Or : visez les 2 500 $

| |
leadimg

Par Charles Sannat, directeur des Etudes Economiques chez AuCoffre.com

Le vendredi 23 septembre, l’once d’or cotée a perdu 5,80% en une seule journée. La bulle explose, c’est la fin de l’or, après tous ces excès il était temps.

En réalité, les choses encore une fois sont beaucoup plus simples qu’elles n’y paraissent. Le métal jaune n’a rien perdu de sa superbe.

Je ne reviens pas sur les causes déjà largement traitées dans l’Edito. Néanmoins, il convient de rappeler que cette correction, très technique, est paradoxalement une excellente nouvelle pour ceux qui sont positionnés en long terme sur cet actif.

L’or en euro résiste fort bien
La dernière fois que cela s’était produit, il y a quelques semaines, les cours de l’or coté en dollar n’ont quasiment pas baissé en euro.

L’explication, c’est que cette baisse a été concomitante à une chute importante de l’euro en raison de la crise de la dette européenne.

La baisse de l’or a été compensée par la baisse spectaculaire de l’euro. Et ce double mouvement a permis au prix de l’or en euro de rester à peu près stable.

L’or a été poussé dans le ravin…
Il est essentiel de remarquer que l’or, malgré une hausse fulgurante cet été (pourtant période traditionnellement de faiblesse), n’a corrigé que contraint et forcé par deux changements de règles du jeu sur le Comex, et par la course effrénée à la liquidité des fonds et des banques suite au krach actions.

L’or ne baisse plus tout seul. Il faut “l’aider par à chuter”. Cela prouve la force de la tendance haussière.

… mais reste sur une tendance haussière
La raison est simple : aucune dette d’Etat n’est en “l’état” remboursable. Les inquiétudes demeurent et se renforcent chaque jour.

Le retour à la croissance est illusoire, tout autant que l’efficacité de plans de rigueur qui n’ont pour effet que de créer de nouvelles récessions. Celles-ci entraînent une telle baisse des rentrées fiscales que le remède est bien pire que le mal qu’il est censé combattre.

Ainsi la demande d’or physique est toujours soutenue. Et nous verrons les primes sans doute augmenter fortement car l’appétence des investisseurs avisés ne semble pas faiblir. Beaucoup étaient dans l’attente d’un tel repli pour rentrer sur le l’or.

Autre indice : le grand public lui, ne s’intéresse toujours pas à ce placement et reste plutôt vendeur du peu d’or détenu, encouragé par de très nombreuses publicités leur proposant de transformer leur or… en argent !

La déflation valorisera l’or
Il ne faut pas non plus oublier que la crise des dettes souveraines est déflationniste (c’est ce que l’on vit lorsque tout baisse).

Les pertes sur actions sont en partie compensées par les gains encaissés sur d’autres marchés comme celui des matières premières. Ces prises massives de bénéfices entraînent à leur tour ces marchés dans la baisse.

Cet aspect est déflationniste à très court terme.

Mais à moyen terme, une baisse de tous les actifs par la déflation conduit à la faillite totale, ce qui est bon pour l’or. Pour lutter contre la déflation et le risque systémique, la seule réponse crédible et rapide reste la monétisation des dettes (planche à billets) et cela est aussi bon pour l’or.

Cela n’empêche pas que les moments de correction sont toujours pénibles pour celui qui est rentré sur un point haut sur une valeur.

Mon conseil
La Direction des Etudes Economiques d’AuCoffre.com maintient donc son objectif de 1 800 points sur le CAC40 et d’une once d’or à 2 500 $ en première étape.

Aucun des facteurs qui sous-tendent la hausse de l’or n’ont disparu. Cette correction purement technique dans un marché long terme haussier devra être mise à profit pour rentrer sur l’or et protéger son patrimoine exposé aux dettes souveraines (comme les fonds en euro des contrats d’assurance-vie).

Pour ceux qui sont déjà détenteurs, cette pause est un excellent moment pour renforcer ses positions et continuer à réallouer son patrimoine.

Vous pouvez retrouver Charles Sannat sur le site http://www.loretlargent.info/

Laissez un commentaire

En soumettant votre commentaire, vous acceptez de respecter nos politique de commentaire.