Molybdène et cobalt débarquent en force

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Après deux ans de répit, le LME (London Metal exchange où sont cotés les principaux métaux) innove à nouveau.

Il vient de sortir deux nouveaux contrats à terme (à trois mois), sur deux petits métaux confidentiels : le molybdène et le cobalt.

Résultat de la première journée de cotation hier : le molybdène affichait un cours de 35 000 $ la tonne (15,98 $ la livre) et le cobalt 43 650 $ la tonne (19,80 $ la livre).

Pourquoi donc des contrats sur ces deux métaux confidentiels ?
C’est le souhait des minières et des industriels, nous dit-on. Eux se servent du marché à terme pour se couvrir contre les variations du cours.

Codelco, deuxième plus gros producteur de molybdène de la planète, viendra soutenir le marché du molybdène côté offre. Les producteurs de cobalt Vale Inco, Norilsk Nickel ou encore de molybdène comme Molymet ou Molymex se sont d’ores et déjà inscrits sur le LME.

D’un autre côté, ces deux marchés sont historiquement volatils. Et qui dit marché à terme, dit spéculateurs, indispensables pour fluidifier le marché. Mais si certains fonds voulaient être de la partie, les métaux pourraient rapidement se décorréler de leurs fondamentaux, les marchés étant relativement étroits…

Secondaires certes, mais pas poids plume pour autant
Le cobalt et le molybdène sont des produits secondaires que l’on trouve au côté du nickel et du cuivre. Les minières sont construites et centrées autour de l’extraction et de la production du cuivre ou du nickel. Molybdène et cobalt étant des produits secondaires (annexes), leur coût de production est relativement faible.

Secondaires certes, mais pas poids plume pour autant. Selon le LME, le marché de ces deux métaux confidentiels pèserait tout de même 7 milliards de dollars sur 2009. C’est 40% de plus que celui de l’étain !

Les fondamentaux du cobalt ?
40% de l’offre de cobalt est produite par le Congo, qui dispose aussi des plus grosses réserves du monde de cobalt. Loin derrière, le Canada et la Zambie sont deux producteurs importants.

Quant à la demande, elle s’inscrit en hausse régulière, au rythme de 4% l’an. Jusqu’à la crise… Elle est tirée par l’industrie des batteries rechargeables et par la demande en superalliages. Deux secteurs porteurs.

199 500 tonnes de molybdène et 54 000 tonnes de cobalt ont été produits l’an passé.

Pour information, le molybdène est lui aussi tiré par la demande sidérurgique, ce métal étant un ingrédient indispensable pour réaliser des alliages d’acier très spécifiques (il "durcit" l’acier).

Chine/Etats-Unis : le choc des stratégies !
Une grande partie de la demande de cobalt est chinoise. Or depuis des années, la politique chinoise est invariable : acheter du cobalt et en remplir plein les stocks, dès que les cours décrochent. Une stratégie de sécurisation des approvisionnements avant tout…

Face à elle, les Etats-Unis ont été gros pourvoyeurs de cobalt. Le pays a profité de la situation de déficit du marché ces dernières années pour vendre massivement et systématiquement tous ses surplus de cobalt et pour vider ses stocks.

Cherchez l’erreur…

Quel avenir pour les cours du cobalt ?
Les prix du cobalt ont fortement décroché avec la crise, revenant de 50 $ la livre à 10 $.

Ils ont depuis le creux de fin 2008 repris 100%, à quelque 20 $ la livre actuellement.

Le cours des minières spécialisées dans le cobalt a suivi la même tendance [NDLR : Et pour profiter d'une opportunité ultra-prometteuse sur le marché du cobalt : découvrez dès aujourd'hui le service de notre spécialiste de minières... Elle a en portefeuille une petite pépite qui pourrait faire le bonheur de votre portefeuille : pour découvrir son service immédiatement...]

Cours du cobalt en US</p>
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Isabelle Mouilleseaux

Isabelle Mouilleseaux rédige chaque jour l'Edito Matières Premières & Devises (Publications Agora), une lettre internet gratuite consacrée au marché des matières premières et au marché des devises. Passionnée depuis toujours par la Bourse et par tous les marchés financiers, Isabelle s'est spécialisée dans les matières premières et veut permettre à l'investisseur particulier de découvrir et de comprendre l'investissement sur ce marché , ainsi que celui du Forex.
 
L'Edito Matières Premières & Devises est bien plus qu'une chronique quotidienne. C'est un pôle d'activités centré sur les matières premières et les devises qui vous donne les moyens de suivre et de maîtriser ces marchés ! Vous y trouverez des conseils, des opinions, et des avis d'experts. Vous pouvez recevoir gratuitement l'Edito Matières Premières & Devises en cliquant ici.