Voilà un métal — car c’en est un — bien mal aimé : l’uranium. Après une envolée en 2007, il n’en finit par de chuter. En cause : un marché étroit et peu transparent associé à la demande spéculative. Or cette dernière est en train de se retourner. Quand le grand "U" va-t-il atteindre son prix plancher ?
D’un point de vue fondamental, l’uranium est attrayant
Actuellement, les mines en produisent environ 108 millions de livres (M lb) par an, alors que les réacteurs en consomment 170 M lb. Le reste de l’offre provient de déstockages post-guerre froide (armes nucléaires recyclées). Seulement voilà, ces stocks "tampons" s’amenuisent dangereusement.
Selon la World Nuclear Association, la demande devrait passer à 284 M lb en 2030, grâce aux nouveaux réacteurs. Pas étonnant, les centrales nucléaires se multiplient partout sur la planète.
"Prix" et "marché" de l’uranium
Vous m’objecterez que les prix de l’"U" ne reflètent guère cette perspective ! En effet, la livre (lb) d’uranium qui cotait moins de 10 $ en 2002, s’est envolée à 138 $ en 2007, et la voilà retombée vers 44 $. Que s’est-il passé ?
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