L’or est à nouveau à la croisée des chemins. Quelle direction prendra-t-il ?
Un pic venant tester le niveau de 1 000 $ ? — ou au contraire une consolidation tout aussi probable ?
Avant de poursuivre, précisons qu’à ce stade deux attitudes s’offrent à vous et sont d’ailleurs non exclusives :
- Vous avez de l’or pour le long terme : attendez tranquillement et ne vous souciez pas des accidents de parcours.
- Vous souhaitez être plus actif, vous possédez des certificats qui vous permettent de l’être : vous pouvez acheter et vendre avec un clic de souris. Dans ce cas, rien ne s’oppose à ce que vous preniez de temps en temps vos plus-values avant de vous replacer au début d’une nouvelle hausse.
Le test des 1 000 $ l’once pour bientôt ?
Tous les ressorts de la tragédie sont en place :
- Une baisse du taux de la Fed qui est passé à 3% ainsi que des commentaires accompagnant la décision : record du niveau de baisse en si peu de temps…
- Une crise financière dont l’ampleur reste toujours mal mesurée. La question des rehausseurs de crédit commence tout juste à faire surface. Et encore, ce n’est qu’au périscope. Les rehausseurs ou monoliners sont ces établissements qui se chargent, après évaluation des risques des prêts bancaires, de les garantir. Ils participent à la titrisation des créances. Or ces gens-là vont mal… Et dans leur sillage — à moins que ce ne soit des remous de naufrage — on trouvera des assureurs.
- Une croissance mondiale revue à la baisse par le FMI : 4,1% (contre 4,4% estimé jusqu’à présent).
- Des marchés actions ultra-nerveux parce qu’inquiets (voir l’affaire des rehausseurs).
- Un déséquilibre qui s’accentue entre taux d’intérêts bas et inflation des prix.
- Des craintes sur la résistance des économies des pays émergents ; les établissements financiers de ces derniers pourraient eux aussi être contaminés par la crise financière.
Dans l’environnement actuel, il y a ceux qui parient à la baisse, et les autres…
Commençons par ceux qui parient sur la consolidation…
Nous retrouvons le signal de nos fameux traders professionnels. Ils entassent à nouveau les positions vendeuses, pariant sur une baisse. Et ils dépassent à nouveau le niveau record de fin 2007 ! Même si la semaine dernière a marqué un très léger recul.
Nous retrouvons également les acheteurs de bullions (Bullion ou Exchange Traded Gold ou Exchange Traded Fund : trois appellations pour un même principe : des certificats papiers émis à partir d’une réserve physique existante et cotés en continu). Eux aussi font montre, depuis le début de ce marché haussier de l’or, d’un comportement ultra-professionnel : ils achètent dans les creux et vendent en fin de hausse. Cela se traduit :
- par une augmentation des stocks physiques des bullions dans une fin de période baissière
- et par une diminution des stocks physiques en fin de période haussière.
Or le stock du plus grand des bullions, l’américain StreetTracks, s’est réduit, passant en deux semaines de 650 tonnes à 630 tonnes.
Nous avons donc deux indicateurs baissiers contre un faisceau de facteurs poussant à la hausse. Ceux qui ont acheté au début de septembre et souhaitent avoir une gestion dynamique peuvent envisager de prendre des bénéfices en cas de chute sous 900 $. Ils attendront la consolidation pour se replacer.
Dans mon prochain édito, je vous parlerai de ceux qui parient à la hausse, ainsi que de leurs objectifs de cours pour l’once d’or à court, moyen et long terme. Vous n’allez pas être déçu… A jeudi !


