L’économie de la Zone euro s’effrite un peu plus encore
Ce matin, l’estimation dite "flash" de l’évolution des prix en Zone euro est ressortie en net ralentissement. Alors que les analystes tablaient sur 1,4% de hausse, ils ont dû se contenter d’un petit 1,1%.
Le taux de chômage culmine, quant à lui, à 8% et illustre ainsi, s’il en était besoin, un peu plus encore la dégradation de l’activité en Europe.
Cette semaine a vu une fois de plus le rouge dominer le calendrier économique qui orne mon bureau. Prix à l’importation en Allemagne, CPI (inflation), marché du travail… tous les paramètres économiques virent au rouge couleur sang…
Pourtant, tout avait bien commencé…
Avec notamment un indice IFO en Allemagne en hausse et l’enquête GFK sur le moral du consommateur allemand qui aurait dû rassurer. Même les ventes de l’immobilier ancien aux Etats-Unis relevaient la tête…
Mais la tendance a repris le dessus
En effet, alors que le CAC repasse nettement maintenant sous les 3 000 points, l’euro continue sa descente face au dollar américain en retournant tester les 1,28 $ qui, dès que les acheteurs auront totalement désertés cette zone de prix, ouvrira la voie des 1,24 puis plus bas…
L’euro n’a pas réussi à s’imposer
Cela fait désormais plusieurs semaines maintenant que je maintiens un ton et une optique baissière sur la devise européenne. Pourtant, notre monnaie aurait pu profiter de la situation générale pour s’émanciper en grande monnaie de référence, et laisser le dollar s’empêtrer dans son déficit. Il n’en a rien été.
Le principal problème de l’euro, c’est la Zone euro, son organisation et ses administrations.
Pourquoi un tel échec ?
La BCE est illisible, et la mise en place d’un pouvoir de décision économique centrale a échoué et cela depuis 10 ans. Voilà pourquoi en guise de gâteau d’anniversaire de l’euro nous aurons plutôt droit à une soupe à la grimace au menu des prochains mois.
Et ce n’est pas J.-C. Trichet, qui annonce que le pire est devant nous, qui va hisser la devise communautaire au sommet. Car avec tout le respect que je dois à notre gouverneur, il faut bien avouer que pour un homme qui est censé ramener le calme et la sérénité sur le marché interbancaire en pleine crise de confiance… on a vu des méthodes plus douces !
On ne pourra par contre pas lui reprocher sa lucidité. Car effectivement, la crise est là, vous le savez puisque vous lisez nos Editos régulièrement. Alors je ne vais pas en rajouter. La politique de la BCE est floue ; espérons que cette méthode de baisse des taux modérée ne pénalisera pas trop nos entreprises et nos industries pour préparer la reprise.
Profitons de la faiblesse de l’euro
Arrêtons donc ici les considérations macro-économiques et attachons nous plutôt à étudier le cas de notre monnaie unique pour profiter au mieux de sa soudaine faiblesse.
Après un léger rebond depuis le niveau des 1,28 $, le cours s’est redressé assez normalement vers le niveau de retracement à 38,2%. Ensuite, la baisse s’est accélérée et se poursuit aujourd’hui encore.
A l’heure où j’écris ces lignes, le cours de l’euro teste les 1,2820.
Scrutez les signaux de vente
Comme vous pouvez le voir sur ce graphique, le passage sous le dernier support dans la zone des 1,2770/60 serait un signe vendeur pour viser 1,24.
Les moyennes mobiles à 100 et 200 jours sont toujours très baissières et la MM 50, toujours supportée par la forte amplitude du mouvement de hausse de fin décembre, devrait retourner sous le MM 100 dans les deux prochaines semaines.
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