Maïs, sucre : + 20% vite fait ! Angela, Nicolas face au pétrole cher

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Maïs : +20% en trois semaines
La semaine dernière, le maïs battait, à 7,20 $ le boisseau sur le Cbot, un record historique et je vous expliquais longuement pourquoi il allait certainement continuer sur sa lancée haussière.

Une semaine plus tard, le voilà qui affiche un dernier record à 7,51 $ le boisseau. L’USDA a annoncé une baisse de 10% de la production américaine, à 11,7 milliards (et non millions comme écrit lundi par erreur dans mon point hebdomadaire) de boisseaux. Ce qui nous donne une progression de plus de 20% depuis début juin. Impressionnant !


Cours du boisseau de maïs sur le Cbot en US cents

Passons au sucre : +20% en quinze jours
Début juin, Gabriel André et moi-même vous disions que le sucre allait probablement se retourner à la hausse. Le cours venait de passer sous les 10 $.

Effectivement, il cotait hier 11,70 $. Soit une hausse de 20% en deux semaines. Regardez :


Cours du sucre en US cents la livre

Petite réaction personnelle pendant que j’y suis sur les positions françaises et allemandes à propos de la hausse des cours du brut. Deux visions s’affrontent, diamétralement opposées. Voyez plutôt…

Nicolas/Angela : la nuit et le jour
La France veut mettre en place des actions rapides pour lutter contre la hausse des prix des carburants et "amortir le choc" pour ceux qui sont les plus touchés.

En Allemagne, Angela Merkel a hier été très claire : pas question de mettre en place des mesures fiscales au niveau européen pour amortir la flambée des prix. Cela empêcherait l’économie de s’adapter à son nouvel environnement international.

Résister au changement ou aller de l’avant ?
Le premier est "social" certes. Mais pourquoi empêcher, à coup de millions d’euros, des restructurations économiques qui, de toute façon, devront se faire tôt ou tard ? Pourquoi résister au changement et reporter l’inéluctable adaptation à plus tard ? Mauvais calcul ?

La seconde est plus "visionnaire". Il s’agit d’aller de l’avant et d’adapter aujourd’hui l’Europe aux défis de demain. En clair, et sans décodeur, le choc sera douloureux et il faudra s’y adapter tôt ou tard. Alors autant encaisser tout de suite.

La pêche doit se restructurer, les consommateurs s’adapter à un pétrole cher, l’industrie automobile faire évoluer son offre… et ainsi de suite.

Bon, certes, je caricature un petit peu, mais…
Il ne faut pas s’étonner si l’économie française n’a pas la vigueur de sa voisine allemande. Il nous manque cette incroyable capacité d’adaptation qu’ont les Allemands : savoir se serrer la ceinture, se remettre en cause, se réformer pour se relever au plus vite.

Les Français sont plus douillets, préférant soigner leurs bobos en creusant le déficit budgétaire… et surtout très conservateurs : nous n’aimons pas les réformes.

Un simple problème de mentalité, je crois. Côté français, on aime se "laisser vivre". Qui ne rêve pas du french lifestyle ? Nous sommes des bons vivants. Des méditerranéens… un peu cigale sur les bords.

Chez les Allemands, ça rigole moins. Ils sont plus sérieux, rigoureux. On travaille d’abord, on se prélasse après. Plutôt fourmi !

Quelques idées pour personnellement lutter contre le pétrole cher ?
Faites comme moi : marchez et pédalez, prenez le bus ou le métro ! Et si vous devez impérativement prendre la voiture pour aller travailler, ralentissez — la consommation croît de façon exponentielle avec la vitesse — et troquez votre auto contre un véhicule qui consomme peu.

Autre solution : vivez décalé. Partez tôt et rentrez tôt. Vos enfants seront ravis ! Pensez aussi au covoiturage.

Enfin, organisez vous ! N’oubliez pas qu’on peut travailler depuis chez soi. Qui n’a pas Internet, ordinateur et téléphone à la maison ? C’est très en vogue aux Etats-Unis et, tôt ou tard, cela rentrera aussi dans nos moeurs, vous verrez.

Là-bas, ils viennent de trouver une nouvelle solution : travailler plus de 10 heures par jour sur quatre jours, ce qui permet d’éviter de venir travailler au bureau le vendredi. C’est toujours un trajet de gagné !

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Isabelle Mouilleseaux

Isabelle Mouilleseaux rédige chaque jour l'Edito Matières Premières & Devises (Publications Agora), une lettre internet gratuite consacrée au marché des matières premières et au marché des devises. Passionnée depuis toujours par la Bourse et par tous les marchés financiers, Isabelle s'est spécialisée dans les matières premières et veut permettre à l'investisseur particulier de découvrir et de comprendre l'investissement sur ce marché , ainsi que celui du Forex.
 
L'Edito Matières Premières & Devises est bien plus qu'une chronique quotidienne. C'est un pôle d'activités centré sur les matières premières et les devises qui vous donne les moyens de suivre et de maîtriser ces marchés ! Vous y trouverez des conseils, des opinions, et des avis d'experts. Vous pouvez recevoir gratuitement l'Edito Matières Premières & Devises en cliquant ici.