148,4 !
C’est le nombre de tonnes d’or que les banques centrales ont acheté au troisième trimestre 2011. C’est plus du double du montant du deuxième trimestre, et c’est sept fois le montant du troisième trimestre 2010 !
Jamais les banques centrales n’avaient acheté autant d’or depuis 1972
Pour le World Gold Council, ces chiffres spectaculaires sont une nouvelle étape depuis que les banques centrales ont commencé à être des acheteuses nets d’or en 2009. Désormais, les banques centrales influencent les cours de l’or.
Ainsi, cette dynamique a tiré vers le haut les cours du métal jaune. Les valeurs minières profitent également du nouvel appétit pour l’or. D’ailleurs, cet appétit n’est pas prêt d’être rassasié et d’autres opportunités pourraient émerger.
Mais avant de franchir le pas, il faudrait d’abord savoir QUI achète de l’or.
Un mystère savamment entretenu
Le World Gold Council a entretenu le mystère autour de l’identité des banques centrales acheteuses.
Les spéculations sont alors allées bon train. Thaïlande, Bolivie, Russie… pourtant les quantités évoquées sont trop importantes pour avoir été acquises par ces seuls pays.
Avec de tels montants, les regards se sont dirigés vers des pays en excédant commercial. L’Amérique du Sud, l’Asie centrale… et surtout la Chine concentrent actuellement “les soupçons”.
Une stratégie au long cours
Il semble bien que la Chine ait le profil idéal.
Déjà en 2010, Pékin avait acheté 400 tonnes d’or. Ce nouvel investissement serait tout à fait cohérent avec la situation actuelle de Pékin :
- D’abord, le pays possède un important excédent commercial, ce qui lui permet d’acheter de telles quantités de métal.
- Le pays a également besoin de diversifier ses réserves de change, pour l’instant principalement libellées en dollar. C’est d’autant plus urgent que Pékin craint une perte de valeur de la monnaie américaine.
- Enfin l’Etat chinois vient d’encourager la possession d’or par ses citoyens. Avec une inflation au-dessus des 5%, on imagine que les investisseurs ne vont pas hésiter devant cette opportunité.
Si cette analyse se révèle exacte, nous sommes devant une stratégie au long cours. Ces achats vont probablement s’étaler sur plusieurs mois. Certains analystes évoquent une période de cinq ans…
Car ne perdez pas de vu cette réalité : le métal jaune ne représente pour l’instant que 2%, 8% et 7% des réserves des banques centrales respectivement chinoise, indienne et russe. Ainsi, cette tendance devrait se maintenir au moins sur l’année à venir.
La Chine joue les minières
La part de l’or reste encore en faible dans les réserves de de la banque centrale, pourtant la Chine est le plus important producteur d’or.
Pékin a bien compris qu’il a désormais besoin de soutenir l’appréciation de sa monnaie par une accumulation d’or. Ne serait-ce que pour rassurer les investisseurs en yuan.
Cette accumulation d’or va donc s’accompagner d’une stratégie d’investissements dans les minières. D’ailleurs, les ressources chinoises ne semblent plus suffire à rassasier Pékin. Récemment, une minière or détenue par l’Etat a proposé de racheter la minière aurifère Jaguar Mining. Et ce avec un premium de 73% sur le cours de l’action !
Comment jouer la tendance ?
Avec l’extension de la crise de la dette européenne aux Etats-Unis, les indices actions tanguent : -5,15% pour le S&P 500 sur une semaine, et en Asie, -4,63% pour le Shanghai Composite. Mais l’or est plus que jamais recherché.
Pour les plus téméraires, un investissement sur une junior aurifère déjà dans le viseur de la Chine ou d’un émergent peut représenter un pari lucratif. Mais l’investissement est risqué. L’environnement économique n’est pas favorable aux minières en ce moment, car elles vont avoir de plus en plus de mal à se développer du fait de la raréfaction du crédit.
Autre solution, vous pouvez miser sur les grosses valeurs de l’or, et jouer la sécurité. Dans la lettre Matières à Profits, nous avons investi dans une véritable cash machine. Pour en savoir plus sur Matières à Profits : continuez votre lecture…



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