Depuis quelques mois, le pétrole est au coeur de toutes les incertitudes.
Tension au Moyen-Orient + faiblesse du billet vert = le baril a pris naturellement 30% depuis janvier.
A 124 $ aujourd’hui, certains voient le baril continuer sa progression. Christophe de Margerie (président de Total) considère d’ailleurs un “litre de super à 2 euros” comme inéluctable…
De mon point de vue, les 2 euros attendront. Au moins à court terme.
Aujourd’hui, je pense qu’un retour à la normale va se mettre en place sur l’or noir. Comprenez ici proche des 100 $… et je compte bien en profiter !
Les nuages s’accumulent à l’horizon
La plupart des facteurs qui ont contribué à l’envolée des cours ces derniers mois vont se dissiper :
L’offre retrouve un niveau normal :
- Les problèmes d’exportation de la Libye sont “pricés” par le marché. Le conflit avec Kadhafi s’enlise mais les pays de l’OPEP maintiennent l’offre (l’organisation s’interroge d’ailleurs sur le rapport entre les prix actuels et les fondamentaux réels du marché).
- Les stocks de brut aux Etats-Unis sont au plus haut. Les réserves entreposées à Cushing (principal terminal pétrolier du pays) ont atteint un niveau record.
En parallèle, la demande ralentit :
- La baisse du dollar a probablement mangé son pain blanc. Prenez garde à l’arrêt du QE2 de Fed dans moins de deux mois : il entraînerait à coup sûr des débouclements de positions longues sur les matières premières.
- La Chine va poursuivre son resserrement monétaire. Les chiffres de l’inflation de vendredi dernier ne laissent pas le moindre doute à ce sujet.
Signe de la tendance actuelle, Goldman Sachs vient de conseiller à ses clients de sortir du pétrole. La banque d’affaires s’inquiète notamment des positions spéculatives record… plus de quatre fois supérieures à celles ouvertes avant le précédent pic du baril en juin 2008 !
10% de baisse à prendre
L’analyse technique confirme la tendance. Les cours du Brent (coté à Londres) pourraient bien avoir marqué un sommet de court terme en début de semaine dernière.
Je vois plusieurs raisons :
- Un pic de volume à la baisse a été constaté au plus haut lundi dernier. Ce phénomène se produit souvent sur des extrêmes.
- L’évolution des cours et celle des indicateurs sont divergentes. Les prix ont fait de nouveaux plus hauts. Les indicateurs (ici le MACD) font des plus bas.
- L’indice CRB des matières premières bute sur un retracement clé de Fibonacci (61,8%) tandis que les indicateurs hebdomadaires divergent.

En résumé, sauf nouveau contretemps géopolitique, les conditions à la fois techniques et fondamentales sont réunies pour lancer une vague de prises de bénéfices.
Conséquence : vous pouvez profiter d’un mouvement de baisse.
10% de gain à la clé !
Ce que vous devez faire aujourd’hui
Rentrez short sur tout rebond du Brent vers les 125 $. Positionnez un stop de protection à 127 $. Visez 110 $ comme objectif de baisse. Il s’agit du point de contact avec la ligne de tendance ascendante de moyen terme (visible en pointillés sur le premier graphique).
Voilà la stratégie que je vais mettre en place pour mes abonnés.
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Le support idéal pour investir ?
Le CFD, sans aucun doute. C’est cette stratégie que je conseillerai à mes abonnés. Surtout qu’avec les CFD sur matières premières, nous ne payons aucune commission de courtage. Rien n’est moins cher que les CFD pour trader les matières premières ! Et c’est aussi beaucoup plus souple et flexible que les trackers et les certificats.




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