Ca bouge du côté des devises avec un billet vert qui se reprend assez nettement.
En Europe, la restructuration de la dette est désormais inévitable pour la majeure partie des pays membres de la zone euro.
En Chine, Pékin a annoncé haut et fort vouloir agir contre l’inflation. Celle-ci s’est révélée très supérieure aux attentes, à 4,4% en octobre en rythme annuel.
La bulle va-t-elle finir par exploser ?
Ce sont peut-être les premières secousses qui nous parviennent depuis quelques jours.
La hausse des prix poussent même les migrants chinois à retourner dans leur campagne plutôt que de venir travailler dans les villes.
Quoi qu’il en soit, c’est un risque majeur sur l’économie.
Le 10 décembre, nous connaîtrons de nouveau la production industrielle, qui a déçu les analystes en novembre avec "seulement" 13,1% de hausse et surtout le taux d’inflation qui devrait définitivement faire entrer la Chine dans un mouvement de resserrement monétaire.
RBA : la hausse de trop ?
Et s’il y a bien un pays lié au développement chinois, c’est l’Australie et ses immenses ressources en matières premières.
L’Australie fait bande à part depuis la crise économique avec sept hausses de ses taux directeurs depuis octobre 2009…
En effet, le gouverneur Stevens mène une politique stricte contre l’inflation et a pu compter sur une économie restée dynamique grâce à ses exportations et un plan de relance de 40 milliards de dollars.
Toutefois, le ralentissement en Chine et l’attrait de cette dernière pour des exploitations minières sur d’autres continents pourraient pénaliser l’Australie.
Ainsi, on peut se demander si la dernière hausse qui a porté à 4,75% le taux de la RBA n’est pas une hausse de trop, alors que l’Australie pourrait finalement être plus exposée à la nouvelle vague d’inquiétude qui se diffuse sur les marchés.
AUD/USD : jouer la consolidation
Ainsi, entre le ralentissement chinois à attendre et le niveau pénalisant du dollar australien pour les exportations, il est probable qu’une baisse plus accentuée de la monnaie australienne arrange finalement tout le monde.
Graphiquement la situation est assez nette. Après avoir touché la parité comme je l’avais anticipé dès la rentrée, un repli (du dollar australien contre le dollar américain) sur les supports majeurs est à prévoir.

Graphique AUD/USD quotidien
Ainsi, je privilégie désormais un retour sur la zone de retracement à 23,6% située à 0,9250 puis éventuellement en extension à 0,8680, le niveau de retracement à 38,2%.
Toutefois, ces replis ne remettraient pas en cause la dynamique haussière moyen terme de la devise menée principalement par le différentiel de taux avec les Etats-Unis.
Bon week-end !
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