhésion à l’UE en 2004.
Un rapide tour du monde des monnaies dites fortes montre :
- Un dollar plombé par le quantitative easing
- Et un euro au bord de l’implosion ;
Que reste-t-il à l’investisseur pour protéger ses avoirs ?
- Une livre sterling liée à une économie chancelante ?
- Un franc suisse qui s’apprécie chaque jour davantage ?
- Le yuan, peut-être ?
Les monnaies fiduciaires ne semblent plus inspirer confiance …
La solution ?
Aussi la piste la plus responsable pour le père de famille prudent conduit-elle aux actifs réels, la seule classe d’actifs capable de stocker efficacement de la richesse en temps de réelle crise.
De stocker de la richesse et même d’en produire ! Puisque les cours des matières premières devraient continuer de progresser… du moins tant que la viande irlandaise est protégée par des antivols…


