1 – A l’Ouest : l’or repart à la hausse et donne une bonne claque à la Fed
Le QE2 cafouille et les obligations américaines à 10 ans et 30 ans baissent.
Ceci signifie que les rendements montent ce qui est bien embêtant car le but du QE2 est justement de faire en sorte que les taux restent bas !
Au risque de me répéter, je vous rappelle que le QE2 a comme seul et unique objectif de racheter des obligations pour faire croire qu’il existe une véritable demande et pouvoir émettre à des taux d’intérêts ridicules.
Comme alibi, la Fed dit qu’elle VEUT de l’inflation. Pour cela elle est prête à imprimer des billets.
Le public gobe, il pense qu’inflation = hausse des prix ET des salaires. Il n’aura que la première partie du programme, bien évidemment…
Il n’y aura pas d’inflation, tout au moins chez nous. Il n’y aura que la hausse des prix et la perte de pouvoir d’achat.
De l’autre côté de l’Atlantique, on s’attend à la hausse des prix.
D’ailleurs, l’argent métal — l’or du pauvre — est une excellente mesure de ce sentiment. Il a progressé fortement et les émetteurs de certificats adossés à l’argent ont récemment rentré près de 500 tonnes d’argent dans leurs coffres. Il semblerait bien qu’en Asie aussi, l’argent soit en voie de remonétisation…
2 - Du côté européen : l’or se fâche aussi
Tout le monde s’est empressé au chevet de l’Irlande…
L’Allemagne — pourtant si radine lorsqu’il s’était agi de la Grèce — a fait preuve de compassion. Même le Royaume-Uni — qui déteste l’euro — a rapidement mis la main à la poche.
C’est que voyez-vous, bien que nos gouvernants nous jurent la main sur le coeur qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter pour la petite Irlande, elle pourrait faire plier deux banques zombies sauvées de la Crise I : l’allemande Hypo Real Estate et la britannique Royal Bank of Scotland.
Voilà pourquoi l’or s’est rapproché de son ancien record atteint en mai dernier lors de la crise grecque. Avant de finalement se replier.
3 – Parallèlement, la course à la dévalorisation des monnaies continue, encore et toujours…
Dans l’état actuel du développement de la Crise II – celle des obligations souveraines – nous avons :
- D’un côté la Chine, qui augmente ses taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation.
Cette inflation est engendrée chez elle par un afflux massif de dollars fraîchement imprimés. Merci Ben !
L’augmentation des rendements obligataires américains (qui nous signale que les gens vendent leurs bons du Trésor) et les flux de capitaux entrants sur les marchés des pays émergents et des matières premières nous indiquent que les liquidités sont bien parties en Asie.
- De l’autre les Etats-Unis, qui inondent le monde de papier-monnaie pour faire baisser le dollar et dont l’économie ne veut pas repartir.
Tout ceci sent le roussi…
Nous continuerons donc d’appliquer notre stratégie gagnante, inchangée depuis des mois :
1 – maintenir nos positions sur l’or et renforcer sur repli
2 – Investir dans les minières, ce qui nous a très bien réussi jusqu’ici
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