Pourquoi l’écologie convainc si peu en France ?
J’ai conscience de l’aspect polémique de la question. Je recevrai probablement une bordée d’e-mails m’assurant que l’écologie est un sujet essentiel, que les préoccupations environnementales progressent en France, et que “moi-même, voyez-vous, j’ai failli voter Dominique Voynet en 2002″…
Je ne doute pas de la sensibilisation des Français à l’écologie. Je me sens moi-même très concerné au quotidien.
Ce que j’aimerais souligner, c’est qu’il existe un écart grandissant entre notre intérêt pour l’environnement, et les doutes sur le sérieux de notre parti écologique français.
Parmi des dizaines d’explications possibles, je retiendrais celle-ci : les propositions des écologistes français restent souvent irréalistes.
Le passage au tout renouvelable, en passant par la taxe carbone ou l’agriculture locale, sont des mesures effectivement intéressantes, mais qui s’opposent frontalement au concept d’économie de marché, de prix et de rentabilité.
Or je ne crois pas aux théories d’un Grand Soir écologique. Ces mesures auraient comme effets immédiats de faire bondir notre facture d’électricité et le prix de notre cabas de courses.
Pour contribuer à “verdir” la société, je préfère adopter une stratégie “de petits pas”. La technologie que je vous présente aujourd’hui constitue une étape importante sur la voie d’une société plus écologique.
Investir dessus, c’est faire le pari d’une croissance plus verte et plus profitable.
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La voiture électrique, voiture de demain…
Parmi les grands projets industriels dit “verts”, la voiture électrique arrive en pôle position.
Les véhicules hybrides – dont les premiers exemplaires ont été commercialisés dès les années 1990 – ont rapidement gagné leur place dans le paysage automobile. Les lecteurs urbains auront remarqué que les taxis se sont rués en masse sur ces voitures alliant un moteur thermique et un moteur électrique, type Toyota Prius.
Mais aujourd’hui, la grande révolution écologique concerne la voiture 100% électrique !
Les habitants de Paris commencent tout juste à s’y habituer, depuis que le réseau Autolib’ de voitures électriques en location a été mis en route cette année.
Depuis un ou deux ans, tous les grands constructeurs ont dans leur catalogue au moins un modèle de voiture électrique.
… ou chimère d’hier ?
2012 devait être le vrai coup d’envoi de la voiture électrique. Renault a sorti son modèle électrique en 2011, la Fluence Z.E., alors que Peugeot et Citroën avaient déjà lancé leurs modèles iOn et C-Zéro depuis 2010. A l’étranger, les pionniers comme GM ont misé sur leur modèle hybride, comme la Volt, pour se relancer. Cette année était l’occasion de voir la compétition s’engager entre les grands constructeurs.
Mais le succès n’est pas au rendez-vous.
Depuis janvier, seulement 1 594 voitures particulières ont été vendues en France ! Et encore, près des deux tiers de ces voitures ont concerné Autolib’.
Or le coût, le magazine Usine nouvelle explique que le problème avec la voiture électrique, c’est l’ampleur du changement qu’elle impose. On n’utilise pas un véhicule électrique comme un véhicule thermique. Cela fait des dizaines d’années que les voitures vertes butent sur ce problème.
La voiture électrique est ainsi une idée d’avenir… qui risque de le rester encore quelque temps. Pour les plus optimistes, je conseillerais de regarder cette courte vidéo. Miser sur la voiture électrique, c’est un pari qui peut rapporter gros, mais qui reste de long terme.
Start & Go, la technologie verte qui convainc déjà
Pour mettre en place une économie verte, une technologie s’avère beaucoup plus sûre : la technologie Start & Go.
Ce dispositif arrête le moteur de la voiture lorsque celle-ci est au point mort. Elle fonctionne ainsi dans les embouteillages et devant les feux rouges. Son avantage est évident : elle permet d’économiser environ 5% de carburant, et le CO2 qui va avec.
Contrairement à la voiture électrique, cette technologie est bien plus facile à étendre. Elle est d’ailleurs déjà présente en France. C’est le cas par exemple avec la C3 de Citroën, sortie en 2010.
A l’étranger, elle a déjà trouvé son marché. A partir de 2016, l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) prévoit que 39% des nouvelles voitures américaines seront équipées d’un procédé Start & Go. Certains bureaux d’analyses s’attendent à ce que cette technologie équipe les voitures de demain au même titre que la direction assistée, l’airbag ou encore les freins anti-blocage qui se sont progressivement intégrés à notre quotidien.
Comment investir sur cette technologie ?
L’élément-clé du Start & Go, c’est sa batterie. Allumer une voiture plusieurs fois pendant un court trajet demande une batterie qui soit capable de se recharger en un temps record. Nos vieilles batteries acide-plomb ne sont donc pas adaptées.
Ainsi le meilleur moyen de miser sur cette technologie est d’investir sur des compagnies spécialisées dans la fabrication de batteries. L’entreprise américaine Johnson Controls s’est ainsi imposée comme une des références dans la construction des batteries de nouvelles générations. A garder à l’oeil.
Bon investissement.



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