Métaux précieux : jusqu’à des niveaux 35 fois plus élevés ?

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leadimg

Mauvaise nouvelle : la crise européenne, on va en bouffer encore pendant des années.

Bonne nouvelle : la hausse à venir des métaux précieux devrait être tonitruante. Flamboyante. Enrichissante pour les gens de bon sens. L’or pourrait même toucher les 12 000 dollars l’once et le silver à 1 000 billets verts, lorsque la valeur de la monnaie papier aura fondu comme neige au soleil.

Pour l’instant, les cours de l’or et de l’argent restent atones… mais ces métaux ont l’habitude de faire le yo-yo.

Depuis 1985, le cours de l’or s’est comporté exactement comme entre 1967 et 1974 ; si l’histoire continue à avoir le hoquet, l’once pourrait reculer à près de 1 000 dollars en 2015, avant de s’envoler jusqu’à 12 000 dollars en 2025.

Pour le silver, l’once pourrait rester entre 20 et 50 dollars jusqu’en 2032. Puis exploser à près d’un millier de billets verts.

Certes, me direz-vous, mais pourquoi les métaux précieux entreraient-ils dans une période d’hibernation alors que tous les voyants de l’économie mondiale sont au rouge – et donc au vert pour l’or et l’argent ?

-> Première explication : une crise globale de la dette souveraine, ça se bichonne, ça s’alimente, il faut souffler régulièrement sur les braises et ne pas hésiter à jeter un peu d’essence si nécessaire.

Nos grands argentiers s’y emploient, mais même lorsqu’il s’agit de lancer un feu d’artifice, ils manquent d’efficacité ; comme dirait Coluche, donnez à ces gens-là le Sahara, et dans quelques années il faudra qu’ils importent du sable.

Pour le moment, ils causent, ils rafistolent, ils gagnent un peu de temps, ils donnent des coups de pied dans la petite boîte en fer ; mais, d’ici quelques années au plus tard, ils l’auront, leur cataclysme. La finance pyrotechnique pourrait alors battre un nouveau record.

-> Autre raison : 11 ans, c’est long. Surtout quand ça monte ; c’est un peu comme l’éternité, très longue, surtout sur la fin. Alors maintenant que l’once d’or a progressé en continu depuis 11 ans, elle pourrait bien connaître une petite pause.

Jim Rogers est patient…
A en croire un investisseur légendaire comme Jim Rogers, le repli actuel de l’or est normal et il pourrait durer un moment ; notre bon vieux Jim n’est pas vendeur, sûrement pas. Au contraire, il se déclare prêt à amasser du métal jaune si les cours devaient revenir à 1 200, voire 1 100 dollars.

En 2008, le métal jaune avait connu une situation similaire.

Partant d’environ 900 dollars l’once, il avait dépassé la barre des 1 000 dollars pour la première fois de l’histoire. S’en est suivi une période de repli. Rogers déclara qu’il se porterait à l’achat à partir de 750 dollars l’once ; l’or a fini par toucher un plancher à 680 dollars, avant de tripler au cours des trois années suivantes.

… et attend patiemment une nouvelle performance monumentale
L’histoire pourrait se répéter. Une année de stagnation ou de repli, même notable, ne remettra pas en question le scénario de hausse continue des métaux précieux. Et il n’y a pas grand-chose que les technocrates pourront y faire…

Marc Mayor est expert en investissements éliminant le risque de marché. Retrouvez-le sur www.dvd-inflation.com – ou dans sa lettre d’investissement : à découvrir en continuant votre lecture…

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Marc Mayor

Marc Mayor est le fondateur et président d'Inside ALPHA, une entreprise helvétique spécialiste des approches financières éliminant le risque de marché (investissements dits "'neutres au marché"). Depuis plus de 10 ans, Marc analyse avec humour et sagacité le comportement des initiés de la Bourse, notamment dans les colonnes de sa rubrique hebdomadaire "Le Coin des Insiders", qui paraît chaque vendredi dans le quotidien financier L'Agefi (Suisse).

Auteur à succès, il préside aussi un cycle régulier de conférences réunissant des investisseurs, tant professionnels que privés, notamment sur le thème des métaux (de base ou précieux) et de l'énergie (fossile, nucléaire ou renouvelable). Il participe régulièrement au Billet du Trader et à l'Edito Matières Premières & Devises.

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